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Investissement de long-terme

mardi 22 juin 2010 · Comments

Quand les adéquistes disent qu'ils sont inquiets pour leur avenir, je pense qu'ils ont amplement raison de l'être sans nécessairement avoir de raison de le rester. Lorsque j'étais présent en 2009 après la défaite, Joanne Marcotte m'avait invité à un comité privé qui devait devenir l'outil de recherche étendu de l'équipe adéquiste à l'Assemblée Nationale. Lors de la réunion, j'avais présenté simplement les avantages de prendre position en faveur d'une hausse dramatique de la TVQ, d'une hausse des tariffs accompagné d'une réduction dramatique des dépenses sur deux ans avant de commencer à compenser les hausses de taxes par des baisses d'impôts.

Mon argument était que la position semblerait radicale, extrême et impopulaire au maximum mais pour un moment seulement. L'idée était que entre 2009 et 2011, l'ADQ reconstruise une image de parti d'idées et de contenu en prenant des positions pas nécessairement populaires mais bien construites et cohérentes pour bien se tenir devant les médias. L'idée est que je ne crois pas que la popularité des idées compte pour autant que le respect des électeurs.

Pour avoir vécu en Angleterre et aux États-Unis, les candidats politiques que j'ai observé qui gagnent toujours c'est ceux qui ont l'image d'être sérieux, cohérents et convaincus de ce qu'ils disent. C'est pour cela que des gens comme John McCain sont passés de la 5ème place dans les sondages des primaires républicaines en 2008 pour finir gagnant. C'est aussi en faisant le contraire (en répudiant son image de maverick) que McCain a perdu. Margaret Thatcher a gagné pour les raisons que David Cameron a été incapable de devenir majoritaire, parce qu'elle était capable de se faire respecter (voire se faire craindre).

C'est ça que l'ADQ doit comprendre. Il faut prendre un risque d'image à court-terme mais à long-terme ca paie. L'ADQ devrait immédiatement commencer à prendre des positions cohérentes de droite et s'afficher comme tel sans sombrer dans le cliché. Elle doit montrer qu'elle a pensé aux politiques publiques qu'elle propose. Tant qu'elle fera le contraire, les chances qu'elle garde ses 4 députés sont plus petites que Bryan lui-même (désolé Bryan, je te le devais pour hier)

Le populisme

mercredi 18 novembre 2009 · Comments

Via Suburbain lucide

Pour moi, le populisme est une forme de politique qui dépend uniquement des vas-et-vient d'humeur dans la population générale. Ainsi, un parti politique populiste qui prend avantage de la mauvaise humeur des électeurs et du ressentiment qu'ils ont sera un ramassis de gens avec idées différentes. Le mouvement n'a sa cohérence que dans le mécontentement commun et non pas idéologique.

Ce qui explique selon moi ce que j'argumente depuis maintenant 2 ans, que l'ADQ est fondamentalement un parti populiste et non pas un parti cohérent et bien fondé.

Dévoiler votre méthodologie Mr.Taillon!

mercredi 7 octobre 2009 · Comments

D'emblée, vous m'excuserez pour le temps que j'ai passé sans poster, j'étais en train de m'établir à Londres. Mais il y a quelques jours, Mr.Taillon m'a forcé à accélerer mon retour actif sur la blogosphère.

Récemment, le supposé candidat de l'économie qui s'affirmait keynésien lorsqu'il était à l'opposition nous sort un sondage qui dit qu'il est le choix de 52% des Québécois pour devenir le chef de l'ADQ. C'est bien si c'est le cas, mais si c'est vraiment le cas, pourquoi ne pas dévoiler sa méthodologie.

En fait, il serait intéressant qu'il la rende disponible. Je présume que moi et Bryan pourrions essayer de voir si nous pouvons construire un modèle de projections électorales avant la fin de la course à la chefferie. Nous ne promettons rien, mais nous aimerions voir comment les questions étaient posées, comment les régions étaient divisées, ca nous permettra de faire un modèle de projection.

