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La taille du gouvernement sous Duplessis

mercredi 24 février 2010 · Comments



Voici l'évolution de taille du gouvernement provincial seulement (municipalités et fédéral exclu)en fonction du Produit National Brut entre 1946 et 1960.

Source:
Annuaire Statistique du Québec, Ministère du Commerce et de l'Industrie, 1961, page 610
Annuaire Statistique du Québec, Ministère du Commerce et de l'Industrie, 1951-1952, page 228
Tableaux Types des Comptes Économiques du Québec 1946-1968, Ministère du Commerce et de l'Industrie, 1968, page 34

La panique de 1819

samedi 14 mars 2009 · Comments

Le Minarchiste Québécois en a parlé dans le passé, mais ca n'a pas crée tant d'attention que cela. Il faut admettre que remonter à 1819 n'est pas la passion que des historiens, mais la récession de 1819 est intéressante à analyser.

Une série d'échecs de banque avait entamé la crise, mais le Président James Monroe a décidé d'être fidèle aux principes de la constitution américaine et n'est pas intervenu du tout dans le fonctionnement de l'économie préférant plutôt la discipline fiscale et la confiance dans le libre marché. Il a refusé aux demandes pour plus de protectionnisme, un endettement accru et des vagues de dépenses publiques.

Rapidement, la crise fut résolue et la croissance est réapparue vers 1822. En fait, c'est intéressant de voir qu'une récession pour l'époque n'a duré que 3 ans alors que certaines récessions comme celle de 1873 avait duré jusqu'en 1879. Si on regarde vers le livre Open World de Philipe Legrain, on remarque que plusieurs pays dont l'Allemagne, la France et les États-Unis ont fait chemin arrière et ont abandonné leur attachement au libre-échange et ont tenté de cibler des industries nationales qui avaient besoin d'aide.

Correction en cours

samedi 7 mars 2009 · Comments

Le bloggeur Mark J.Perry publie ce graphique intéressant qui montre que les entreprises commencent à réduire leurs plans de congédiement et de restructuration et que la majorité des réductions se sont déjà déroulées, ce qui pourrait probablement indiquer que l'économie ne peut que remonter à partir d'ici.

Si c'est le cas, cette récession aura été aussi courte que les dernières. Alors pourquoi toute la panique? C'est vrai, j'oubliais on gagne pas des élections en étant rationnel...

Secteur Manufacturier

mercredi 25 février 2009 · 2 commentaires

Mon collégue Antagoniste en parle sur son blogue On remarque que les entreprises du secteur manufacturier produisent plus avec moins de travailleurs au Canada, ce qui implique une meilleure productivité. Mais l'économiste Mark J.Perry de Michigan State University poste des chiffres qui montre que la même tendance se produit aux États-Unis malgré qu'il utilise des indicateurs différents de ceux de Antagoniste :
Antagoniste parle de destruction créatrice (concept développé par Schumpeter), Perry lui l'illustre avec la citation suivante :

It's a lot like the trend in agriculture that took place starting in the 19th century. We produce more and more food every year with fewer and fewer farm workers, due to increases in productivity. Instead of bemoaning the loss of manufacturing or farm jobs, we should be celebrating the increasing productivity of the American worker!

Au marché...

jeudi 5 février 2009 · Comments

Les gens sont intelligents et découvrent des manières de satisfaire leurs besoins. Un nouvel exemple que j'ai trouvé est celui des ampoules en Union Soviétique.

Les ampoules dans les bureaux du gouvernement étaient fréquemment remplacées mais étaient indisponibles aux consommateurs en général. Toutefois, les employés dans les bureaux du gouvernement pouvaient acheter des ampoules déjà brûlées ou presque brûlées. Ces ampoules seraient donc substituées pour celles qui fonctionnent dans les bureaux du gouvernement. Les employés obtiennent ainsi des ampoules à un prix "de marché". Par la suite, les employés de maintenance remplaçaient les ampoules brûlées par des nouvelles et revendaient les ampoules brûlées sur le marché.

