Espérance de vie au Québec : Effet de la croissance économique?

dimanche 19 avril 2009 ·

Dans un article de La Presse, Karim Benessaieh relate que l'espérance de vie au Québec est plus élevé qu'en 1970 et qu'aucune maladie parasitaire n'est apparue. L'article est intéressant, j'aimerai donc lui ajouter un petit quelque chose.

L'auteur Indur Goklany analyse l'évolution du PIB per capita pour conclure que la croissance économique a un effet positif significatif. Il estime que la croissance économique permet aux individus de se permettre des biens et services qui améliorent la qualité de vie comme des aliments, des médicaments, des biens hygiéniques etc. Il ajoute aussi que des sociétés riches sont capables de se permettre des plus hauts niveaux de santé publique. Il n'est pas le seul à arriver à cette conclusion. William Easterly de l'Université Columbia arrive à la même conclusion, mais il note qu'il existe des grandes divergences dans le rhytme de changement à cause d'un "lag" dans l'effet des changements et à cause des différences des points de départs. Il faut aussi noter que Goklany s'attarde beaucoup à l'espérance de vie en particulier alros que Easterly se concentre sur la qualité de vie en général.

Alors, ca vaut tu la peine de se poser la question: peut-t-on remercier la croissance économique pour l'amélioration de l'espérance de vie au Québec?

2 commentaires:

Alain B. a dit…
19 avril 2009 à 11:31  

Quelle drôle de question... Y a-t-il vraiment des gens qui remettent en question la corrélation évidente entre prospérité économique et santé?

Il me semble que ça va de soi.

Cependant, on peut critiquer la forme que prend la croissance économique et le fait qu'elle profite à certains plus qu'à d'autres... et ce lien évident entre santé, espérance de vie et prospérité économique, il me semble, devient un argument puissant en faveur d'une certaine "redistribution" de la richesse...

Si on parle de différences dans les biens matériels, c'est une chose. Dans ce cas, on peut aisément défendre ces inégalités en parlant de travail et de mérite... Mais si la prospérité devient une question de santé, d'espérance de vie... d'intégrité physique... C'est là qu'il devient plus difficile d'argumenter contre les principes de "justice" élémentaire auxquels s'accrochent les partisans de la redistribution.

Tout ça pour dire que je trouve étrange pour un partisan de la non-intervention économique d'insister sur ce point.

Anonyme a dit…
20 avril 2009 à 22:28  

La réponse à la question est : NON.

Si l'espérance de vie a augmenté depuis les années 70, c'est justement que le système de santé PUBLIC est né dans les années 70. À cela s'est ajouté l'assurance-médicament publique et la CSST

Qu'on puisse se faire soigner peu importe l'épaisseur de notre portefeuille, c'est là la raison de l'avancée de la santé publique.

Prôner la privatisation et le retour en arrière aurait comme résultat ce qui est arrivé à ma grand-mère avant les années 70 : décédée faute de moyen pour une prise de médicament coûteuse et une intervention chirurgicale qui m'aurait permis de la voir vieillir normalement.

Latest projections

Latest projections
Click for detailed projections

Au sujet du blogue

Scientifiquement justes, politiquement incorrects
Une erreur est survenue dans ce gadget

Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

GB pour Geloso-Breguet's Fan Box

TopBlogues Add to Technorati Favorites