OGM (pas OMG!)

dimanche 19 avril 2009 ·

Les politiques de subvention de l'éthanol ont réduit la disponibilité de terres agricoles qui serviraient à alimenter la population mondiale. Il faudra donc plus de terre. À ce titre, l'OCDE a raison de noter que la demande de terres agricoles augmentera massivement. Toutefois, c'est justement une raison d'endosser une déréglementation des organismes génétiquement modifiés (sans exclure l'idée d'abolir les subventions à l'éthanol).

Ce qu'on remarque c'est qu'avec la Révolution Verte des années 1960-1970, c'est que la production par hectare a augmenté dramatiquement (ici, ici et ici) malgré une baisse de l'utilisation des pesticides (sur une base per capita). C'est notamment dû à l'émergence d'espèces plus résistantes, plus nutritives et moins demandantes des sols que cette hausse a pu se produire. Cette émergence, c'est surtout à cause des manipulations génétiques. En fait, selon un article dans The Journal of Agrobiotechnology Management & Economics, les OGM (ce dont on parle) ont augmenté la productivité des terres agricoles tout en réduisant les émissions de CO2 générée et utilisent aussi moins de pesticides. Finalement, en produisant plus avec moins, il devient possible d'augmenter la productivité et donc permettre de baisser les prix de la nourriture. En fait, même avoir des espèces génétiquement modifiées d'arbres pourrait réduire la demande de satisfaire la demande mondiale en utilisant moins de terres.

Donc si les OGM peuvent réduire la pollution par une moins grande utilisation des pesticides, une moins grande émission de CO2 et une production plus efficace par hectare, on fait en sorte qu'on réduit la demande de terres agricoles avec un paquet d'autres bénéfices. Alors, pourquoi Greenpeace s'oppose t-il aux OGM? Pourquoi plusieurs écologistes (pas tous) endossent l'agriculture organique qui augmenterait la demande de terre agricoles?

Entre les désirs idylliques de vouloir vivre en harmonie avec la nature et appliquer des bonnes politiques publiques qui aident l'environnement, il y a un univers.

1 commentaires:

Anonyme a dit…
20 avril 2009 à 22:48  

OMG (Oh my god) devant tant d'ignorance.

Les OGM sont des plantes qui produisent leur propre pesticide, elles ne réduisent donc pas tant la quantité de pesticide qui se retrouve dans la nature.

Deuxièmement, les croisements des plantes OGM et des plantes d'origine mènent à une modification importante de toute la biologie végétale. Si des plantes sauvages indésirables finissent par produire leur propre pesticide... je te laisse imaginer. Ce n'est qu'un exemple des effets pervers des OGM.

Trosièmement la filière ethanol est en train de mourir de sa belle mort. Les écologistes n'ont jamais enoossé cette proposition... et là, la demande pour ce procédé polluant va disparaître. Sauf au Brésil où la canne à sucre pour produire l'ethanol - moins polluante mais tout de même problématique pour la déforestation - semble vouloir rester.

Les subventions à l'ethanol sont déjà disparue au Québec... reste à changer de gouvernement fédéral.. et on n'en parlera même plus.

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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