Fascinant...

Toujours si honteux?

samedi 31 janvier 2009 · Comments

C'est vrai, les bonus sont toujours en croissance sur Wall Street, mais je pense que les actionnaires vont commencer à se fâcher - à moins qu'ils ne soient en train de récompenser les dirigeants pour les bailouts qu'ils ont eu et les lobbyistes qu'ils font placer au secrétariat du Trésor.

Toutefois, je pense que c'est plus une habitude malsaine qu'on a de détester les marchés financiers parce qu'ils sont parfois difficile à comprendre. C'est un peu un sport national aprés le hockey; critiquer la finance. Tant qu'à faire, on jettera dans le même sac les dirigeants d'entreprises qui encaissent des millions.

C'est facile de détester quelqu'un qu'on ne voit pas souvent faire ce qu'il fait de mieux. Dans le cas des financiers(utilisons ce terme général), ceux-ci offrent du capital qui n'est pas utilisé pour des gens qui veulent le faire fructifier pour tirer des plus grands revenus. C'est ce qui fait marcher la croissance économique...

Mais ça on le voit pas et on critique les méchants spéculateurs et financiers. Toutefois, quand on regarde les salaires des dirigeants et qu'on les compare avec les artistes, les différences sont minimes.

Mais tout le monde aime les artistes, ils sont gentils eux. Ils sont pas comme ces méchants dirigeants d'entreprises et financiers...

How good we have it...

vendredi 26 décembre 2008 · 3 commentaires

Alors que certains prétendent qu'une nouvelle Grande Dépression est à nos portes, je me permet de faire des rappels à ces oiseaux de malheur que si il est vrai que la situation est grave, il est normal que l'économie se contracte parfois pour tuer les entreprises inefficaces et permettre une meilleure utilisation des travailleurs, du capital et des idées. Il faut cesser de s'énerver et cesser de bloquer les mécanismes de marché qui permettent la correction (les prix). Mais bon, certains de ses oiseaux de malheur pense qu'il faut revenir (un peu comme l'extole le groupe nationaliste Mes Aïeux) à des valeurs plus traditionelles comme avant l'arrivée du capitalisme, de la mondialisation, de la télévision couleurs, du cable, de l'internet et de l'iPod.

Ce qui est drôle, c'est que plusieurs personnes pensent que la vie était meilleure au début du siècle. Plusieurs sous-estiment la croissance économique depuis 1900 pensant que la qualité de vie n'a augmenté d'un ordre de 50% à 200%, alors que nous avons vu une multiplication par cinq de notre qualité de vie. Jusqu'aux années 1950 aux États-Unis, la malaria était encore un probléme dans les États du sud (notamment l'Alabama et le Mississipi) et la sous-alimentation était encore un fléau gigantesque. Depuis 1900, il est presque impossible d'estimer la hausse de la qualité de vie (de 1900 à 2000, il s'agit du siècle de l'histoire de l'Humanité dans lequel la qualité de vie a augmenté le plus rapidement à un rhytme exponentiel) parce qu'elle s'est illustrée sur tous les plans ; éducation, santé, qualité de vie, accés aux biens et services, nouvelles technologies, psychologie etc.

Il est facile d'oublier cela quand nous sommes nés alors que l'ordinateur portable devenait une réalité (et non pas seulement le fantasme d'un ingénieur), mais nous prenons des choses pour acquis. Un bel exemple de cela est la magnifique série rendue public par PBS aux États-Unis qui demande à des familles de se transplanter dans la vie du Montana à la fin du 19ème siècle. Il est fou de constater comment plusieurs idolâtrent la vie agricole loin de la société moderne. Pendant la série, une femme demande aux producteurs si elle peut accoucher de son enfant comme une femme du Montana en 1883 ne réalisant pas le danger gigantesque qu'elle fait courir à son enfant. Elle se rend vite à l'évidence, l'iddyle présentée par les apôtres de la simplicité volontaire n'est pas au rendez-vous. Pourquoi?

