Affichage des articles dont le libellé est Santé. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Santé. Afficher tous les articles

Le Canada et les 29 counties de l'ouest de la Pennsylvanie

lundi 20 septembre 2010 · Comments

Quelle est la différence entre le Canada et les 29 counties de l'Ouest de la Pennsylvanie? Elle se résume au chiffre onze. Effectivement, il y a seulement onze machines MRI (Magnetic Resonance Imaging) de moins dans ces 29 counties que dans le Canada au complet pour 32 millions de personnes. Il y a donc 151 machines MRI au Canada contre 140 pour les centres Highmark dans les counties de l'Ouest de la Pennsylvanie.

Une mesure inutile

lundi 12 juillet 2010 · Comments

En 2007, l'ADQ avait mis de l'avant l'idée d'offrir sous le couvert de la RAMQ les traitements d'infertilité et une extension était proposée concernant la fécondation in vitro. Je vous admet que j'étais mal à l'aide à l'égard cette idée dès 2007. Je le suis encore aujourd'hui alors que le ministre Bolduc annonce le début de la gratuité de la procréation assistée.

Je ne vois pas pourquoi il est nécessaire d'inclure ce produit dans le panier des produits assurés par la RAMQ. J'ai toujours été favorable à un réseau de santé public si et seulement si ce dernier n'assure que certaines opérations sans détenir un monopole sur celles-ci. Ainsi, l'État n'assurerait qu'un panier d'opérations et procédures essentielles sans les produire lui-même.

En offrant la gratuité, les gens consomment davantage que nécessaire et du gaspillage se produit inévitablement et le contribuable ramasse la facture. Moralement, cela ne me dérange pas pour certaines procédures, mais dans le cas de la procréation assistée, ca me dérange. Je ne vois pas en quoi ne pas être capable de produire d'enfants mettrait en danger la vie d'une personne. Cela va bien au delà de la mission d'un système de santé et une telle politique a un coût.

Pour produire "gratuitement" ce service, il faut utiliser des ressources qui pourraient être utilisées ailleurs, par exemple dans l'augmentation du nombre de médécins de famille ou d'infirmières. Une politique peu nécessaire après tout et probablement néfaste...

Une nouvelle loi-anti-tabac? Une proposition

mercredi 21 avril 2010 · Comments

Mon ami et professeur Frédéric Têtu est récemment allé à Maisonneuve en direct pour débattre de l'idée d'interdire de fumer dans les parcs publics. Je vous admet que premièrement je suis un fumeur de cigare assez intense et que je n'aime pas vraiment la manière dont il y a une croisade sans cesse contre les fumeurs. Dés 2008, j'ai été terriblement choqué par la loi qui empêche aux Québécois de voir l'étalage des produits qu'ils veulent acheter, ensuite par l'interdiction des cigarillos à l'unité par le gouvernement fédéral.

Cependant, je comprend qu'avec un système de santé public les fumeurs font assumés une partie des coûts par l'ensemble de la communauté. Comme je suis défenseur de maintenir un système partiellement public de santé, il y a une question de santé publique. Mais cela ne justifie en rien selon moi l'ensemble des lois sur le tabac, notamment l'interdiction de fumer dans les bars. En interdisant aux gens de fumer dans certains endroits, on ne rend pas les gens plus responsables de leurs comportements. En plus, dans le cas des bars, on viole le droit de propriété des restaurateurs et "bartenders". Alors voici les trois problèmes dans le débat:
  1. La responsabilité individuelle: je considère qu'interdire aux gens de faire quelque chose ne rend pas les gens responsables et conscients de leurs comportements;
  2. La propriété privée: je considère qu'un propriétaire de bar ou de restaurant est libre de disposer et d'utiliser leur propriété comme ils le désirent;
  3. La santé publique: considérant un système de santé public, la fumée produit des externalités que des gens qui ne fument pas doivent assumer (exemple: un non-fumeur doit payer par ses impôts les traitements d'une victime du cancer du poumon causée par la cigarette).
Alors voici une proposition de politique publique pour la fumée dans les lieux publics qui permet de résoudre les trois problèmes d'en haut.
  1. Abolir la loi actuelle sur la cigarette dans les lieux publics (bars, restaurants);
  2. Remplacer la loi par une nouvelle loi qui met en place un "permis de tabac" similaire aux permis d'alcool dont les fonds seraient mis dans une "caisse autonome" qui devraient aller obligatoirement au financement des soins de santé.
Cette proposition a l'avantage d'offrir un choix au propriétaire d'un bar par exemple de s'adapter à sa clientèle sans se faire imposer un comportement particulier. Le prix du permis, disons $100,000 pour un bar, se réfleterait dans les prix des boissons ou nourriture qu'il sert et il devra faire le choix entre des prix plus élevés pour faire compétition ou un lieu libre de fumée avec des prix plus bas. Par la même occasion, le consommateur se verra présenter avec un choix dont il devra assumer les responsabilités; soit il accepte de payer plus cher et aide donc à financer l'acquisition du permis de tabac, soit il va dans un bar avec des prix plus bas mais ne peut pas fumer. Au final, on réussit à internaliser par cette politique l'externalité causée par la fumée dans les lieux publics en minimisant les violations de la propriété privée et en évitant la désresponsabilisation des individus face à leurs comportements.

