Démagogie sur la santé

mercredi 10 décembre 2008 ·

Pendant cinq ans, Philippe Couillard s'est opposé au privé en santé. Tout son séjour au ministère de la santé n'était qu'un timide endossement du privé en santé. Et cette timidité n'aurait probablement jamais existé si la Cour Suprême n'avait pas jugé l'interdiction des assurances privées dupliquées portait atteinte à la vie et à la sécurité des individus.
Que s'est t'il passé au Philippe Couillard qui s'est caché pendant 5 ans et qui a ressorti aujourd'hui avec un vibrant plaidoyer pour un système à deux vitesses? Pourquoi s'est t'il caché pendant si longtemps, quand il était en position de pouvoir changer quelque chose.
Ce qui est encore plus drôle c'est que Philippe Couillard n'est pas le premier des anciens ministres qui endosse du privé en santé aprés s'être tait pendant leur séjour au pouvoir. Claude Castonguay (ministre des services sociaux sour Robert Bourassa) et Jean Garon (ministre péquiste de l'éducation au cours des années 1990) sont aussi des politiciens qui ont changé d'avis après avoir quitté l'Assemblée Nationale.
Pourquoi les changements d'avis? Peur des syndicats? Peur des groupes d'intérêts? Peur de perdre l'argent d'Ottawa comme le prévoit la loi Canadienne sur la Santé et ainsi entraîner des finances publiques moins saines et donc des questionnements et réformes additionelles? Je vous pose la question!

2 commentaires:

Jean-Paul a dit…
11 décembre 2008 à 06:31  

La réponse est pourtant facile: la préoccupation première d'un politicien, c'est de se faire élire. Et on sait que quelqu'un qui dit "moi, je le sais comment on peut améliorer les choses. Donnez-moi le contrôle, vous pouvez être sûrs que ça va marcher. Je vais régler ça, le temps d'attente dans les hôpitaux, etc" a beaucoup plus de chances de se faire élire que quelqu'un qui dit "nous, on pense qu'on est mieux de ne pas s'en occuper, le privé fera mieux que nous. Élisez-nous, faites-nous confiance, on est bons, mais le privé est meilleur que nous".

Dès que la préoccupation de l'élection disparaît, il ne faut pas s'étonner que le discours change...

Gilles Laplante a dit…
11 décembre 2008 à 06:56  

Je pense que tout politicien qui a un minimum d'honnêteté intellectuelle réalise un jour que le gouvernement ne fait jamais bien les choses. Un gouvernement sert à poser des balises. C’est le privé qui excelle dans la mise en œuvre.
Probablement que ces politiciens on commencé par croire qu’ils pouvaient faire fonctionner le système de santé et ont fini par réaliser que c’est impossible dans sa forme actuelle. Étant lâches de nature, c’est la nature de tout politicien, et faisant affaire avec une majorité d’imbéciles, l’électorat, il n’est pas question pour eux de proposer le moindre changement. Une fois débarrassés du carcan politique, certains osent nous dire la vérité mais ils vont vite réaliser qu’ils prêchent dans le désert. Parlez-en à Lucien…

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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