Tout simplement parce que la vie était dure dans ces temps là. L'eau potable de qualité était un mythe, l'alcool faible était la boisson de choix même pour les enfants. L'hygiène était limité à des lavages faciaux sur une base irrégulière et les bains étaient une occassion qui se présentait à un rhytme mensuel. La journée durait une douzaine d'heure et c'était du labeur difficile qui demandait des efforts considérables pour très peu de rendements. Les repas consistaient de quelques ingrédients routiniers avec peu de nutriments, vitamines et minéraux nécessaires pour lutter et prévenir plusieurs maladies rendues ridicules de nos jours (combien de morts du scorbut en 2008?). Tout cela combiné ensemble résultait en une espérance de vie dépassant difficilement la quarantaine ou la cinquantaine d'années dépendant des régions. Et nous sommes toujours aux États-Unis là. Rien d'iddylique dans la vie du passé, le présent est de loin supérieur.

Alors, je comprend que la crise financière rend certaines âmes mal à l'aise, mais l'amélioration de notre qualité de vie ne passe pas par un "retour dans le passé à des valeurs traditionelles".

Au sujet du bailout

vendredi 19 décembre 2008 · 1 commentaires

Très simplement, il me semble que quand on subventionne quelque chose c'est pour obtenir une quantité plus grande que celle que le marché fournit. Donc si on subventionne les trois grandes entreprises automobiles qui échoue et sont incapables de faire un profit pour le même volume de vente que leurs compétiteurs étrangers, on demande à avoir plus d'échec au lieu d'encourager les gagnants.

Au final une subvention pour des entreprises moribondes incapables de faire face à la compétition, c'est une taxe implicite sur les concurrents qui performent.

On subventionne l'échec et on taxe la réussite...drôle de philosophie économique

Quand les médias ont un agenda

jeudi 27 novembre 2008 · 2 commentaires

C'est la fin du monde clâment t'ils, les marchés financiers s'écroulent et ca entraîne le géant américain General Motors qui va devoir licencier des centaines de milliers d'Américains.

En premier lieu, toute aide à GM (ou aux deux autres) revient à taxer implicitemment les autres entreprises qui ont crées des automobiles que les Américains voulaient acheter.

En second lieu, depuis des décennies les grandes entreprises automobiles des États-Unis ont reçues des tonnes de subventions et elles sont toujours en difficulté.

Plusieurs économistes, pundits, avocats et compagnies sortent contre le bailout. En fait, un sondage indique que 49% des Américains sont contre un ''bailout'' et 47% sont en faveur.

Toutefois, les médias ont pris position en faveur du bailout avec 42% ''d'experts'' en faveur du bailout contre 19% pour. La balance étant surtout des politiciens démocrates et républicains venus encoruager les 42% d'experts en faveur. Que d'objectivité de la part des médias.

Comment améliorer (relativement) la compétitivité du Québec

lundi 17 novembre 2008 · Comments

Il existe une alternative à toutes les idées de réforme de l'État, de privatisations, de déréglementation et de libéralisation que moi et Bryan mettons de l'avant pour améliorer la compétitivité du Québec.

En fait l'alternative est très simple. Les syndicats, l'Union des Producteurs Agricoles, les Fédérations Étudiantes et Associations communautaires sont les premières à déclarer que face à la Chine, l'Inde et les autres pays émergents, nos secteurs primaires et secondaires ne peuvent pas compétionner. La raison selon eux serait le cheap labour dans ces pays. Donc ils se plaignent de la condition des travailleurs en Chine qui sont du cheap labour(c'est quoi l'alternative à être dans une shop?) et de la compétition ''injuste''(pourquoi c'est injuste qu'ils aillent des emplois qui paient mieux qu'être agriculteur?) qui met les Québécois dans la rue (je fais de l'exagération-type d'un syndicaliste là).
La solution est la suivante. On fait que les syndicalistes deviennent un bien (pas un service c'est clair) exportable. On pourra donc exporter des syndicalistes en Chine. Pendant qu'ils sont en Chine, ils vont faire augmenter le salaire industriel moyen de manière artificielle et donc réduire la productivité de la Chine(et ralentir de facto son développement). Ainsi, comparativement à la Chine, le Québec deviendra plus compétitif et pas besoin des toutes les idées chiantes que moi et Bryan mettons de l'avant.
On sera pas plus riche, mais on aura l'air moins pauvre.
NOTE : J'ai décidé de poster ce truc suite à une discussion avec un bon ami de Québec qui ne cesse de m'amuser.

