Qui fait la loi (II)

mercredi 13 mai 2009 ·

J'en rajoute sur la syndicalisation de la fonction publique. Je maintiens ma position à savoir que la fonction publique est tout simplement moins productive que le secteur privé, ce qui justifie l'écart. Toutefois, Alain Dubuc de La Presse en rajoute ce matin en notant que si on inclut les bénéfices et avantages sociaux dans la fonction publique, ceux-ci reçoivent plus que dans le secteur privé dans son ensemble. Ne questionnons pas la validité d'une telle rémunération et même à savoir si nous devrions réduire la taille de la fonction publique, ce n'est pas la question que je pose.

Toutefois, ce qu'on peut questionner comme Dubuc le fait, c'est la sécurité d'emploi. Obtenir davantage - tout inclus - que le secteur privé en plus d'une sécurité d'emploi, c'est sujet à questionnement. Est-ce-que la productivité du secteur public justifie un tel ''salaire''? Je pense que la réponse demeure non, surtout que je pense que plusieurs seraient prêts à échanger une partie importante de leur salaire pour la sécurité d'emploi.

En fait, il y a une proposition à faire, si on considère l'écart positif du secteur (avec tous les bénéfices sans la sécurité d'emploi), on peut retourner à l'envers l'argumentaire des syndicats en disant que cet écart pourrait être maintenu. En échange, l'État obtiendrait une plus grande flexibilité quant à la main d'oeuvre et donc une réduction de la sécurité d'emploi. Après tout, non seulement je pense que la productivité du secteur public ne justifie pas de tels salaires, mais je pense qu'il s'agit de deux formes de rémunérations différentes.

Si on accorde des hausses de salaire aux syndiqués de l'État, il faut que ca s'accompagne d'une hausse de productivité, ce qui selon moi transite par une plus grande flexibilité quant au licensiement et embauche de travailleurs publics. Cela serait t-il une bonne proposition? Meilleure que celle demandée par les syndicats en tout cas...

4 commentaires:

Anonyme a dit…
13 mai 2009 à 21:28  

Alain Dubuc!... Ah ben, si La Presse à Desmarais l'a dit.. ben ça doit être vrai! Surtout si M.Dubuc tire les mêmes conclusions que M. Geloso qui à son tour puise ses informations à l'Institut économique de Montréal des Desmarais (encore!). Ben là... si TOUT le monde à droite pense pareil et mange la même soupe infecte : FAUT que ce soit vrai!

C'est limpide! Tous ceux qui travaillent à la fonction publique sont des gens moins performants (et intelligents, et professionels et chèrement trop payés, etc...) que ceux qui travaillent pour une compagnie privée non-syndiquée - là où personne ne prend jamais de pause-café. Pis quand on a la sécurité d'emploi.. ben.. on devrait se contenter du salaire minimum qui est déjà trop élevé - selon M. Geloso. Fin de la discussion.

Moi j'aime ça quand c'est sans ambiguïté. Noir sur blanc... c'est tellement facile à comprendre.

Vincent Geloso a dit…
14 mai 2009 à 11:16  

Anonyme : tu crois tu à la théorie du complot? Parce que tu sonnes vraiment parano et névrotique?

Anonyme a dit…
14 mai 2009 à 22:13  

Au contraire.. il n'y a pas de complot. L'arrogance des Desmarais, Chagnon, Péladeau, Sirois, Ménard' Beaudouin et cie est telle qu'ils montrent à pleine page leur influence sur les décisions de nos gouvernements. C'est fait en plein jour à qui veut bien regarder. Faut juste être lucide et intelligent, et non pas paranoïaque. Tu vas comprendre plus tard quand tu vas te mettre à regarder autour de toi le beau système dans lequel on vit. Mais libre à toi de croire toute ta vie à la main invisible. ;)

Meg qui déteste l'anonyme con a dit…
14 mai 2009 à 23:48  

Anonyme, t'as tu passé un test de QI, parce que ca doit s'approche du QI d'une canne de thon!

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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