Encore une fois, la dette nette ne compte pas

mardi 6 avril 2010 ·

Jean-François Lisée s'y remet. Eh oui, il continue d'affirmer que la dette nette est un indicateur intéressant pour le Québec. Cette fois-ci, il regarde le cas de l'Ontario pour défendre son argument. Le problème c'est que même le ministère des finances du Québec déclare que la dette nette est un indicateur sans intérêt pour les firmes qui évaluent la cote de crédit du gouvernement, et donc le service de la dette qui s'y associe.

Premièrement, en page 36 du document sur la dette du dernier budget, le ministère des finances décrit en détails ce que regardent les agences de cotation comme Moody's et Standards & Poors. Nul part voit-on la mention de la dette nette, des actifs, ou des infrastructures du gouvernement. Deuxièment, même en étandant le nombre d'agence au lieu de se concentrer sur Moody's, on voit dans le budget 2007 (page 16-17) que nul part il y a mention de la dette nette comme déterminant du service de la dette.

Ce qu'il faut comprendre c'est que la dette nette est trompeuse. Les routes par exemple que le Québec ne sont pas 1) aisément liquidables et 2) pas nécessairement rentables et représentent des liabilités potentielles (après tout, il faut maintenir les routes). Ensuite, il faut comprendre que ce qui nous inquiète dans la dette, c'est la part du budget futur qui devrait être alloué à son service. Et comme la dette nette n'est pas importante dans la détermination de la côte de crédit (lire: le taux qu'on va se faire charger), alors celle-ci n'a aucun poids dans la question du service de la dette.

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Scientifiquement justes, politiquement incorrects
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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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