La fin de la grande dépression

jeudi 13 novembre 2008 · Comments

Tout le monde dit que la Grande Dépression a été résolue par la seconde Guerre Mondiale, peu importe si la maniére de mesurer le PIB dans cette situation est questionnée. Personellement, je n'ai jamais acheté cette explication que la Seconde Guerre Mondiale a "relancée'' l'économie surtout avec l'ensemble de réglementations et de contrôle sur le capital mis en place par le Président Roosevelt. Il semble que le bloggeur Tyler Cowen n'absorbe cette niaiserie et utilise une étude récente pour questionner le rôle de la guerre (et donc d'une hausse des dépenses gouvernemetnales pour expliquer la reprise économique) :

We examine whether local economies that were the centers of federal spending on military mobilization experienced more rapid growth in consumer economic activity than other areas. We have combined information from a wide variety of sources into a data set that allows us to estimate a reduced-form relationship between retail sales per capita growth (1939-1948, 1939-1954, 1939-1958) and federal war spending per capita from 1940 through 1945. The results show that the World War II spending had virtually no effect on the growth rates in consumption that we examined.

La littérature est - je l'admet - divisé à ce sujet. Néanmoins, je suis considérablement sceptique des effets de politiques fiscales dans la "reprise" (je déteste ce mot) économique. Aprés tout, plusieurs des pays auquel la Banque Mondiale a recommandé d'utiliser les politiques fiscales d'une manière très keynésienne ne sont plus vraiment mentionnés ( comme des réussites, alors que celles que la Banque Mondiale dénigrait (Hong Kong, Taïwan, Corée du Sud) ont fini par réussir. Par ailleurs, aprés la fin de la Guerre en Allemagne de l'Ouest les forces alliés d'occupation avait tenté un ensemble de mesures keynésiennes pour relancer l'économie, mais ce n'est qu'avec la libéralisation des prix de Ludwig Erhardt (abolition du contrôle des prix) que l'économie Allemande a pu accomplir son miracle de l'aprés-guerre. Tout un exploit considérant la destruction vécue en Allemagne aprés la Guerre. La reprise économique par les politiques fiscales trouve peu d'exemples dans l'histoire économique.

L'ironie de Jean Charest

vendredi 7 novembre 2008 · 5 commentaires

Bon, là vous allez me laisser des roches, mais je suis contre toute hausse du salaire minimum. Le salaire minimum est une politique publique qui rigidifie le marché du travail et qui discrimine les travailleurs peu qualifiés ou qui reviennent sur le marché du travail aprés un long départ. Parce que les employeurs refusent tout simplement de les employer au prix fixé. Alors ces gens se retrouvent sans emploi et sans opportunité de gagner de l'expérience qui augmenterait leurs salaires.

Le professeur David Neumark et l'économiste William Wascher ont analysé plus d'une centaine d'études couvrant 20 pays sur les dernières 15 années et arrivent à la conclusion que l'écrasante majorité de celles-ci confirment que plus on hausse le salaire minimum, plus on fait baisser le niveau de l'emploi (lire : hausse du chomâge). D'ailleurs, les économistes Keith Godin et Milagros Palacios estiment que le salaire minimum moyen de 2003 à 2007 en pourcentage du PIB per capita est le deuxième plus élevé des 60 États et provinces de l'Amérique du Nord.

