L'écart de participation aux études supérieures entre les pauvres et les riches

mercredi 3 février 2010 ·

Je le répète, les frais de scolarité ne sont qu'une partie de l'implication financière d'étudier dans l'ensemble des autres implications. Je l'ai déjà dit dans le passé et j'avais besoin de le répéter encore une fois pour que les gens du mouvement étudiant comprennent la logique.

Premièrement, il y a d'autres coûts incontrôlables liés aux études: le logement, le transport, la nourriture, le téléphone etc. Il est difficile de contrôler ces facteurs en termes de prix à moins vraiment de créer des régies gouvernementales qui vont contrôler les prix de ces biens. Mais même là, ca serait insignifiant comme effet sur la participation à l'université.

C'est parce que le facteur financier explique seulement 12% de l'écart entre le quartile de revenu le plus pauvre et le plus riche. Près de 84% de l'écart est expliqué par les notes aux tests normalisés de lecture et les notes scolaires obtenues à 15 ans, l'influence des parents et la qualité de l'école secondaire.

Alors quand on fait des politiques publiques et qu'on veut vraiment produire des résultats, est-ce qu'on mise sur le 12% ou le 84%? N'oublions pas que le 12% ne représente pas seulement les frais de scolarité! En plus, j'aimerai mentionner que la déclaration du facteur financier comme un déterrent aux études supérieures a diminué depuis 1991.

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Scientifiquement justes, politiquement incorrects
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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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