Risqué...

lundi 23 mars 2009 ·

L'ADQ a décidé de choisir son nouveau chef dans un peu moins d'un an. Quoique les modalités d'inclusion dans la course semblent adéquates et même très généreuses à mon avis, la durée de la course surprend.

Entendons nous pour dire que présentement les médias se foutent éperduemment de l'Action démocratique et ne lui accorde aucune crédibilité sur le plan des idées. Malgré qu'une excellente session parlementaire pourrait corriger cette impression en prenant des positions innovatrices, intellectuellement recherchées et cohérentes, il y a des risques considérables.

Admettons que la session parlementaire soit extraordinaire pour l'ADQ. Toutes les positions prises entre maintenant et le Congrès à la chefferie seront forcées dans la bouche du nouveau chef qui n'aura que très peu de marge de manoeuvre pour imposer un changement de direction. Il se retrouvera exactement comme André Boisclair en 2005 lorsqu'il est devenu chef du Parti Québécois. Donc, plus la durée de la course sera longue plus le nouveau chef se retrouvera avec un programme sur lequel il n'aura presque aucun droit de regard.

Toutefois, si l'ADQ n'a pas une session parlementaire extraordinaire ou même acceptable, l'ADQ renforcera l'image d'incohérence et d'improvisation dans les médias. On ne pourra pas blâmer l'ADQ en soit, il est difficile pour une cheffe intérimaire d'imposer le discours du parti. Peu importe cependant puisque ca sera quand même l'image qu'on aura de l'ADQ. Cette image sera progressivement renforcée au cours de l'année sur laquelle s'étendra la course à la chefferie.

Dernièrement, à part les députés je ne connais pas beaucoup d'individus extra-parti ou anciens députés qui pourront financièrement soutenir une année à faire campagne, ce qui réduit le chantier potentiel de candidats et donc toute possibilité de susciter un intérêt dans la course à la chefferie.

Mais il y a des avantages; une exposition médiatique plus grande et pas de conflits médiatiques avec les élections municipales.

1 commentaires:

Louis Préfontaine a dit…
23 mars 2009 à 18:54  

Un an, ça laissera le temps à Stéphane Gendron de faire sa place, de prendre la tête... puis de se discréditer par la suite!

Latest projections

Latest projections
Click for detailed projections

Au sujet du blogue

Scientifiquement justes, politiquement incorrects
Une erreur est survenue dans ce gadget

Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

GB pour Geloso-Breguet's Fan Box

TopBlogues Add to Technorati Favorites