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HDI et liberté économique

mercredi 14 octobre 2009 · Comments

David Gagnon nous montre le lien entre le niveau de développement économique et le niveau de libertés économiques. En soit, l’indice des libertés économiques nous est présentée face au niveau du PIB per capita. Cependant, puisque les gauchistes accusent souvent cette figure de ne pas répresenter d’autres points, j’ai décidé de comparer avec l’indice favori de la gauche : le Human Development Index(HDI). Cet indice est un composite du revenu, de l'espérance de vie et du niveau d'éducation.

J'ai donc classé en ordre croissants les pays selon leurs rangs dand l'indice des libertés économiques. Par la suite, je leur ai assigné leur HDI respectifs et je les ai divisé en quintiles. Voici le résultat :


Le HDI n’est pas un outil que j’aime utiliser fréquemment. Néanmoins, il admet que le sous-développement n’est pas un manque de revenu mais un manque de capacités. Plusieurs à gauche interprètent cette carence notamment par le manque de services publics de santé et d’éducation. Toutefois, il peut dénoter aussi l’absence de libertés économiques (notamment d’institutions qui assurent la protection de la propriété service). Par exemple, un niveau élevé de réglementations dans un système avec une faible institution policière peut susciter énormément de corruption. Cela peut empêcher certains individus de développer la capacité de se développer.

Certains disent qu'il y a aucune convergence économique globale au cours du 20ème siècle. Seulement des convergences entre groupes de pays particuliers. Cependant, il y a eu convergence globalement pour le HDI. Nicholas Crafts estime que le coefficient Gini de l’espérance de vie(une composante du HDI) s’est rapproché de zéro considérablement (plus d’égalité : le papier est verrouillé sur la bibliothèque, je peux vous le fournir par courriel sur demande) et que c'est dû principalement à la mondialisation. Ainsi, à certains égards, le monde est maintenant plus égalitaire qu’auparavant. Je pense qu'on peut donc postuler l'hypothèse que davantage de libertés économiques ont contribué à un monde plus égalitaire. Peut-être Friedman avait t-il raison en disant qu’un pays qui choisit la liberté comme outil de développement risque d’avoir une plus grande d’égalité et de liberté qu’un pays qui choisit l’égalité pour commencer?

Hey, it's ok to rent!

lundi 23 mars 2009 · 1 commentaires

Récemment, j'ai eu un échange avec une amie au sujet des maisons et de l'acquisition de celle-ci. Mon amie me disait que la maison c'est un investissement alors qu'un appartement c'est jetter de l'argent par les fenêtres. Mais pourquoi est-ce le cas?

Après tout, l'acquisition d'une maison avec un hypothèque implique de payer un loyer; un loyer sur le capital emprunté pour payer la maison. Une maison qui coûte 100,000 peut finir par coûter considérablement plus.

C'est vrai, vivre dans une maison c'est un investissement puisque la maison devient du equity en fonction des prix du marché puisque c'est un actif qui peut prendre de la valeur. Mais c'est aussi un risque puisque des fois, les prix des maisons peuvent descendre(duh!).

En sus, il faut voir aussi qu'une maison peut être une liabilité. En tant que locataire, tout l'entretien ne repose pas sur vos épaules et donc il y a peu de coûts imprévisibles pour un locataire d'appartement ou de loft. En sus, une maison est quelque chose d'assez fixe et difficile à liquider ce qui limite davantage la mobilité individuelle des travailleurs. De manìère intéressante, l'économiste Andrew Oswald de l'Université de Warwick dans un papier du National Bureau of Economic Research (disponible ici en version légère) avait constaté qu'il existait une relation très forte entre un taux de propriété élevée et un taux de chômage plus grand. C'est parce que la maison sert d'attache très forte qui limite la mobilité de la main d'oeuvre.