Ca c'est, si bien sûr, Mr.Taillon décide de dévoiler sa méthodologie pour nous ainsi que ses résultats détaillés, je suis sûr que si il a pris la peine de faire un sondage, il aura pris la peine de demander quels sont les deuxième choix.

Droite intelligente

jeudi 25 juin 2009 · Comments

Catherine Morrisette dit que les discours de Proulx et Duhaime sont réconcialiables. Je ne suis pas d'accord. Il y a deux univers complétement différents. Le premier défend l'univers de la politique bonbon dans laquelle tout le monde s'aime et met des beaux mots pour définir des politiques publiques. La seconde défend une droite intelligente. Même si je préfère le dire d'une autre manière que Éric Duhaime, la question d'être de droite c'est celle d'être intelligent et de droite.

Ce que je défend, c'est que les gens de droite économique (libérale) au Québec doivent amener des politiques publiques bien définies. L'ADQ a le mérite d'avoir bien défini certains enjeux notamment la santé. Sur le point de la santé, elle a clairement défini un ensemble de politiques publiques qui peuvent améliorer la qualité des soins, réduire la pression du poste budgétaire du ministère sur les finances publiques et permettre davantage de flexibilité pour les patients.

Maintenant, il faut définir de justes politiques publiques quant au développement économique, l'éducation post-secondaire, la tarification des services publics, la taxation et la taille de l'État. Pour ce faire, il faut voir le constat de situation en premier. Ensuite, il faut établir des objectifs pour ces politiques publiques. Finalement, il faut définir les outils utilisés.

Le constat est clair, le Québec est peu productif, endetté, taxé lourdement (comme Bryan l'a illustré en comparant le Québec avec la Colombie-Britannique) et inefficacement, trop interventionniste, trop dépensier et trop syndiqué. Il faut donc construire des politiques publiques qui favorisent la croissance économique, la croissance de la productivité, l'émergence d'un secteur privé compétitif, une réduction du coût des opérations gouvernementales et une augmentation de la qualité des services. Les politiques pour atteindre ces objectifs sont celles que moi, Bryan, Joanne Marcotte, Paul Daniel Muller, Michel Kelly-Gagnon et d'autres méchants droitistes" défendons.

Ces politiques sont inévitablement de droite. Elles demandent une réduction de la taille de l'État, une privatisation de plusieurs entreprises publiques, une modernisation fiscale, une réduction des subventions aux industries, une plus grande dépendance sur la juste tarification des services publics et une libéralisation du marché du travail et des capitaux. Ca sonne très radical, mais ce sont des politiques réflechies qui pourraient faire paraître l'ADQ comme un parti sérieux, prêt à gouverner et réformer l'État québécois. C'est la seule manière de commençer à entailler l'image du parti libéral comme parti de la gouvernance naturelle.

Bref, créer une droite intelligente et non populiste-incohérente comme ce fut le cas entre 2003 et 2008...

Qui est vraiment à droite?

mercredi 24 juin 2009 · Comments

Comme Bryan le disait et comme Antagoniste vient de le dire, je me demande pourquoi l'ADQ a peur d'être à droite après avoir endosser les affiches des partielles de 2008. Faut croire que le leader parlementaire défait de l'ADQ aime réécrire l'histoire pour bien paraître...

En fait, les vrais humanistes c'est les méchants "droitistes" dans les contes de fées de Sébastien Proulx. Après tout, je pense que Antagoniste, moi et Bryan sommes en faveur d'une plus grande ouverture à l'immigration et non pas au nationalisme pernicieux qui fait des liens entre le déclin (fictif) du français et l'immigration. Nous sommes aussi ceux qui veulent dégeler les frais de scolarité, hausser les tarifs d'électricité et cesser la politique des CPE parce qu'il s'agit de politiques qui sont inéquitables et inefficaces. Pour compenser, nous endossons des mesures d'aides plus directes aux démunis qui seront affectés par ces mesures.

