- Québec: Candidats sélectionnés par ministre de la justice et soumis au conseil des ministres pour discussion. Dans ce processus, le ministre de la justice a un pouvoir discrétionnaire très large et les nominations sont plus arbitraires selon son jugement et celui du conseil des ministres.
- Grande Bretagne: Commission de nominations judiciaire indépendant et compétitif depuis la réforme constitutionelle de 2005. Le ministre de la justice (le Lord Chancellor) ne fait que signer, d'une manière symbolique, la décision de la commission. Ceux qui ont les qualifications nécessaires peuvent appliquer et sont choisis par un processus compétitif entre eux. Le comité de sélection est composé de membres du High Court, du Circuit Court of Appeals et de la Cour Suprême. À eux se joignent des membres de la profession et des gens du plus grand public.
Rule Britannia: Les nominations des juges en Grande Bretagne!
Sommet sur le déficit?
Jean Charest veut faire un sommet pour lutter contre le déficit zéro. Il dit s'inspirer de Lucien Bouchard qui avait, en 1996, effectué une vaste consultation pour réduire le déficit à zéro. Quelle magnifique idée...une consultation.
C'est super trippant des consultations où tout le monde vient dire que sans les programmes qui les aident, ca serait terrible et qu'il serait mieux de couper les programmes des autres. Un gros sommet corporatiste qui pue la vieille mentalité du Québec Inc. Une grosse niaiserie corporatiste!
En fait, ca risque d'être un gros gaspillage de temps et de fonds publics. Surtout quand on sait que depuis le déficit zéro produit par le dernier sommet, la dette du Québec a continué d'augmenter. Je comprend toujours pas comment on peut avoir un déficit zéro et avoir une dette qui continue d'augmenter...
C'est triste, mais pour réduire le déficit qui n'est pas liée à la conjoncture économique, il faut effectuer une révision des dépenses. Trouver les programmes les moins pertinents pour l'État de s'occuper, réformer les programmes pertinents et cibler les dépenses. Lors du dernier sommet, le gouvernement du Québec a plutôt décidé de compresser les budgets sans abolir ou revoir certains programmes. Dans ce cas, on s'est retrouvé avec le cas mémorable des infirmières qu'on reproche toujours à Pauline Marois.
Comprenez mon excitation face au prochain sommet sur le déficit zéro...je frissonne d'envie c'est fou...
Bonne décision de Jean Charest
Hausse des tarifs
Comme Bryan, j'admet être content que le rapport Montmarquette soit déterré. Pendant des décennies, on a offert l'électricité, l'eau et les garderies à des prix à des prix qui n'incitent pas des comportements judicieux de la part des consommateurs. Par ailleurs, cette politique des bas tarifs est sûrement égalitaire mais je ne la crois pas équitable. Depuis fort longtemps, les gouvernements à Québec ont mis de l’avant des politiques publiques qui prônaient l’égalité et la solidarité avec une absence de résultats. Comme quoi qu’une bonne intention n’est pas synonyme de réalisations. Une de ces politiques me frappe particulièrement; la tarification de l’électricité.
Quand on compare les prix de l’électricité au Québec avec ceux de l’ensemble de l’Amérique du Nord, on constate que nos prix sont les plus bas. Les bas prix de l’électricité sont aussi vantés comme une politique sociale généreuse qui permet l’accès à la richesse nationale. Il y a une distinction à faire entre les bas prix et les bons prix. Les bas prix – au contraire des bons prix (qui peuvent être bas comme ils peuvent être hauts) – encouragent la surconsommation, le gaspillage et découragent l’investissement dans l’efficacité énergétique de la part des ménages et des entreprises. Ce n’est pas pour rien que c’est au Québec qu’on retrouve les plus hauts niveaux de consommation d’électricité de l’OCDE loin devant les États-Unis, le Japon, la France et l’Allemagne.
Par ailleurs, plus les revenus d’un ménage sont élevés, plus la part du revenu alloué à l’électricité baisse, plus le prix moyen par unité diminue et plus la consommation augmente. Il s’agit donc d’une politique sociale tout à fait régressive, égalitaire et inéquitable. On doit aussi considérer le fait que le gaspillage qui est caractéristique des politiques actuelles nous prive de surplus à exporter sur les marchés américains. Cela implique qu’on prive l’État d’une source de revenu considérable qui pourrait financer d’autres missions sociales de l’État ou même une subvention directe aux ménages à faible revenus pour les aider directement au lieu de manipuler les prix à la baisse.