Je ne fais pas un plaidoyer contre la propriété de maisons, bien au contraire, je questionne seulement cette mentalité de vouloir une maison à tout prix. Surtout, je questionne la sagesse de vouloir encourager par une multitude de mesures (comme des déductions de taux d'intérêts, considérations comme gains en capital et réglementations du crédit) un taux de propriété de maison plus grand.

Après tout, ce sont des politiques interventionnistes du gouvernement américain qui visaient à augmenter le homeownership qui ont contribué à créer la crise financière actuelle.

The Car and the Market

mercredi 18 février 2009 · 1 commentaires

Au cours des années 1950, Ford a tenté l'automobile qui devait être la révolution automobile du siécle. Des mois de campagne médiatique, un suspens intense et quel fut le résultat? La Ford Edsel, le plus grand flop commercial de l'industrie automobile. Les attentes étaient trop hautes, la qualité ne justifiait le prix et personne n'a acheté!

Quelle a été la leçon pour Ford? Face à la compétition, Ford a été obligé de se discipliner et réaliser que si on veut faire des profits, il faut produire quelque chose que les gens veulent. Le résultat? La Mustang et la Taurus qui ont été adoptées par les consommateurs par la suite.

Maintenant, au lieu de laisser les entreprises automobiles apprendre (ou échouer pour que d'autres reprennent les ressources), on décide de les subventionner et de les sauver pour qu'elles produisent d'autre citrons que personne n'achéte et sur lesquels, ils sont quand même incapables de faire un profit...

Quelque chose à ajouter, à moins que vous ne vouliez parler de la Buick Reatta...

Plaidoyer pour la mondialisation

dimanche 15 février 2009 · 1 commentaires

Alors que le protectionnisme semble effectuer un retour, l'économiste Jagdwish Bhagwati nous fait un rappel sur les bénéfices du libre marché :

Encore le Japon

vendredi 6 février 2009 · Comments

J'y reviens sans cesse, mais le Japon est toujours clairement le meilleur exemple de l'inefficacité des grands paquets fiscaux pour relancer l'économie.


Dans un article à caractère humain, Martin Fackler du New York Times approche la question des dépenses fiscales au Japon au cours des années 1990. Il le fait avec brio et l'article est d'une qualité époustouflante.

Le pont Hamada Marine Bridge a été construit dans les années 1990 dans une petite ville de l'ouest du Japon. Le but était de stimuler l'économie. Maintenant, ce pont est souvent vide et inutilisé.

Toutefois, pour une multitude de projets similaires, le Japon a contracté la plus grosse dette publique des pays industrialisés. La dette totalise 180% d'une économie de 5.5 billions de dollars(aux prix du marché). Les résultats ont été décevants. L'économie a cru plus lentement que celles des pays de l'OCDE. Le Japon a manqué sa chance de dépasser les États-Unis sur le plan économique. La reprise n'a commencé qu'avec les efforts de Junichiro Koizuimi et ses tentatives de libéralisation (notamment des postes et des échanges).

Pourtant, des économistes continuent de croire qu'il s'agit d'un succés même si la majorité des experts japonais (mentionné dans l'article de Fackler) sont d'avis qu'il s'agit d'un échec retentissant.

Pendant ce temps...

· 2 commentaires

...à Dublin, le gouvernement de Brian Cowen maintient qu'il faut assurer une discipline fiscale et décide donc de tout faire pour éviter un déficit et une compression des dépenses est donc en cours. La même chose s'applique à Varsovie avec le gouvernement Polonais qui sabre massivement dans les dépenses.

Le cas de l'Irlande est intéressant. Une petite économie ouverte et libéralisée, l'Irlande est assujettie aux tendances internationales et posséde un pouvoir limité d'influence. Considérant le haut degré d'ouverture économique du pays, des subventions à des industries exportatrices consisterait à subventionner la consommation ailleurs et donc le "stimulus" perd de l'efficacité. À mon avis, l'Irlande ressemble considérablement au Québec quant à l'ouverture économique et il est clair qu'un grand déficit comme celui que Jean Charest évoque serait probablement peu efficace, voire néfaste. La seule certitude qu'on aurait face à un tel déficit, c'est que la dette augmentera.