Comme je disais, les contes de fées de l'ancien député de Trois-Rivières...

Risqué...

lundi 23 mars 2009 · 1 commentaires

L'ADQ a décidé de choisir son nouveau chef dans un peu moins d'un an. Quoique les modalités d'inclusion dans la course semblent adéquates et même très généreuses à mon avis, la durée de la course surprend.

Entendons nous pour dire que présentement les médias se foutent éperduemment de l'Action démocratique et ne lui accorde aucune crédibilité sur le plan des idées. Malgré qu'une excellente session parlementaire pourrait corriger cette impression en prenant des positions innovatrices, intellectuellement recherchées et cohérentes, il y a des risques considérables.

Admettons que la session parlementaire soit extraordinaire pour l'ADQ. Toutes les positions prises entre maintenant et le Congrès à la chefferie seront forcées dans la bouche du nouveau chef qui n'aura que très peu de marge de manoeuvre pour imposer un changement de direction. Il se retrouvera exactement comme André Boisclair en 2005 lorsqu'il est devenu chef du Parti Québécois. Donc, plus la durée de la course sera longue plus le nouveau chef se retrouvera avec un programme sur lequel il n'aura presque aucun droit de regard.

Toutefois, si l'ADQ n'a pas une session parlementaire extraordinaire ou même acceptable, l'ADQ renforcera l'image d'incohérence et d'improvisation dans les médias. On ne pourra pas blâmer l'ADQ en soit, il est difficile pour une cheffe intérimaire d'imposer le discours du parti. Peu importe cependant puisque ca sera quand même l'image qu'on aura de l'ADQ. Cette image sera progressivement renforcée au cours de l'année sur laquelle s'étendra la course à la chefferie.

Dernièrement, à part les députés je ne connais pas beaucoup d'individus extra-parti ou anciens députés qui pourront financièrement soutenir une année à faire campagne, ce qui réduit le chantier potentiel de candidats et donc toute possibilité de susciter un intérêt dans la course à la chefferie.

Mais il y a des avantages; une exposition médiatique plus grande et pas de conflits médiatiques avec les élections municipales.

Sauver l'ADQ?

dimanche 8 février 2009 · 1 commentaires

Paul Muller lance la discussion en parlant des forces de l'ADQ. Il a effectivement raison de dire que l'ADQ posséde une arme puissante, celle du discours autonomisme (branding, branding...). Ce discours peut effectivement être puissant, mais il faut ajouter quelque chose au tout pour que la sauce tienne.

En soi, le côté nationaliste ne doit pas être abandonné, mais il a besoin du bon amplificateur qui ferait croître exponentiellement sa puissance. Cet amplificateur, c’est l’élément de la liberté économique.

La figure politique qui a le mieux maîtrisé cet amplificateur c’est probablement l’ancienne première ministre britannique Margaret Thatcher. Celle-ci liait le développement de la propriété privée à l’émancipation économique de la « nation » britannique qui était – à cette époque- essoufflée. Elle associait la privatisation des entreprises d’État à l’émergence d’actionnaires qui créerait un « ownership democracy ». Pour elle, le capitalisme n’était rien de moins « qu’une croisade pour émanciper les individus dans la vie économique de la nation » et le seul chemin pour créer « un peuple, une nation » pour citer Benjamin Disraeli. Ce mélange était si ingénieux et tellement puissant. Selon Thatcher, lorsque les talents sont libérés de toutes les barrières établies par les gouvernements et que la productivité s’accroît au point qu’il est possible de faire toujours plus avec moins, des niveaux inégalés de croissance économique sont atteints. À partir de cela, le succès des uns deviennent les succès de tous puisque tous pourront tirer fierté d’être membre de cette grande nation aux entrepreneurs qui conquièrent sans cesse de nouveaux horizons.

