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Les ressources de ce monde

lundi 14 juin 2010 · Comments

Sur Radical Libre, j'ai récemment argumenté que depuis 1870, il y a certes eu une divergence globalement sur le plan économique mais que depuis 1950, celle-ci commence à se résorber. En réponse à mon texte, un collègue du Parlement Étudiant du Québec, Thomas Ferreti, m'a répondu que tous mes "beaux rêves de croissance infinie se heurter à la limitation des ressources". J'aimerai donc répondre d'une manière brève et simple à ce commentaire (une version plus longue apparaîtra bientôt sur Radical Libre de l'opinion que je profère ici).

La question de la croissance en est une de productivité, c'est-à-dire de l'atteinte des objectifs qu'on se fixe en utilisant moins de ressources même si on se crée des nouveaux objectifs. Ce que je vois maintenant, c'est qu'un ordinateur par exemple produit milles fois de puissance pour moins de ressources ou qu'une automobile consomme moins d'essence qu'auparavant et que cette tendance se continue. Ou même qu'une ressource disparaît d'utilisation même si elle demeure grandement utilisée parce que des nouveaux substituts ont été crées. J'ai déjà argumenté en ce sens dans les pages du Financial Post en 2008.

Ainsi, si j'avais tort l'ensemble du prix des ressources naturelles devraient être à la hausse considérant la hausse dramatique du revenu sur terre depuis 1934 (l'année de début des données plus bas), la hausse importante de la population, l'accès accru aux autres marchés grâce à libéralisation des marchés etc. Mais en fait, c'est le contraire qui s'est produit.
Désolé Thomas, encore une fois ton approche ouvertement marxiste échoue au test empirique.

Espérance de vie: convergence

vendredi 11 juin 2010 · Comments

Au moins, si je dois m'obstiner avec des gauchistes sur la mondialisation, c'est difficile de dire que tout le monde vit de plus en plus longtemps et ce de manière assez égale...

HDI et liberté économique

mercredi 14 octobre 2009 · Comments

David Gagnon nous montre le lien entre le niveau de développement économique et le niveau de libertés économiques. En soit, l’indice des libertés économiques nous est présentée face au niveau du PIB per capita. Cependant, puisque les gauchistes accusent souvent cette figure de ne pas répresenter d’autres points, j’ai décidé de comparer avec l’indice favori de la gauche : le Human Development Index(HDI). Cet indice est un composite du revenu, de l'espérance de vie et du niveau d'éducation.

J'ai donc classé en ordre croissants les pays selon leurs rangs dand l'indice des libertés économiques. Par la suite, je leur ai assigné leur HDI respectifs et je les ai divisé en quintiles. Voici le résultat :


Le HDI n’est pas un outil que j’aime utiliser fréquemment. Néanmoins, il admet que le sous-développement n’est pas un manque de revenu mais un manque de capacités. Plusieurs à gauche interprètent cette carence notamment par le manque de services publics de santé et d’éducation. Toutefois, il peut dénoter aussi l’absence de libertés économiques (notamment d’institutions qui assurent la protection de la propriété service). Par exemple, un niveau élevé de réglementations dans un système avec une faible institution policière peut susciter énormément de corruption. Cela peut empêcher certains individus de développer la capacité de se développer.

Certains disent qu'il y a aucune convergence économique globale au cours du 20ème siècle. Seulement des convergences entre groupes de pays particuliers. Cependant, il y a eu convergence globalement pour le HDI. Nicholas Crafts estime que le coefficient Gini de l’espérance de vie(une composante du HDI) s’est rapproché de zéro considérablement (plus d’égalité : le papier est verrouillé sur la bibliothèque, je peux vous le fournir par courriel sur demande) et que c'est dû principalement à la mondialisation. Ainsi, à certains égards, le monde est maintenant plus égalitaire qu’auparavant. Je pense qu'on peut donc postuler l'hypothèse que davantage de libertés économiques ont contribué à un monde plus égalitaire. Peut-être Friedman avait t-il raison en disant qu’un pays qui choisit la liberté comme outil de développement risque d’avoir une plus grande d’égalité et de liberté qu’un pays qui choisit l’égalité pour commencer?

Pour mes marxistes...

mardi 17 mars 2009 · 1 commentaires

En me servant de la base de données de Angus Madisson de Groningen University sur le PIB per capita en moyenne mesuréd en dollar de 1990 sur la période entre l'an zéro et 2006 et on remarque que c'est avec le début de la Révolution Industrielle (que Madisson fixe en 1820), on remarque que l'Humanité vient tout juste (relativement à son histoire) de commencer son élan économique. On remarque aussi que la vie humaine était assez pauvre entre l'an zéro et 1820 et que la croissance sur ces 1800 années est ridicule comparativement à celle accomplit entre 1820 et 2006.

