Rahim Jaffer, abortion, the Toronto Gay Pride parade – these three issues have recently involved the Conservative government in heated debate. There is a common thread to these seemingly unrelated issues. They all illustrate what happens to a conservative government when it increases, rather than decreases, the size of the state (...) Mr. Harper used to argue that the Conservative Party had to contain both fiscal conservative and social conservative wings, and that the key to holding them together was to reduce the role of government in society. With smaller government, fiscal conservatives would applaud lower taxes and less regulation, while social conservatives would have less reason to fear that government was bent on destabilizing the natural family and traditional morality.J'aime particulièrement le passage qui indique comment les conservateurs fiscaux (libéraux classiques) et les conservateurs sociaux pourraient s'entendre au sein d'un gouvernement. Voici une leçon qui pourrait aussi par ailleurs être tout aussi pratique aux droitistes au Québec qu'au Canada.
Tellement bien dit
Politologue amateur...
Pierre Morin sur son blogue décide de citer le très crédible Michel C.Auger(qu'il ridiculise souvent mais qu'il cite quand ça lui convient). Il cite le passage suivant :
Le danger qui guette l’ADQ, dans la présente course à la direction, est de se cantonner dans un terreau idéologique carrément de droite, dans lequel elle sera toute seule, certes, mais qui ne lui donnera plus aucune chance de prendre le pouvoir. (…) Le problème de l’aile droite adéquiste a toujours été de vouloir copier les politiques conservatrices américaines, ou plus récemment, du Parti conservateur fédéral, comme s’il était plus important de montrer son conservatisme que de trouver des solutions adaptées au Québec.Vraiment? Quelles sont les politiques des conservateurs américains? Si Michel C.Auger était un véritable politologue (ou rigoureux tout simplement) et qu'il avait regardé les chiffres de l'organisme gouvernemental US Census Bureau ou du National Bureau of Economic Research, voici ce qu'il aurait trouvé comme politiques "conservatrices" :
- Transformation des surplus budgétaires de l'administration Clinton en déficit
- Coupures d'impôts temporaires et non-permanentes qui n'ont aucun effet sur la reprise économique de 2001
- Une augmentation des dépenses pour Medicare et Medicaid
- Une augmentation des dépenses pour la Sécurité Sociale et aucune réforme allant dans le sens de la privatisation
- Un début de "bailout" pour le secteur financier qui sera continué par l'administration Obama
- Un début de "bailout" pour le secteur automobile qui sera continué par l'administration Obama
- Politique protectionniste pour l'industrie de l'acier
Politiques conservatrices? Vraiment? Rigueur, Rigueur, Rigueur comme dirait l'autre...
Cette mauvaise droite...
Bleu Québec, pardonnez moi je devrai dire Pierre Morin le chef de cabinet du député adéquiste Marc Picard, m'accuse implicitement (comme il l'a fait si souvent) d'avoir nuit à la droite notamment en ayant critiqué l'ADQ.
En premier lieu, si Mario Dumont a fait des excuses et un méa-culpa, c'est probablement parce qu'il avait tort d'avoir amener l'ADQ sur la voie qu'il a prise. Ainsi, il est implicitement dit que moi, Bryan et les autres avions raison de critiquer la voie qu'il avait prise. Mais je ne m'attendais pas à recevoir des excuses après m'être fait traiter de ''gros porc'' par une députée, de ''traître'' et de ''vendu''. Aprés tout, c'est plus facile pardonner si on a raison et non pas si on a tort.
En second lieu, l'Action démocratique a chutée si bas dans les sondages que je pense être vindiqué dans mes critiques. J'avais soumis des mémos à l'intérieur concernant la stratégie du parti, Bryan Breguet et moi avions tenté de monter des propositions pour l'aile jeunesse. Mais finalement, lors de son récent congrès le parti a décidé de refuser d'inclure une proposition (si radicale et dangereuse à son avis) qui imposerait des normes démocratiques dans la vie syndicale. C'est vrai que c'est ''radical'' de demander le vote secret dans les assemblées syndicales.
En troisième lieu, je m'excuse mais quand l'Action démocratique propose un ''bureau de la prospérité'' ca sonne péquiste un point c'est tout. Un bureau qui devait diriger les investissements? Le tout assorti d'une sauce Caisse de Dépôt et de Placement interventionniste (au lieu d'être axée sur le rendement) et d'une politique d'achat local. C'est digne du plus ambitieux des péquistes. Finalement, c'est le rêve secret du séparatiste radical d'associer un supposé déclin du français à la hausse du nombre d'immigrants comme les adéquistes l'ont fait lors des partielles de Montréal.
Finalement, je m'excuse mais ce qui s'est passé est très simple. Il y a des gens qui voulaient construire une droite moderne (pas radicale et dogmatique) qui aurait eue un programme clair et articulée pour une réforme de l'État. Un parti qui n'aurait pas versé dans le populisme péquiste, un parti qui aurait été capable de démontrer sa capacité de gérer l'État d'une manière qui aurait propulsé le Québec dans le peloton de tête des pays de l'OCDE. Ca c'est de la droite articulée, l'ADQ maintenant c'est de la mauvaise droite populiste crasse. Le but que nous avions était de construire un équivalent au parti conservateur britannique ou au CDU Allemand d'Angela Merkel ou au Parti Libéral Australien. C'était de créer une droite qui aurait pu saisir le pouvoir et entamer des réformes de marché - pas une droite populiste.
Mais faut croire que Pierre Morin et les autres qui ont pris plaisir à salir mon nom quand j'ai commencé à critiquer l'ADQ alors qu'elle était dans les eaux du 30% ne veulent pas voir. Il n'existe pas d'individus plus aveugles que ceux qui ne veulent pas voir.
P.S : Moi j'ai encore un emploi le 9 décembre...