C’est de ce discours que Margaret Thatcher maîtrisait si bien que l’ADQ doit s’inspirer. L’ADQ l’a utilisé inconsciemment lors des élections de 2007 - je dis inconsciemment parce que si le contraire était vrai, elle n’aurait jamais abandonné ce discours. L’ADQ doit impérativement affirmer de manière claire et concise que son attachement premier demeure celui de réduire le rôle de l’État parce que la libération des talents ne peut être qu’entravée par une surintervention étatique qui prétend mieux savoir que les individus ce qui est bon pour eux. Elle doit éviter la tentation populiste de vouloir plaire à des électeurs qui ne sont même pas marginalement susceptibles de voter ADQ. Par-dessus tout, elle doit utiliser ces éléments « techniques » (comme diront certains) pour amplifier son élément nationaliste. Une société libre et prospère est le seul moyen d’assurer la vitalité de l’identité québécoise. Cela mettra fin à notre réflexe défensif face à nos échecs dont nous jetterons le blâme sur d’autres. L’identité québécoise parviendra à se métamorphoser pour devenir la représentation même de la confiance, de la vigueur et de la fierté partagée. Les Québécois se reconnaîtront dans ce discours.

Le triste cas de l'ADQ...

dimanche 11 janvier 2009 · Comments

...juste pour dire que je suis pas intéressé encore une fois. Si vous êtes rendu à penser à moi pour cette job, c'est peut-être le temps de fermer la boutique...

Cette mauvaise droite...

lundi 1 décembre 2008 · 8 commentaires

Bleu Québec, pardonnez moi je devrai dire Pierre Morin le chef de cabinet du député adéquiste Marc Picard, m'accuse implicitement (comme il l'a fait si souvent) d'avoir nuit à la droite notamment en ayant critiqué l'ADQ.

En premier lieu, si Mario Dumont a fait des excuses et un méa-culpa, c'est probablement parce qu'il avait tort d'avoir amener l'ADQ sur la voie qu'il a prise. Ainsi, il est implicitement dit que moi, Bryan et les autres avions raison de critiquer la voie qu'il avait prise. Mais je ne m'attendais pas à recevoir des excuses après m'être fait traiter de ''gros porc'' par une députée, de ''traître'' et de ''vendu''. Aprés tout, c'est plus facile pardonner si on a raison et non pas si on a tort.

En second lieu, l'Action démocratique a chutée si bas dans les sondages que je pense être vindiqué dans mes critiques. J'avais soumis des mémos à l'intérieur concernant la stratégie du parti, Bryan Breguet et moi avions tenté de monter des propositions pour l'aile jeunesse. Mais finalement, lors de son récent congrès le parti a décidé de refuser d'inclure une proposition (si radicale et dangereuse à son avis) qui imposerait des normes démocratiques dans la vie syndicale. C'est vrai que c'est ''radical'' de demander le vote secret dans les assemblées syndicales.

En troisième lieu, je m'excuse mais quand l'Action démocratique propose un ''bureau de la prospérité'' ca sonne péquiste un point c'est tout. Un bureau qui devait diriger les investissements? Le tout assorti d'une sauce Caisse de Dépôt et de Placement interventionniste (au lieu d'être axée sur le rendement) et d'une politique d'achat local. C'est digne du plus ambitieux des péquistes. Finalement, c'est le rêve secret du séparatiste radical d'associer un supposé déclin du français à la hausse du nombre d'immigrants comme les adéquistes l'ont fait lors des partielles de Montréal.

Finalement, je m'excuse mais ce qui s'est passé est très simple. Il y a des gens qui voulaient construire une droite moderne (pas radicale et dogmatique) qui aurait eue un programme clair et articulée pour une réforme de l'État. Un parti qui n'aurait pas versé dans le populisme péquiste, un parti qui aurait été capable de démontrer sa capacité de gérer l'État d'une manière qui aurait propulsé le Québec dans le peloton de tête des pays de l'OCDE. Ca c'est de la droite articulée, l'ADQ maintenant c'est de la mauvaise droite populiste crasse. Le but que nous avions était de construire un équivalent au parti conservateur britannique ou au CDU Allemand d'Angela Merkel ou au Parti Libéral Australien. C'était de créer une droite qui aurait pu saisir le pouvoir et entamer des réformes de marché - pas une droite populiste.