Je sais, ce n'est pas populaire de critiquer le salaire minimum. Néanmoins, la conclusion est que plus le salaire minimum est élevé, plus le chomâge augmente.

Ce qui est très ironique venant de l'homme qui veut créer des emplois pour l'économie!

Mario Dumont veut inciter l'expansion du crédit... [MAJ de Bryan]

lundi 3 novembre 2008 · Comments

Voici l'idée la plus ridicule que j'ai jamais vu de la part de Mario Dumont (Bryan, tu dois ajouter ton commentaire sur ca):
Mario Dumont a précisé à La Presse que les gens de la classe moyenne recevraient
un crédit d'impôt de 50% sur les intérêts hypothécaires
Voici le même type de mesure qui a contribué à générer la crise financiére actuelle. Il s'agit tout simplement d'une manipulation des prix (un taux d'intérêt est un prix) qui modifie artificiellement les comportements. Une telle intervention inciterait les consommateurs et les institutions à prendre des risques qui ne sont pas justifié et qui générerait une expansion du crédit qui ne suit pas la croissance économique. C'est le même type de distorsion qui fut crée aux États-Unis avec le Taxpayer Relief Act passé sous Clinton pour inciter les gens à obtenir du crédit pour des maisons alors que leur dossier de crédit ne justifiait peut-être pas une telle acquisition. À la limite, je préférerai l'idée de contrôler les intérêts hypothécaires par décret (idée certes stupide) à cette manipulation des prix.

[MAJ de Bryan]:

Je ne connais pas les détails de cette proposition, mais à première vue, je suis en accord avec Vincent, c'est débile. Pourquoi le gouvernement devrait-il subventionner l'achat d'une maison d'un particulier? Nous pourrions débattre de ce point, notamment pour les familles. Deuxièmement, est-ce que Dumont chiffre le coût d'une telle politique? Car il me semble que subventionner à 50% est énorme. Finalement, je suis presque sûr que l'effet principal de cette politique sera d'augmenter le prix des maisons car il y aura encore plus de demandes (les gens qui n'auraient pas pu payer 100% des intérêts) ou alors ceux qui auraient pu et vont en profiter pour acheter une maison plus grande, plus belles et donc plus chères. De plus, si je me fais remboursé 50% de mes intérêts, voilà un bel incitatif à rembourser ma dettes plus lentement et donc à m'exposer à davantage de risques en cas de crise.

Une politique publique doit être évaluée par rapport à ses objectifs. En l'occurrence ici, aider l'achat d'une maison. Mais cela risque fort de se transformer en subventionnement de garage double pour la classe moyenne...

George Bush n'est pas un adepte du libre marché

· 1 commentaires

Non, je n'invente pas. En fait, sous George Bush la taille de l'État Américain a en fait grossie et les dépenses ont augmenté à un rhytme effréné alors que c'était les démocrates qui avaient réussis à équilibrer les dépenses (avec un Congrés Républicain). Par ailleurs, sous George Bush nous avons des dépenses de plus en plus grandes pour les institutions de réglementation financiéres et économiques. Mais les mythes persistent (malgré qu'ils sont faux) comme le dit le président du département d'économie à l'Université George Mason;

But popular history will almost surely remember Bush, not as a second FDR, but as a second Herbert Hoover. The myth will be made that Bush was a staunch free marketeer who was succeeded in the Oval Office by a charismatic saint whose hyperactive interventions saved the economy (even though precious little evidence of economic salvation will appear in the data). History will forget Bush's interventions just as it has forgotten Hoover's - as it has forgotten that Hoover signed the largest tariff hike in U.S. history; as it has forgotten that Hoover tried to create jobs by deporting hundreds of thousands of Mexicans; as it has forgotten that Hoover signed the Emergency Relief and Construction Act, the Federal Home Loan Bank Act, and created the Reconstruction Finance Corporation; as it has forgotten that, with the Revenue Act of 1932, Hoover raised the top marginal tax rate on personal incomes from 25 percent to 63 percent (in addition to raising the corporate-tax rate).

