Hey, it's ok to rent!

lundi 23 mars 2009 ·

Récemment, j'ai eu un échange avec une amie au sujet des maisons et de l'acquisition de celle-ci. Mon amie me disait que la maison c'est un investissement alors qu'un appartement c'est jetter de l'argent par les fenêtres. Mais pourquoi est-ce le cas?

Après tout, l'acquisition d'une maison avec un hypothèque implique de payer un loyer; un loyer sur le capital emprunté pour payer la maison. Une maison qui coûte 100,000 peut finir par coûter considérablement plus.

C'est vrai, vivre dans une maison c'est un investissement puisque la maison devient du equity en fonction des prix du marché puisque c'est un actif qui peut prendre de la valeur. Mais c'est aussi un risque puisque des fois, les prix des maisons peuvent descendre(duh!).

En sus, il faut voir aussi qu'une maison peut être une liabilité. En tant que locataire, tout l'entretien ne repose pas sur vos épaules et donc il y a peu de coûts imprévisibles pour un locataire d'appartement ou de loft. En sus, une maison est quelque chose d'assez fixe et difficile à liquider ce qui limite davantage la mobilité individuelle des travailleurs. De manìère intéressante, l'économiste Andrew Oswald de l'Université de Warwick dans un papier du National Bureau of Economic Research (disponible ici en version légère) avait constaté qu'il existait une relation très forte entre un taux de propriété élevée et un taux de chômage plus grand. C'est parce que la maison sert d'attache très forte qui limite la mobilité de la main d'oeuvre.

Je ne fais pas un plaidoyer contre la propriété de maisons, bien au contraire, je questionne seulement cette mentalité de vouloir une maison à tout prix. Surtout, je questionne la sagesse de vouloir encourager par une multitude de mesures (comme des déductions de taux d'intérêts, considérations comme gains en capital et réglementations du crédit) un taux de propriété de maison plus grand.

Après tout, ce sont des politiques interventionnistes du gouvernement américain qui visaient à augmenter le homeownership qui ont contribué à créer la crise financière actuelle.

1 commentaires:

Laurence Tilmant-Rousseau a dit…
23 mars 2009 à 11:00  

Intéressant comme billet.

Je voudrais juste apporter une précision pour les lecteurs du blogue. Si l'individu est considéré comme une entreprise d'un point vue comptable (actif = passif + avoir du propriétaire), l'achat d'une maison est toujours considéré comme un actif (asset en anglais) peut importe s'il est financé par le passif (liabilities) ou par l'avoir du propriétaire (owner's equity) avec un paiement comptant couvrant la totalité de la somme.

C'est par le financement qu'on détermine la nature d'une dépense. Par exemple, l'hypothèque est comptabilisé dans un compte du passif tandis que le loyer, les intérêts provenant de l'emprunt hypothécaire, les taxes municipales et les coûts d'entretiens de la maison (pas les rénovations, attention) sont comptabilisés dans un compte de charges (les comptes charges font diminuer l'avoir du propriétaire).

Une maison devient un investissement lorsqu'elle est vendue, c'est un principe comptable. Nous parlons souvent d'investissement lorsque l'acheteur prévoit vendre la maison à un prix supérieur à celui payé, mais tant qu'il est propriétaire de la demeure, la sommes payé est considérés comme une dépense.

Il est alors incorrect d'affirmé qu'une maison devient une "liabilité" (je crois que ce terme est un anglicisme, on parle de passif ou de dettes pour liabilies) lorsqu'elle engendre des charges (coûts imprévisibles) car une maison peut-être payé cash, donc aucune forme de dette, et être considérablment coûteuse pour le proprio, ce qui fait diminué son avoir.

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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