Une idée simple pour la santé (mais controversée)

jeudi 11 mars 2010 · Comments

Il y a quelques jours, une histoire d'horreur s'est produite quand Mr.Pitre est mort sur une liste d'attente pour une opération cardiaque. À cela s'ajoute aujourd'hui la démission du directeur national des urgences. La Presse note avec raison que les listes d'attente deviendrait quelque chose qui serait vite dans notre passé selon les promesses de Jean Charest. Alors j'ai une petite idée qui pourrait être politiquement très simple et sans coût, mais qui réglererait sûrement une petite partie du problème.

Pourquoi ne pas permettre l'existence d'un hôpital complétement privé? Disons qu'il est possible d'ouvrir un hôpital maintenant et que toutes les opérations, rencontres ou consultations dans cet hôpital seraient payés soit de la poche des consommateurs, soit de l'assurance, soit de l'oeuvre de charité ou même financés par la charité privée. En rien cela ne questionnerait l'existence du réseau public. En laissant la liberté aux docteurs de travailler des heures supplémentaires au delà de leur plafond permis dans le réseau public, cela permettrait d'ajouter à la force de travail que représente l'infîme minorité de docteurs qui se sont déassfilliés du réseau public.

Mon amie Joanne Marcotte affirme que les hôpitaux anglophones sont mieux gérées que les hôpitaux francophones. C'est peut-être vrai, mais ca ne produit aucune distinction entre l'efficacité du privé et l'efficacité même si ca montre que l'État-Providence n'a pas détruit les liens de communauté plus forts qui existent au sein des communautés juives, anglophones et allophones de Montréal. En fait, l'hypothèse que moi, Bryan, Joanne Marcotte et d'autres collègues faisons c'est que le système public actuellement conçu est: 1) peu efficace sur le plan administratif; 2) limite l'offre de travail; 3) limite les choix des patients; 4) affecte dramatiquement la qualité de vie des patients.

En laissant l'émergence d'une telle institution, il y aura une sorte d'expérience qui ne produirait pas d'effets anti-déontologiques. Les médécins continueraient d'opérer obligatoirement dans le réseau public selon les barêmes établis par le gouvernemnt. Les patients qui iraient dans ce réseau le feraient librement et conscients du fait qu'ils devront soit payer de leur poche, soit contracter une assurance. Les médécins désaffiliés auraient une opportunité de travail. Ainsi, nous pourrions désengorger les hôpitaux publics de certains patients qui trouvent que le temps qu'ils passent à souffrir et attendre mérite que des fonds soient déboursés de leurs poches. Le choix d'aucun individu serait violé, au contraire les choix seraient multipliés et aucun fond public additionnel n'aura été utilisé. En plus, si je ne m'abuse, je ne crois pas que cela conviendrait en aucun point à la loi Canadienne sur la Santé et ne contiendrait aucune pénalité financière de la part d'Ottawa.

Cet hôpital choisira sa propre méthode administrative et agirait selon les désirs de ses consommateurs et pourrait innover librement dans l'utilisation des techniques. L'idée de cet hôpital est l'équivalent des zones commerciales franches mais pour les soins de santé et de faire comme avec les écoles publiques-privées. Deux réseaux qui se compétitionnent augmentent la qualité pour tout le monde. Le récent palmarès des écoles dressés par l'Institut Économique de Montréal a noté que depuis le premier palmarès et l'augmentation des écoles privées, les deux réseaux se sont améliorés considérablement et ont commencé à offrir des meilleurs services aux enfants. Ici, nous aurions un hôpital privé qui ferait compétition au réseau public et pourrait offrir les mêmes soins de santé que le réseau public, alors que la seule différence sera que les gens pourront payer.

