Armes à feu: le débat Suisse

mardi 18 janvier 2011 ·

Alors qu'ici au Canada, nous débattions l'été passé de l'abolition du registre des armes à feu (en particulier pour les armes de chasses), il y a un tout autre débat actuellement en Suisse. Il y a en effet une initiative populaire soutenue par la gauche et qui demande que les armes de services ne soient dorénavant plus conservées à la maison. Une arme de service est le fusil que chaque soldat reçoit lors de l'école militaire. Et comme tous les jeunes hommes Suisses doivent faire l'armée, cela signifie donc que tout le monde a une telle arme chez soit. Non seulement ça, mais chaque recrue rentre chez elle avec en plus une boîte contenant 80 munitions. Cette boîtes est cependant scellée est vous devez prouver à chaque année que vous ne l'avez pas ouverte. L'idee (absurde) derrière cette politique datant d'autres siècles est de garantir que chaque soldat sera en mesure de défendre son pays directement depuis chez soit.

Pour info, voici à quoi ressemble l'arme de service. Elle est assez légère (je devais la porter en tout temps lors de l'école de recrue; et non, nous n,avons jamais eu le droit d'accrocher le couteau de cette façon!) et permet de tirer 1, 3 ou 20 balles (en quelques secondes).



L'affiche est celle de l'UDC, le parti de droite populiste qui s'oppose naturellement à cette initiative. Sur le site web, vous avez même le "regroupement des femmes contre l'initiative". La gauche prétend que c'est dangereux et ouvre la porte à de nombreux suicides. Sur ce dernier point, elle a raison.

Latest projections

Latest projections
Click for detailed projections

Au sujet du blogue

Scientifiquement justes, politiquement incorrects
Une erreur est survenue dans ce gadget

Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

GB pour Geloso-Breguet's Fan Box

TopBlogues Add to Technorati Favorites