Mais faut croire que Pierre Morin et les autres qui ont pris plaisir à salir mon nom quand j'ai commencé à critiquer l'ADQ alors qu'elle était dans les eaux du 30% ne veulent pas voir. Il n'existe pas d'individus plus aveugles que ceux qui ne veulent pas voir.

P.S : Moi j'ai encore un emploi le 9 décembre...

Cynique avec raison

mardi 25 novembre 2008 · 7 commentaires

Je maintiens mon vote dans le sondage que Bryan a mis sur blogue, je trouve les débats généralement inutiles. Mais ce soir, à ''inutile'' j'ajoute que ca me rend considérablement cynique.

La formule semblait encourager la cacophonie des absurdités et des déclarations populistes et démagogues. Aprés 20 minutes, mon cynisme s'est renforcé considérablement. Aprés 20 minutes, je me mettais à lire The Economist et je parlais sur MSN avec Bryan. Si j'ai pas été capable de rester concentrer, pensez-vous que l'électeur moyen a vraiment décidé de ne pas aller faire sa lessive?

Mais à la défense de Mario Dumont, je dois admettre que j'ai regagné un peu de respect pour lui. Il ne s'est pas excusé sur la question du privé en santé et il ne s'est pas gêné pour répondre coup sur coup aux déclarations démagogues de Jean Charest ou de Pauline Marois. Mais les réponses qui lui ont été offertes quant à sa position m'ont profondément déprimés - comme si des politiciens n'étaient pas assez matures pour discuter de privé en santé sans faire de démagogie.

C'est pas comme si les Québécois étaient opposés vastement au privé en santé - au contraire. Peu importe les sondages, les Québécois appuient l'idée d'un systéme à deux vitesses dans une proposition écrasante.

Vous savez que par le passé j'ai défendu Stéphane Dion parce que je respectais le fait qu'il considérait les Canadiens assez intelligents pour comprendre sa proposition d'une taxe sur le carbone assortie de baisses d'impôt. Je pense que la même chose s'applique à Mario Dumont sur la question du privé ; il considère les Québécois comme des gens assez intelligents pour comprendre et pour cela je lui accorde mon respect. Mais chaque fois qu'un politicien estime l'intelligence des électeurs, la démagogie rentre à pleine vapeur ; comprenez mon cynisme.

Jean Charest : Drôle d'accusation

mercredi 12 novembre 2008 · Comments

Jean Charest accuse Pauline Marois des déboires du systéme de santé. Mais on dirait que le pyromane jette le blâme sur l'autre pyromane qui a commencé avant lui. Aprés tout, c'est Jean Charest qui a adopté la loi 33 - la loi la plus timide quant au jugement Chaouilli rendu par la Cour Suprême, refusant d'aller vers la conclusion logique du jugement. C'est lui aussi qui a tabletté les recommandations principales du rapport Castonguay (je m'en fous qu'il aille réalisé 65% du rapport, c'était le 65% facile où tout le monde était d'accord et à l'université, 65% la note qu'on obtient c'est C, c'est pas un A et c'est pas brillant un éleve qui a C de moyenne (quoique ça ne rend pas inéligible).

Désolé, mais je pense que si on doit accuser Pauline Marois, Jean Charest devrait être assis à ses côtés sur cette question. Si il avait vraiment voulu résoudre le probléme de la santé et appliquer le Rapport Castonguay, Jean Charest n'avait qu'à embrasser l'ADQ qui a même déposé un projet de loi pour appliquer le rapport. L'ADQ l'aurait appuyé jusqu'en enfer sur l'ouverture au secteur privé. Mais non, il n'a rien fait!