Au pire, si ca ne produit pas des grand gains administratifs contrairement à mes présuppositions (ce que Bryan, Joanne et plusieurs autres pensons), le secteur public aura été desengorgé de certains patients plus riches qui voulaient payer et dont l'argent des impôts servira quand même à financer en partie le réseau public. Il y aura donc eu une allocation des patients selon la volonté de payer et les plus démunis ne seront pas affectés.

Au mieux, nous montrons qu'il y a des gains d'efficacité importants ce qui justifie l'argumentaire qu'une certaine couverture public ne justifie en rien la production publique des soins!

Qui sont les 45 millions?

mardi 18 août 2009 · Comments

Qui sont donc les mystérieux 45 millions de non-assurés aux États-Unis. Comme les chiffres que Bryan a sorti avant moi, plusieurs sont des jeunes qui se croient invincibles, des gens qui sont en transition entre des emplois et des hispaniques qui viennent tout juste d'arriver aux États-Unis.

Néanmoins, ces 45 millions ont-t-ils vraiment aucune couverture? J'ai de la difficulté à croire que des médécins refuseraient de traiter un patient en danger imminent sur la base qu'il n'a pas d'assurance ou même que des gens très pauvres se feraient charger des fortunes pour leurs soins de santé. Il est difficile de croire qu'un gouvernement démocratiquement élu laisse autant de gens sans aide. Le docteur David Gratzer note justement cela dans un article du Los Angeles Times. Près du tiers des non-assurés sont éligibles - mais ne sont pas enrollés - pour des programmes comme Medicaid. Il note aussi que ces gens qui améneraient leurs enfants en urgence (Medicaid couvre les enfants) pourraient s'inscrire sur le champs. Les gens décident juste de ne pas remplir la documentation nécessaire.

Selon Gratzer, selon 8.2 millions des 45 millions sont chroniquement non-assurés à cause des coûts élevés des assurances.

AJOUT: Au sujet du tiers des non-assurés éligibles à des programmes gouvernementaux et le 8.2 millions sur le 45 millions, ma source est le livre de David Gratzer intitulé The Cure.

Hola pour le tourisme médical

dimanche 22 mars 2009 · Comments

Malgré que nous ne parlons pas souvent de santé, vous devez vous attendre à ce que les auteurs de ce blogue(je pense pouvoir parler au nom de Bryan ici) sont partisans d'un système de santé mixte avec une forte contribution du secteur privé.

Toutefois puisque le ministre actuel de la santé est un démagogue et que l'autre ministre auparavant était un hypocrite, on se retrouve avec un système relativement archaïque (malgré quelques améliorations mineures au plan administratif).

C'est pour cela que je suis content de voir ces chiffres sur le tourisme médical. Heureusement que ce tourisme médical existe parce qu'il permet à des individus dans des pays émergents d'avoir des emplois de haute qualité à des salaires très élevés pour la moyenne nationale et qui leur permettra d'accélerer leur rhytme de croissance pour atteindre des niveaux d'affluence jamais égalés auparvant. En sus, il permet à des riches Québécois d'aller se faire traiter ailleurs tout en continuant de payer des impôts et en se retirant des listes d'attente.

I am Vincent Geloso and I approve Medical tourism...

Démagogie sur la santé

mercredi 10 décembre 2008 · 2 commentaires

Pendant cinq ans, Philippe Couillard s'est opposé au privé en santé. Tout son séjour au ministère de la santé n'était qu'un timide endossement du privé en santé. Et cette timidité n'aurait probablement jamais existé si la Cour Suprême n'avait pas jugé l'interdiction des assurances privées dupliquées portait atteinte à la vie et à la sécurité des individus.
Que s'est t'il passé au Philippe Couillard qui s'est caché pendant 5 ans et qui a ressorti aujourd'hui avec un vibrant plaidoyer pour un système à deux vitesses? Pourquoi s'est t'il caché pendant si longtemps, quand il était en position de pouvoir changer quelque chose.
Ce qui est encore plus drôle c'est que Philippe Couillard n'est pas le premier des anciens ministres qui endosse du privé en santé aprés s'être tait pendant leur séjour au pouvoir. Claude Castonguay (ministre des services sociaux sour Robert Bourassa) et Jean Garon (ministre péquiste de l'éducation au cours des années 1990) sont aussi des politiciens qui ont changé d'avis après avoir quitté l'Assemblée Nationale.
Pourquoi les changements d'avis? Peur des syndicats? Peur des groupes d'intérêts? Peur de perdre l'argent d'Ottawa comme le prévoit la loi Canadienne sur la Santé et ainsi entraîner des finances publiques moins saines et donc des questionnements et réformes additionelles? Je vous pose la question!

