Histoire du syndicalisme au Québec
Les syndicalistes sont en sécurité en Colombie
Sécurité d'emploi : nécessaire pour la fonction publique?
Scab : vraiment néfaste?
Une étude de dans Labour Economics concluait que les résultats des lois anti-scabs étaient au mieux mixtes, c'est-à-dire qu'elles allongeaient les arrêts dans secteurs secteurs et les réduisaient dans d'autres. Une autre étude de Cramton et al. dans The Labour Law Journal est quant à lui plus prononcé en affirmant que le pouvoir de négocation accru des syndicats par la réduction des alternatives pour les employeurs et donc ils sont capables de se permettre les coûts plus élevés des arrêts de travail plus longs et plus fréquents.
Qui fait la loi (II)
J'en rajoute sur la syndicalisation de la fonction publique. Je maintiens ma position à savoir que la fonction publique est tout simplement moins productive que le secteur privé, ce qui justifie l'écart. Toutefois, Alain Dubuc de La Presse en rajoute ce matin en notant que si on inclut les bénéfices et avantages sociaux dans la fonction publique, ceux-ci reçoivent plus que dans le secteur privé dans son ensemble. Ne questionnons pas la validité d'une telle rémunération et même à savoir si nous devrions réduire la taille de la fonction publique, ce n'est pas la question que je pose.
Toutefois, ce qu'on peut questionner comme Dubuc le fait, c'est la sécurité d'emploi. Obtenir davantage - tout inclus - que le secteur privé en plus d'une sécurité d'emploi, c'est sujet à questionnement. Est-ce-que la productivité du secteur public justifie un tel ''salaire''? Je pense que la réponse demeure non, surtout que je pense que plusieurs seraient prêts à échanger une partie importante de leur salaire pour la sécurité d'emploi.
En fait, il y a une proposition à faire, si on considère l'écart positif du secteur (avec tous les bénéfices sans la sécurité d'emploi), on peut retourner à l'envers l'argumentaire des syndicats en disant que cet écart pourrait être maintenu. En échange, l'État obtiendrait une plus grande flexibilité quant à la main d'oeuvre et donc une réduction de la sécurité d'emploi. Après tout, non seulement je pense que la productivité du secteur public ne justifie pas de tels salaires, mais je pense qu'il s'agit de deux formes de rémunérations différentes.
Si on accorde des hausses de salaire aux syndiqués de l'État, il faut que ca s'accompagne d'une hausse de productivité, ce qui selon moi transite par une plus grande flexibilité quant au licensiement et embauche de travailleurs publics. Cela serait t-il une bonne proposition? Meilleure que celle demandée par les syndicats en tout cas...
Qui fait la loi?
Les centrales syndicales viennent d'annoncer leur front commun pour revendiquer des hausses de salaires et de conditions auprès du gouvernement. Pour eux, c'est un moment historique, pour moi c'est du pareil au même.
Un groupe d'intérêt qui forme 40% de la population et qui n'assume pas les coûts des décisions qu'il impose tout en retirant les bénéfices. Pourquoi la CSN, la FTQ et la CSQ devraient t-elles avoir autant de pouvoir auprès du gouvernement. En fait, pourquoi devrions-nous avoir tant de salariés gouvernementaux? Plusieurs programmes gouvernementaux peuvent être revus dans le cadre d'une revue stratégique des dépenses, notamment chez Investissements Québec et dans le ministère du Développement Économique (sans compter aussi les possibilités de privatisation de certains services publics).
Mais bon, admettons qu'on ne doit pas couper certains programmes (personellement, je préconise la suppression de programmes plutôt que de simples coupures), pourquoi devrions nous faire en sorte de fermer l'écart entre le public et le privé. En premier lieu, les salaires du secteur public se financent par la poche du secteur privé (il faut taxer) et donc on réduit le rendement dans les secteurs taxés. Mais bon même là, il faut que j'aille encore plus à la base, la productivité des travailleurs du secteur public justifie t-elle une hausse de salaire?
En fait, si il y a un écart de salaire entre le privé et le public, c'est parce que généralement le privé est plus productif que le public, justifiant ainsi des salaires équivalents le niveau de productivité. Si on paie plus que la valeur de ce qu'on produit (la valeur sociale dans le cas de l'État), c'est ce qu'on appelle ''ne pas avoir pour son pognon''. Le fait que le Québec est la province avec le plus de conflits syndicaux (et considérant que la majorité des syndicats sont dans le secteur public) devrait sonner aussi une cloche au sujet de la productivité du secteur public.
J'aurai jamais cru...
... qu'un syndicat puisse être accusé d'avoir violé les lois électorales en prenant part de manière illégale dans une campagne électorale pour défendre ses intérêts contre un parti politique méchant qui veut permettre plus de démocratie syndicale et une plus grande liberté pour les travailleurs.
C'est probablement une première, jamais les syndicats ne baignent dans la criminalité et l'illégalité...
Comment améliorer (relativement) la compétitivité du Québec
Il existe une alternative à toutes les idées de réforme de l'État, de privatisations, de déréglementation et de libéralisation que moi et Bryan mettons de l'avant pour améliorer la compétitivité du Québec. En fait l'alternative est très simple. Les syndicats, l'Union des Producteurs Agricoles, les Fédérations Étudiantes et Associations communautaires sont les premières à déclarer que face à la Chine, l'Inde et les autres pays émergents, nos secteurs primaires et secondaires ne peuvent pas compétionner. La raison selon eux serait le cheap labour dans ces pays. Donc ils se plaignent de la condition des travailleurs en Chine qui sont du cheap labour(c'est quoi l'alternative à être dans une shop?) et de la compétition ''injuste''(pourquoi c'est injuste qu'ils aillent des emplois qui paient mieux qu'être agriculteur?) qui met les Québécois dans la rue (je fais de l'exagération-type d'un syndicaliste là).