Donc le gouvernement Charest a raison d'avancer l'idée de "hausser" les frais d'électricité. Mais je veux aller plus loin que cela encore. Lors du Parlement Étudiant du Québec édition 2009, j'ai présenté un projet de loi pour réformer l'État Québécois et notamment je proposais de rendre la régie de l'énergie purement indépendante. L'État posséde encore une possibilité d'intervention auprés de la régie pour ses missions politiques, économiques et sociales. Cela doit s'arrêter.
En sus, toujours en restant sur l'électricité, la loi sur la régie doit être changée. Elle doit faire en sorte que dans la considération des prix interviennent le coût marginal et le coût d'opportunité - la valeur subjective de l'électricité. Cela fera en sorte que la Régie sera véritablement indépendante dans la fixation de prix qui sont véritablement plus proches du marché.
Alors je l'admet ici, Jean Charest fait un bon pas en avant. Quant à l'argument boboche concernant que c'est pas le temps en crise économique, c'est de la vraie bullshit. Personne l'a fait dans les années de vaches grasses, eh bien foutre, profitons de la crise pour faire des réformes difficiles. C'est pas comme si 2 ou 3% de hausse des frais d'électricité va tuer le monde. Surtout aprés des années de subvention. Au pire, le gouvernement peut cibler les ménages les plus pauvres pour les aider.
Jean Charest fier des mines
Jean Charest vante la performance de l'industrie minière au Québec. Il la considére en fait comme une industrie clé à la prospérité du Québec et juge qu'il peut aider les mines. En fait, il les a déjà beaucoup aidé ... en ne faisant rien!
De tous les districts évalués par l'Institut Fraser, le Québec est un des endroits dans le monde où le secteur minier est le plus déréglementé et où l'État est le moins actif. Cela semble plaire aux entreprises dans le secteur minier. Alors on devrait inciter Jean Charest a continuer sur la même voie et ne faire absoluement rien pour ainsi permettre aux industries minières d'investir librement et de créer des emplois productifs.
Je ne pensais jamais faire des éloges de libre marché à Jean Charest, mais bon c'est fait!
Jean Charest : Drôle d'accusation
Jean Charest accuse Pauline Marois des déboires du systéme de santé. Mais on dirait que le pyromane jette le blâme sur l'autre pyromane qui a commencé avant lui. Aprés tout, c'est Jean Charest qui a adopté la loi 33 - la loi la plus timide quant au jugement Chaouilli rendu par la Cour Suprême, refusant d'aller vers la conclusion logique du jugement. C'est lui aussi qui a tabletté les recommandations principales du rapport Castonguay (je m'en fous qu'il aille réalisé 65% du rapport, c'était le 65% facile où tout le monde était d'accord et à l'université, 65% la note qu'on obtient c'est C, c'est pas un A et c'est pas brillant un éleve qui a C de moyenne (quoique ça ne rend pas inéligible).
Désolé, mais je pense que si on doit accuser Pauline Marois, Jean Charest devrait être assis à ses côtés sur cette question. Si il avait vraiment voulu résoudre le probléme de la santé et appliquer le Rapport Castonguay, Jean Charest n'avait qu'à embrasser l'ADQ qui a même déposé un projet de loi pour appliquer le rapport. L'ADQ l'aurait appuyé jusqu'en enfer sur l'ouverture au secteur privé. Mais non, il n'a rien fait!
L'ironie de Jean Charest
Bon, là vous allez me laisser des roches, mais je suis contre toute hausse du salaire minimum. Le salaire minimum est une politique publique qui rigidifie le marché du travail et qui discrimine les travailleurs peu qualifiés ou qui reviennent sur le marché du travail aprés un long départ. Parce que les employeurs refusent tout simplement de les employer au prix fixé. Alors ces gens se retrouvent sans emploi et sans opportunité de gagner de l'expérience qui augmenterait leurs salaires.
Le professeur David Neumark et l'économiste William Wascher ont analysé plus d'une centaine d'études couvrant 20 pays sur les dernières 15 années et arrivent à la conclusion que l'écrasante majorité de celles-ci confirment que plus on hausse le salaire minimum, plus on fait baisser le niveau de l'emploi (lire : hausse du chomâge). D'ailleurs, les économistes Keith Godin et Milagros Palacios estiment que le salaire minimum moyen de 2003 à 2007 en pourcentage du PIB per capita est le deuxième plus élevé des 60 États et provinces de l'Amérique du Nord.
Je sais, ce n'est pas populaire de critiquer le salaire minimum. Néanmoins, la conclusion est que plus le salaire minimum est élevé, plus le chomâge augmente.
Ce qui est très ironique venant de l'homme qui veut créer des emplois pour l'économie!



