Le cas du Japon

jeudi 29 janvier 2009 ·

Il faut croire que souffrir d'amnésie lorsqu'on conçoit des politiques économiques est quelque chose de bénéfique. Répéter les erreurs en les brandissant comme du "nouveau" est vraiment la preuve qu'on est en présence d'un amnésique.


Mais être amnésique depuis 1992, c'est grave. Entre 1992 et 2000, le gouvernement japonais a produit 10 plans de "stimulus" qui comportaient tous une forte composante d'investissement en infrastructure.


Le gouvernement s'est accaparé une quantité considérable de ressources privées en taxant et en empurtant pour financer de telles activités. Ces ressources ont été dilapidées par la corruption, la fonction publique et comme rente aux groupes d'intérêts. Toutefois, le privé n'a pas eu accés à ces ressources qu'il aurait pu utiliser dans un environnement compétitif pour générer des profits et de la croissance économique.



Les résultats? La croissance a été considérablement moins rapide au Japon au cours de la période 1992-2000 que dans les autres pays membres de l'OCDE. La production industrielle a chuté, le PIB per capita a chuté et n'a pas surpassé les États-Unis comme plusieurs le prédisaient au cours des années 1980.


Je doute sincérement de l'effet des investissements massif en infrastructures que les conservateurs font. La croissance économique ne peut reprendre qu'en laissant les forces du marché agir normalement, quitte à ce que l'État cible des gens en détresse pour fournir de l'aide ciblée aux individus. L'État ne devrait pas intervenir dans l'économie comme cela...

4 commentaires:

steve81 a dit…
29 janvier 2009 à 11:14  

Mais il faut pourtant investir dans nos infrastructures ! Pas pour relancer l'économie, mais plutôt parce qu'on en a tout simplement besoin. Qu'on soit pour ou contre, la réalité est que présentement les infrastructures sont la responsabilité de l'État. Le problème au Canada, c'est que les paliers de gouvernements ne sont pas autonomes financièrement et qu'il y a beaucoup trop de dédoublement et de projets impliquant plus d'un palier. Alors, quand quelque chose ne fonctionne pas, les paliers de gouvernements se renvoient la balle (pareil comme des informaticiens).

Aleksandre a dit…
29 janvier 2009 à 17:25  

Tu oublis un point important dans la stagnation japonaise. Soit les taux d'intérêts frisant le zéro qui ont fait stagner la consommation interne du à l'accès trop facile aux liquidités, créant une situation ou l'offre devenait trop grande pour la demande avec tout ce que cela entraine.

Fais nous donc un exposé sur cette situation.

Bizous

Bryan Breguet a dit…
29 janvier 2009 à 18:06  

euh, si les taux d'intérêts étaient vraiment proches de zéro, cela devrait au contraire stimuler la consommation et l'investissement non? Si tu peux emprunter pour rien, ben tu empruntes et consommes...

Je ne comprends donc vraiment pas ce commentaire.

Aleksandre a dit…
30 janvier 2009 à 05:17  

Je te répond sur mon blog : http://alek47.wordpress.com/

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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