Le gouvernement doit t'il intervenir?

mercredi 29 octobre 2008 · Comments

Dans son post sur les gouvernements minoritaires et les mandats forts, Bryan met en doute la désirabilité de l'intervention économique dans l'actuelle crise. Je présume que Bryan pourra faire un ajout à ce post pour préciser sa pensée, mais je vous donne la mienne :

Le gouvernement Québécois n'a aucun pouvoir significatif pour atténuer les effets des difficultés économiques et même si il en avait, ca ne serait pas désirable.
Commençons par la fin, la crise des supbrimes (ou credit crunch) aux États-Unis est dûe particuliérement au gouvernement qui a trouvé, sous l'administration Clinton, milles et unes réglementations (qui entraînent des distorsions économiques au niveau de la valeur et des prix) pour stimuler le taux d'individus possédant des maisons. Pour un moment, la mesure a marché faisant passer le taux de 62% des Américains à 69%, mais le tout s'est fait sur des véhicules comme les subprimes qui permettaient d'éviter aux banques seules d'avoir les risques mais a réparti le tout sur le systéme financier.

À tout cela il faut ajouter le fait que Fannie Mae et Freddie Mac étaient des GSE (government sponsored entreprises) qui contribuaient à génerer la crise actuelle qui n'auraient jamais dûes être sauvées comme il a été fait (ou du moins, elles auraient dûes être réformées bien avant).

Finalement, un ensemble de mesure fiscale (notamment une plus grande exemptions de gains en capital pour l'achat d'une maison) ont été mises de l'avant contribuant aussi à la crise. La crise a été générée par des gouvernements en premier lieu et vous avez assez confiance en eux pour qu'ils réparent leurs dégâts?

D'ailleurs, en situation de crise comme celle-ci, il est préférable de laisser les prix agir de maniére à réallouer les ressources plus efficacement et se réadapter aux nouvelles réalités. Empêcher les marchés de s'adapter en éliminant les joueurs moins performants et en gardant ceux qui ont su faire des bons choix, c'est se tirer dans le pied.

Maintenant, quant aux pouvoirs du gouvernement du Québec, je suis bien sceptique. Le déficit zéro n'existe toujours pas comme moi et Bryan l'avons souligné dans La Presse ce samedi, le gouvernement n'a engrangé aucun surplus pour les jours mauvais. Prenons, pour balise, la proposition du leader adjoint de l'ADQ qui pense que l'État a environ 1 milliard de dollars(qui existent déjà, alors pas besoin de taxer plus ou de s'endetter ou même de têter le fédéral) qu'il peut redistribuer aux acteurs économiques (et non pas par des baisses d'impôts) dans le but de stimuler la croissance économique. Voici un montant qui excitera sûrement tous les lobbys du Québec qui iront têter l'État avec des études en main pour prouver que leur industrie est celle qui pourra contribuer le plus à la croissance économique. Toutes des industries qui pourrait survivre sans aucune subventions et qui sont surtout déjà en difficulté, non pas à cause du marché, mais à cause de leur propre capacité à s'adapter aux nouvelles réalités économiques (forestiéres, secteur textile, alumineries). Je juge donc indésirable de briser le vieil adage qui veut que toute entreprise qui réussit n'a pas besoin d'aide.

Par ailleurs, si telles subventions seront attribuées, l'effet sera t'il véritablement bénéfique? Parce que je fais l'hypothése que le gouvernement ne sait pas choisir les gagnants (comme il a choisi d'aider le secteur manufacturier dans les années 1980).

Alors non, le gouvernement du Québec devrait juste être prudent dans ses choix et peut-être démarrer quelques petites réformes quant au marché du travail, au climat d'investissement, la fiscalité etc.

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Au sujet du blogue

Scientifiquement justes, politiquement incorrects

Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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