Un vétérinaire pour tous les Québécois!

mercredi 26 novembre 2008 · 6 commentaires

Puisque le PQ et le PLQ se livre à la démagogie quant au privé au santé accusant les partisans d'un systéme mixte comme moi-même et Bryan de vouloir substituer la carte American Express à la carte soleil, j'ai décidé de me livrer à un exercice de démagogie que je trouve pédagogique.

J'ai le droit d'amener mon chat (hypothétique là, j'ai pas de chat et Bryan sait que je déteste ces trucs) chez le vétérinaire et obtenir un service pour des frais modiques dans l'une des cliniques vétérinaires du Québec. Mon chat aura probablement un délai d'attente de quelques heures pour un diagnostic et une radiographie. En l'espace de 1 semaine au maximum, mon chat sera soigné et de retour à miauler pendant je dors. Mon chat aura obtenu un traitement plus rapide qu'un enfant sur liste d'attente ou d'un camionneur qui veut se faire soigner pour une hernie discale. Vous trouvez que je suis démago? Moi aussi, mais j'ai pas fini là!

J'ai une promesse. Oui-oui, je veux promettre quelque chose. Un vétérinaire pour tous les Québécois. Cette promesse permettra d'augmenter l'offre de soins de santé sans engendrer de nouvelles dépenses publiques et en offrant une certaine dose de flexibilité au systéme de santé.

À toutes fins pratiques, si je tombe dans les marches de mon appartement et que je me fracture le bras, je pourrai aller voir un vétérinaire (certains gauchistes disent que je suis ''chien'') et me faire soigner pour ma fracture. J'aurai sûrement moins de temps d'attente que dans une clinique privée ou même dans un hôpital public. Alors déréglementons la profession des vétérinaires pour leur permettre de pratiquer pour des actes médicaux légers comme des luxations ou des fractures, on augmenterai l'offre de soins de santé et les ''riches'' (i.e. méchants ébouillanteurs de chatons ou de chiots) pourront payer de leur poche et pas encombrer le secteur public.

Je veux dire, j'ai le droit de payer pour faire réparer la patte brisée de mon chat, mais j'aurai pas le droit de demander à un vétérinaire de le faire?

(NOTE : J'étais complétement ironique ici, mais je voulais répondre à la démagogie)

Jean Charest : Drôle d'accusation

mercredi 12 novembre 2008 · Comments

Jean Charest accuse Pauline Marois des déboires du systéme de santé. Mais on dirait que le pyromane jette le blâme sur l'autre pyromane qui a commencé avant lui. Aprés tout, c'est Jean Charest qui a adopté la loi 33 - la loi la plus timide quant au jugement Chaouilli rendu par la Cour Suprême, refusant d'aller vers la conclusion logique du jugement. C'est lui aussi qui a tabletté les recommandations principales du rapport Castonguay (je m'en fous qu'il aille réalisé 65% du rapport, c'était le 65% facile où tout le monde était d'accord et à l'université, 65% la note qu'on obtient c'est C, c'est pas un A et c'est pas brillant un éleve qui a C de moyenne (quoique ça ne rend pas inéligible).

Désolé, mais je pense que si on doit accuser Pauline Marois, Jean Charest devrait être assis à ses côtés sur cette question. Si il avait vraiment voulu résoudre le probléme de la santé et appliquer le Rapport Castonguay, Jean Charest n'avait qu'à embrasser l'ADQ qui a même déposé un projet de loi pour appliquer le rapport. L'ADQ l'aurait appuyé jusqu'en enfer sur l'ouverture au secteur privé. Mais non, il n'a rien fait!

Latest projections

Latest projections
Click for detailed projections

Au sujet du blogue

Scientifiquement justes, politiquement incorrects

Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

GB pour Geloso-Breguet's Fan Box

TopBlogues Add to Technorati Favorites
Powered By Blogger