History will repeat itself, blaming capitalism for a problem caused and intensified by government interventions.

Donald J.Boudreaux

Le gouvernement doit t'il intervenir?

mercredi 29 octobre 2008 · Comments

Dans son post sur les gouvernements minoritaires et les mandats forts, Bryan met en doute la désirabilité de l'intervention économique dans l'actuelle crise. Je présume que Bryan pourra faire un ajout à ce post pour préciser sa pensée, mais je vous donne la mienne :

Le gouvernement Québécois n'a aucun pouvoir significatif pour atténuer les effets des difficultés économiques et même si il en avait, ca ne serait pas désirable.
Commençons par la fin, la crise des supbrimes (ou credit crunch) aux États-Unis est dûe particuliérement au gouvernement qui a trouvé, sous l'administration Clinton, milles et unes réglementations (qui entraînent des distorsions économiques au niveau de la valeur et des prix) pour stimuler le taux d'individus possédant des maisons. Pour un moment, la mesure a marché faisant passer le taux de 62% des Américains à 69%, mais le tout s'est fait sur des véhicules comme les subprimes qui permettaient d'éviter aux banques seules d'avoir les risques mais a réparti le tout sur le systéme financier.

À tout cela il faut ajouter le fait que Fannie Mae et Freddie Mac étaient des GSE (government sponsored entreprises) qui contribuaient à génerer la crise actuelle qui n'auraient jamais dûes être sauvées comme il a été fait (ou du moins, elles auraient dûes être réformées bien avant).

Finalement, un ensemble de mesure fiscale (notamment une plus grande exemptions de gains en capital pour l'achat d'une maison) ont été mises de l'avant contribuant aussi à la crise. La crise a été générée par des gouvernements en premier lieu et vous avez assez confiance en eux pour qu'ils réparent leurs dégâts?

D'ailleurs, en situation de crise comme celle-ci, il est préférable de laisser les prix agir de maniére à réallouer les ressources plus efficacement et se réadapter aux nouvelles réalités. Empêcher les marchés de s'adapter en éliminant les joueurs moins performants et en gardant ceux qui ont su faire des bons choix, c'est se tirer dans le pied.

Maintenant, quant aux pouvoirs du gouvernement du Québec, je suis bien sceptique. Le déficit zéro n'existe toujours pas comme moi et Bryan l'avons souligné dans La Presse ce samedi, le gouvernement n'a engrangé aucun surplus pour les jours mauvais. Prenons, pour balise, la proposition du leader adjoint de l'ADQ qui pense que l'État a environ 1 milliard de dollars(qui existent déjà, alors pas besoin de taxer plus ou de s'endetter ou même de têter le fédéral) qu'il peut redistribuer aux acteurs économiques (et non pas par des baisses d'impôts) dans le but de stimuler la croissance économique. Voici un montant qui excitera sûrement tous les lobbys du Québec qui iront têter l'État avec des études en main pour prouver que leur industrie est celle qui pourra contribuer le plus à la croissance économique. Toutes des industries qui pourrait survivre sans aucune subventions et qui sont surtout déjà en difficulté, non pas à cause du marché, mais à cause de leur propre capacité à s'adapter aux nouvelles réalités économiques (forestiéres, secteur textile, alumineries). Je juge donc indésirable de briser le vieil adage qui veut que toute entreprise qui réussit n'a pas besoin d'aide.

Par ailleurs, si telles subventions seront attribuées, l'effet sera t'il véritablement bénéfique? Parce que je fais l'hypothése que le gouvernement ne sait pas choisir les gagnants (comme il a choisi d'aider le secteur manufacturier dans les années 1980).

Alors non, le gouvernement du Québec devrait juste être prudent dans ses choix et peut-être démarrer quelques petites réformes quant au marché du travail, au climat d'investissement, la fiscalité etc.

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Scientifiquement justes, politiquement incorrects

Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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