Cet argument quant à l'ouverture économique s'ajoute à mon scepticisme quant à l'efficacité des plans de relance par investissement dans les infrastructures. Je ne crois pas non plus à l'effet des baisses d'impôts temporaires(elles doivent être permanentes et accompagnées de coupure dans les dépenses) et je ne crois surtout pas aux subventions à des secteurs particuliers pour stimuler l'emploi.

Protectionnisme culinaire...

jeudi 5 février 2009 · Comments


Le libre-échange nuirait à la culture culinaire? Les pâtes viennent pas d'Italie originellement. Les patates ont été introduites en Irlande après les voyages de Sir Walter Raleigh. Le chocolat suisse est fait en Suisse, mais l'origine du chocolat se trouve en Amérique latine. Mon thé, le English Breakfast, est arrivé de l'Inde. La culture culinaire Italienne qui est construite par l'importation d'autres éléments culinaires a aussi été exporté (et ensuite adapté) partout dans le Monde.

Comme le dit si bien le bloggeur Mark Ashley :
There is no cuisine on earth (excepting perhaps the culinary culture of “lost tribes” of the Amazon, which really aren’t lost), which hasn’t been affected by the exchange of knowledge, experience, goods, and services between cultures. From the Silk Road to modern globalization, national cultures and cuisines have always been affected by others.

Au marché...

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Les gens sont intelligents et découvrent des manières de satisfaire leurs besoins. Un nouvel exemple que j'ai trouvé est celui des ampoules en Union Soviétique.

Les ampoules dans les bureaux du gouvernement étaient fréquemment remplacées mais étaient indisponibles aux consommateurs en général. Toutefois, les employés dans les bureaux du gouvernement pouvaient acheter des ampoules déjà brûlées ou presque brûlées. Ces ampoules seraient donc substituées pour celles qui fonctionnent dans les bureaux du gouvernement. Les employés obtiennent ainsi des ampoules à un prix "de marché". Par la suite, les employés de maintenance remplaçaient les ampoules brûlées par des nouvelles et revendaient les ampoules brûlées sur le marché.

Fascinant...

Quelle déréglementation?

jeudi 15 janvier 2009 · Comments

Walter Williams nous le demande...

The Federal Register, which lists new regulations, annually averaged 72,844 pages between 1977 and 1980. During the Reagan years, the average fell to 54,335. During the Bush I years, they rose to 59,527, to 71,590 during the Clinton years and rose to a record of 75,526 during the Bush II years. Employees in government regulatory agencies grew from 146,139 in 1980 to 238,351 in 2007, a 63 percent increase. In the banking and finance industries, regulatory spending between 1980 and 2007 almost tripled, rising from $725 million to $2.07 billion.

So here are my questions: What are we to make of congressmen, talking heads and news media people who tell us the financial meltdown is a result of deregulation and free markets? Are they ignorant, stupid or venal? What kind of assumptions do politicians and news media make about the intelligence of Americans to expect us to buy the idea that our current mess results from deregulation and free markets? I do not find that assumption flattering.

Que le coupable se léve...

mercredi 14 janvier 2009 · 1 commentaires

...dit John Taylor du National Bureau of Economic Research, l'auteur de la régle de Taylor au sujet des cibles d'inflation par les banques centrales. Le coupable est accusé d'avoir assurer la survie de bases financières de faible qualité, d'avoir encourager le risque inutile de la part des banquiers, financiers et investisseurs et d'avoir encourager le "boom" qui a précédé l'éclatement de la bulle.

Que l'État se léve...

The Gateway Drug

lundi 22 décembre 2008 · Comments


Je ne rigole pas, l'industrie automobile a reçu dans le passé des cadeaux gigantesques comme une garantie de prêts de 1 milliard (une somme énorme) en 1979 et avait aussi réussi à convaincre le gouvernement de l'époque(Reagan) de faire passer les restrictions d'exportations volontaires au Japon (qui acceptait ainsi de forcer ses entreprises à exporter moins). À tout cela, on peut ajouter les subventions, tarifs, quotas, réglementations nationales, normes de sécurité nationale etc.