Comme le note Maddison dans son étude sur les phases de développement des économies, c'est avec l'arrivée de la Révolution Industrielle que la qualité de vie s'est mise à augmenter. L'espérance de vie a augmenté, la mortalité infantile a décliné, la sous-alimentation a été réduite, l'accés à l'eau potable de qualité a augmenté (pour votre information, au 18ème siècle les Américains préféraient boire de l'alcool de faible teneur - entre 1 et 2% selon les historiens - plutôt que de boire l'eau des cours d'eaux), la pauvreté a été réduite considérablement, l'analphabétisme a diminué et nous avons observé la plus grande vague de démocratisation.

Sous le marxisme vanté par nos amis du Devoir, un estimé de cent millions de personnes ont perdu la vie et l'ensemble des pays qui ont adopté des modes marxistes de gestion de l'économie sont encore aux prises avec les conséquences de ce système comme je l'avais noté dans ce post.

Vivement le retour du marxisme? Non pas vraiment...

Everybody gets his fifteen minutes of fame

lundi 16 mars 2009 · 4 commentaires

...comme ces deux marxistes de l'Université du Québec à Montréal qui m'ont offert mon quinze minutes de rire.

C'est drôle comment les marxistes aiment nous faire croire que le monde est de plus en plus inéquitable en nous disant par exemple que trois millions de personnes aux États-Unis possédent plus que 100 millions d'Américains. Ce qu'ils oublient de dire, c'est que dans les endroits dans lesquels le capitalisme a été appliqué, la richesse se distribue de mieux en mieux et que grâce aux trois vagues de mondialisations (1850-1914; 1945-1977; 1977-Maintenant), la distribution mondiale des revenus est devenu plus égalitaire. La pauvreté absolue a réduit en nombres absolus alors que la population mondiale a subi une croissance phénoménale. La pauvreté définie comme moins de 2$ par jour a aussi considérablement diminuée. Le graphique plus bas est fascinant puisqu'il compare la distribution des revenus en 1970 versus 2000 selon la méthodologie de Xavier I-Sala Martin du MIT.

La distribution inégale des richesses est causée par une distribution inégale du capitalisme!

Plaidoyer pour la mondialisation

dimanche 15 février 2009 · 1 commentaires

Alors que le protectionnisme semble effectuer un retour, l'économiste Jagdwish Bhagwati nous fait un rappel sur les bénéfices du libre marché :

Au sujet de la "crise" du capitalisme

mercredi 29 octobre 2008 · Comments

Un peu à la Richard Hétu (de coller des citations pour exprimer son propre opinion), je vous fais part du commentaire de mon collégue Georges Jonas du National Post au sujet de la crise :

The late Andy Sarlos, a skilled and periodically successful player in world markets, who expected bubbles to burst long before they formed, wrote in his 1993 book Fireworks that “any company you invest in should owe less than it’s worth.” Sage advice, but not easy to follow in an economy where a government first inflates a bubble by promoting “affordable housing” — i.e., home ownership for people who can’t afford it — through both lending regulations and enterprises such as Fannie Mae and Freddie Mac — then, after the bubble bursts, aggravates its impact by mandating so-called “fair value” or “mark-to-market” accounting principles that require financial institutions to knock down the book value of the very subprime securities the government fostered in the first place.
Faillite des marchés ou blâme sur les marchés?

Des pois de Chine

samedi 25 octobre 2008 · Comments

Dans La Presse, à la page qui suit le commentaire de moi et Bryan sur le déficit zéro, une lectrice semble presque indignée qu'on puisse importer des petits pois verts de la Chine. C'est comme si les tangerines provenaient de l'Inde au lieu de provenir du Maroc.

Mais je ne vois pas de quoi elle s'indigne. En fait, pendant longtemps la canne à sucre était une culture propre à l'Inde uniquement alors qu'on peut en retrouver à de multiples endroits en Asie maintenant selon Stewart Gordon dans When Asia was the World. En fait, pour la lectrice qui fait son commentaire, c'est un peu comme si on s'attendait à ce que les pâtes proviennent de l'Italie alors que les pâtes proviennent originellement de la Chine et que des pâtes sont produites au Québec.

C'est ici qu'on voit la beauté de la mondialisation, des produits qui auparavant pouvaient être produit à côté de chez nous mais qui sont maintenant produits à des milliers de kilométres. Et ils demeure plus avantageux de les acheter là-bas. Alors non, si mes pommes me coûtent moins cher si je les achéte d'un producteur de Ouagadougou que d'un producteur de Rougemont, je ne ressens aucune détresse.

Au plaisir,

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Au sujet du blogue

Scientifiquement justes, politiquement incorrects

Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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