Hier, en CB, j'ai fait quelque chose que vous ne ferez pas de sitôt au Québec

lundi 21 juin 2010 ·

En effet, j'ai signé une initiative populaire! Si celle-ci réussit à collecter 10% des électeurs inscrits dans chaque comté, alors il y aura un référendum sur le sujet proposé.

Depuis que la CB a adopté certains éléments de démocratie directe en 1995, aucune initiative n'a réussit à collecter le nombre requis de signatures. Il faut dire que cela est difficile. Les règles sont strictes: 10% dans chaque comté, pas d'employé payé mais juste des bénévoles, une période de 90 jours, etc. Les détails sont ici. Cette fois-ci, il semble bien que l'initiative va aboutir.

Le sujet de la pétition est d'abolir la taxe de vente harmonisée, la HST. Personnellement, je pense que la HST, qui est une taxe sur la valeur ajoutée, est bien meilleure qu'une taxe de vente. Mais j,ai signé pour deux raisons. 1) Je tiens à avoir un référendum sur une initiative populaire, cela serait une première au Canada. 2) Le gouvernement libéral n'a jamais mentionné la HST lors de la dernière campagne électorale. Et pof, juste après, voici la HST qui taxe bien davantage que la taxe de vente actuelle (par exemple, à l'heure actuelle on ne paie que la TPS dans un restaurant). Je trouve cela sournois de la part du gouvernement.

Lors du référendum, il faudra que le camp du OUI (oui=abolition de la HST) obtienne l'équivalent de 50%+1 des électeurs inscrits dans 2/3 des comtés. Autant dire que l'enjeu principal sera de motiver les gens à voter!

À voir l'exemple de CB où les initiatives populaires sont en théorie possibles mais très rarement appliquée, le Québec pourrait peut-être s'inspirer de cela.

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Au sujet du blogue

Scientifiquement justes, politiquement incorrects
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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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