Tout cela à l'époque ou General Motors passait de prés de 16% du marché américain à 9.6% alors que les importations d'automobiles doublent (avec 80% qui proviennent du Japon). Plus la compétition se faisait féroce, plus on intervenait pour les aider.

Mais quand le gouvernement a accordé son aide pour la première fois, les acteurs économiques (syndicats et entreprises) ont réalisé qu'il y avait une rente à capturer. Ainsi chaque difficulté était perçue comme une opportunité de faire une recherche de rente auprés du gouvernement. Pensons aux milliards dépensés pour lobbyer le Congrés Américain ou le Parlement Canadien(parce que ca se fait ici aussi par ailleurs).

Chaque fois qu'une difficulté apparaît qui devrait permettre soit une modernisation de l'entreprise soit sa mort (ce qui est parfois souhaitable), on lobbye le gouvernement. Toutes ces interventions s'empilent et le temps passe et quand l'inévitable arrive - la compétition (comme la nature) trouve toujours un chemin - le tout est encore plus pénible.

Cet interventionnisme est un gateway drug très dangereux et présentement, tout le monde se rue pour aider des industries comme l'automobile, mais un jour ca sera encore plus pénible. Ces industries péricliteront inévitablement grâce à la compétition qui génére des nouveaux produits plus efficaces, moins dispendieux et plus utiles. C'est tout à fait normal comme processus, il s'agit d'une destruction créatrice. Quand X mourrera parce que Y aura réussi à faire plus avec moins, Y pourra reprendre les ressources de X et les allouer de manière plus productive. Bloquer ce mécanisme normal des marchés peut retarder l'inévitable, mais lorsqu'il survient il est maintes fois plus pénible.

Non mais ferme la!

dimanche 21 décembre 2008 · 5 commentaires

Le président sortant, George Bush avait ceci à dire :

«J’ai abandonné les principes du marché libre pour sauver le système de marché
libre.»
Non mais tu ne les a jamais eus! Sous Bush le surplus de Bill Clinton s'est transformé en déficit et des coupures d'impôts temporaires(!) qui n'ont rien changées à cause que les attentes des acteurs étaient assez rationelles pour voir qu'elles expireraient un jour. Des dépenses massives dans un ensemble de programmes sociaux mal conçus, des réglementations massives sur le monde de la finance (Sarbanes-Oxley, accés au crédit, réglementation sur l'acquisition de maisons). Les plus gros Farm Bills de l'histoire, un paquet de bailouts d'industries défaillantes qui vont en demander plus. Il ne faut pas oublier les cadeaux à l'industrie de l'acier.

Mais bon on se souviendra que 2008 était la faillite du libre marché (bullshit)

Un exemple des bénéfices du gouvernement minoritaire

lundi 10 novembre 2008 · 2 commentaires

En Nouvelle-Zélande, les conservateurs sont revenus au pouvoir sans être majoritaire. En fait ils devront dépendre d'un tiers pour former un gouvernement. The Association of Consumers and Taxpayers of New Zealand est un parti politique de libre marché qui propose notamment d'admettre plus d'immigrants, couper dans les dépenses de l'État, couper et applatir les impôts, déréglementer le systéme financier, privatiser les sociétés d'États, déréglementer le marché du travail et ouvrir la porte au secteur privé en santé et éducation. C'est avec ce parti que les conservateurs devront gouverner...

Charmant...surtout si on considére qu'avec 3.72% des votes et 5 députés(le systéme électoral est proportionnel), un parti véritablement libéral imposera sa volonté sur le gouvernement. Très charmant...

MISE À JOUR : En fait, avec 3.72%, l'ACT aura aussi des ministres au sein de la coalition gouvernementale.

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Au sujet du blogue

Scientifiquement justes, politiquement incorrects

Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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