Michael Ignatieff et le Québec

lundi 23 mars 2009 ·

Les libéraux se préparent en recrutant des nationalistes comme l'ancien député adéquiste de Beauce-Sud, Claude Morin et en disant que les Québécois méritent leur place au pouvoir. Un peu pour dire que les nationalistes ont leur place au Parti Libéral du Canada. Mais ce que je trouve drôle c'est que Michael Ignatieff semble bénéficier de cette volatilité électorale que moi et Bryan critiquons si souvent.

À chaque élection, les Québécois changent massivement d'avis comparativement à l'élection précédente ou même comparativement à quelques semaines ou quelques mois auparavant. C'est peut-être plus cela que la "nouvelle approche nationaliste" qui semble propulser Ignatieff en avant.

Moi et Bryan ne sommes pas des nationalistes au sens que plusieurs l'entendent. Nous défendons l'idée que la péréquation devrait être une formule unique pour l'ensemble du Canada sans cadeaux pour aucune province (malgré que je suis ultimement partisan d'abolir la péréquation). Cette position est très impopulaire au Québec puisqu'elle revient à dire que le Québec est une province comme une autre. Quand nous l'énonçons, moi et Bryan nous faisons accuser d'être anti-Québécois ou d'être des fédéralistes vendus.

Pourtant, c'est aussi ce que dit Michael Ignatieff aussi et il monte dans les sondages. Il recrute même un ancien député de l'Action démocratique, un parti on-ne-peut-plus nationaliste.

Sa remontée est-elle seulement l'effet du changement d'avis des Québécois qui semblent croire que Stephen Harper les abandonne pour l'Ontario? Probablement cela plutôt que son nouveau pitch nationaliste...

Latest projections

Latest projections
Click for detailed projections

Au sujet du blogue

Scientifiquement justes, politiquement incorrects
Une erreur est survenue dans ce gadget

Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

GB pour Geloso-Breguet's Fan Box

TopBlogues Add to Technorati Favorites