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Le masque

mardi 18 août 2009 · Comments

Vous avez sûrement entendu du programme "Cash For Clunkers" aux États-Unis qui vise à enlever les vieilles automobiles de sur l'autoroute. En effet les contribuables paieront pour les consommateurs qui se débarasseront de leur vieilles voitures énergivores. Mais est-ce que c'est vraiment une bonne manière de réduire les émissions. Pas selon l'économiste Chris Knittel de l'Université de la Californie. Le coût par tonne d'émission de GES éliminée sera entre $237 et $365 dépendant des hypothèses quant aux véhicules de remplaçement et combien de temps les vieux véhicules seraient encore sur la route sans le programme.

C'est quand même coûteux quand on compare au coût de la séquestration de GES grâce aux forêts serait entre $30 et $90 par tonne et pour environ 300 tonnes de réduction selon le PEW Centre.

Alors, à quoi sert ce programme? J'aurai tendance à croire qu'il s'agit d'une méthode de stimulus économique détourné. Les gens sont payés pour se débarasser de leurs automobiles vieillisantes et vont en acheter des nouvelles chez - accrochez-vous- General Motors par exemple.

Masquer un stimulus pour la polluante industrie de l'automobile sous le couvert de l'environnement ... quel force!

Pourquoi mettre fin à une tendance?

lundi 4 mai 2009 · 3 commentaires

Depuis 1960, l'industrie automobile (le Big Three) est en déclin face aux nouveaux compétiteurs et depuis environ 1960, l'État américain (et le Canada aussi) aide ces entreprises qui ne sont toujours pas capable de faire concurrence. Pourquoi tenter de sauver cette industrie? En fait, comment l'État peut-t-il vraiment renverser une telle tendance?

Subventionner l'échec

mardi 7 avril 2009 · 2 commentaires

Le gouvernement fédéral vient d'émettre une garantie sur tous les véhicules de General Motors et Chrysler pour ''rassurer" les consommateurs qui achéteraient des véhicules produits par celles-ci.

C'est pas une farce. Alors que les consommateurs pourraient ne pas acheter des automobiles de ces entreprises, les forçant donc à se plier au diktat des consommateurs, le gouvernement décide de donner la possibilité à une entreprise de ne pas craindre ses clients.

C'est absolument ridicule! La base de la viabilité d'un marché libre est que le consommateur puisse faire peur à l'entreprise si celle-ci prend des mauvaises décisions qui ne réflètent pas les désirs des consommateurs. Il est tout à fait élémentaire que le consommateur puisse décider du sort d'une entreprise! En offrant une telle garantie, le gouvernement fédéral s'assure que ces entreprises deviennent exemptées des pénalités que les consommateurs peuvent leur imposer en allant magasiner ailleurs.

En plus, il s'agit d'une taxe implicite sur les autres entreprises qui performent mieux. Si le Big Three est dans une mauvaise situation, c'est que celui-ci a pris des mauvaises décisions comparativement aux autres entreprises qui performent mieux. Donc en aidant ces entreprises en échec, on vient à taxer les bonnes décisions des autres entreprises puisqu'on leur fournit une compétition qu'ils auraient normalement tuée.

Vraiment...on dirait que c'est le NPD qui est au pouvoir là...

The Night of the Living Dead (companies)

lundi 30 mars 2009 · Comments

Certains gauchistes espèrent que l'intervention étatique pour sauver les entreprises dans le secteur automobile et bancaire permettront à l'économie de se soulever de ses problèmes.

La mentalité semble être que les PDG en place ne savent pas gérer leurs entreprises et donc qu'ils doivent être remplacés comme c'est le cas avec les PDG de General Motors. L'État doit donc faire suppléance pour assurer la survie de ces entreprises. Mais pourquoi donc l'État pourrait t-il faire une meilleure job? En quoi est-ce que l'État qui n'est soumis qu'au marché politique pourrait t-il produire de meilleurs résultats et éviter la banqueroute?

J'attends toujours un argument pour me prouver ca...

The magic of markets

jeudi 26 mars 2009 · 1 commentaires

Quand on est inefficace pour produire des biens et services, les consommateurs le remarquent et arrêtent d'opter pour le produit de l'entreprise inefficace préférant plutôt celui de d'autres entreprises. Un peu comme GM qui continue de perdre de l'importance au Canada et que d'autres entreprises plus innovatrices et efficaces font mieux :

The February sales numbers put GM squarely behind Chrysler, which sold 11,923 vehicles and Ford, which sold 11,854 vehicles. Compared to the previous February, Chrysler sold 27 per cent fewer vehicles and Ford sold 15.4 per cent fewer vehicles

Alors, on laisse GM mourrir pour que d'autres entreprises puissent consolider le marché des automobiles en reprenant des usines, des travailleurs et le capital malutilisé de General Motors?

Bailout Bullshit

jeudi 19 mars 2009 · Comments

On disait que si l'industrie automobile n'était pas sauvée, ca serait une catastrophe. Les employés des entreprises seraient sans emplois et toute l'industrie qui tourne autour des producteurs automobiles aurait été affectée.

Donc si on sauvait les producteurs automobiles, on sauvait tous les autres. Mais ca ne semble pas avoir réussi puisque le gouvernement fédéral des États-Unis vient d'attribuer une aide de cinq milliards à l'industrie des pièces automobiles.

Quand on aide une industrie en particulier, non seulement c'est inefficace économiquement mais ca change aussi les attentes des acteurs économiques qui savent que les gouvernements pourraient être convaincus d'intervenir pour les sauver. Cela fait en sorte d'éviter la sage mais difficile décision de changer ses manières de faire ou de fermer les portes pour laisser les acteurs les plus efficaces reprendre le flambeau.

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Au sujet du blogue

Scientifiquement justes, politiquement incorrects

Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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