Owned: pour de vrai cette fois

dimanche 16 août 2009 ·

David s'obstine à déclarer que les soins de santé sont un bien de luxe. Autrement dit: les riches en consomment davantage en proportion de leurs revenus.

Si nous prenons les données du Consumer Expenditures Survey de 2007, en regardant les données sur le revenu et les dépenses en santé par quintiles, voici ce que nous trouvons:

Revenus Dépenses en santé % dépenses en santé
10531 1474 14.00%
27674 2448 8.85%
46213 2826 6.12%
72460 3268 4.51%
158388 4244 2.68%
Population totale USA
63061 2853 4.52%

Plus on est riche et moins on dépense une part importante de son revenu en soins de santé. ceci est un fait, pas une théorie.

14 commentaires:

louisp a dit…
16 août 2009 à 17:23  

la relation est par contre beaucoup moins évidente au niveau macro. C'est pour ça que plusieurs études estiment l'élasticité revenu proche de 1.

C'est un truc d'aggrégation.

David a dit…
16 août 2009 à 18:44  

Ces données ne prouvent strictement rien parce que tu ne sembles pas avoir réalisé la différence entre les dépenses essentielle et discrétionnaire.

Et la majorité des dépenses de santé aux USA sont discrétionnaire.

Une personne avec de l'argent pourra se payer un MRI pour une simple foulure, pas une personne vivant sous le seuil minimum du revenu.

Et cette dépense (le MRI pour une foulure) est un luxe.

Si les USA est le pays industrialisé avec le plus de MRI par population (par exemple) c'est parce que ces machines sont plus utilisé qu'ailleurs.

Meilleure chance la prochaine fois.

David a dit…
16 août 2009 à 18:50  

Pour Breguet qui ne comprend pas ou qui ne veut pas comprendre.

Tes chiffres c'est comme si tu prenais les dépenses en nourriture totale. Bien sûr qu'un pauvre consacre une parti de son revenu plus importante pour se nourrir qu'un pauvre.

Moi je ne te parle pas des dépenses totales en nourriture mais des achats de bouteilles de champagne.

louisp a dit…
16 août 2009 à 18:57  

sans commentaire.

David a dit…
16 août 2009 à 19:13  

Ho, encore une grossière erreur de Brian dans son billet.

Elle ne tient compte que des dépenses individuelles, pas celle de l'employeur qui dans beaucoup de cas est celui qui payent pour la majorité l'assurance de son employé.

Devine quoi, plus la personne a un bon emploi (une job qui payent), plus il y a de chance que son employeurs lui offre une couverture béton.

Kling a déjà fait ce point aussi. Dans les dépenses de santé aux USA on inclus beaucoup de médecines alternatives: (massothérapie, acuponcture, osthopathie...)

L'employé avec un bon plan d'assurance ne déboursera pas grand chose pour ses soins, la très grand majorité de ses dépenses sera payé par l'assurance qui elle est payé par l'employeur.

Meilleure chance la prochaine fois.

louisp a dit…
16 août 2009 à 19:19  

C'est pour ça que je disais qu'au niveau macro c'est la relation est moins évidente.

En passant, il va falloir que tu définisses tes dépenses "discrétionnaires".
Car le out-of-pocket aux USA sont de 15% seulement de toutes les dépenses.

http://www.cdc.gov/nchs/data/hus/hus07.pdf

Tableau 125

David a dit…
16 août 2009 à 19:32  

louisp,
Une dépense discrétionnaire, tel que défini par Kling, c'est une dépense qui n'est pas essentielle, qui est faite parce qu'on te l'a offert et que tu as les moyens de l'assumer.

(toujours dans le contexte de soins de santé).

Et je sais que le out-of-pocket est faible aux USA, c'était justement le point de mon commentaire précédant !

louisp a dit…
16 août 2009 à 19:46  

D'accord, j'aimerais voir les données de ces dépenses discrétionnaires...serais amusant aussi de les avoirs par tranche de richesse.

Au pire, si tu le vois d'une façon aggrégé, ça change rien. Car là encore les données montre que les américains eux-même, si tu prend une série temporelle, on voit que l'augmentation de leur richesse à travers le temps donne une élasticité revenu plus faible que 1.
Et en faisant ça, tu inclus les dépenses discrétionnaires des gens (peu importe qui paye). Donc, si ton raisonement était vrai (ou celui de Kling..qui semble ta seule source sur ce sujet...contre...ben le reste de la littérature des années 90 en montant) on aurait observé une élasticité revenu de plus de 1, vu que la grande partie des dépenses sont discrétionnaire et augmentent avec la richesse. Mais ce n'est pas le cas. Donc, Kling peut dire ce qu'il veut (dans un livre du Cato..lol), son analyse est basée sur quelque chose qui est contraire aux données observés.

Mais bon...ça n'a jamais arrêté les gens de Cato.

David a dit…
16 août 2009 à 20:03  

Kling n'est pas ma seul source, le rapport de l'EPI corrobore ses conclusions.

P.S.: Ta fameuse élasticité elle discrimine les soins essentiels de ceux qui ne le sont pas ?

Étienne a dit…
16 août 2009 à 22:53  

Dans un autre sens,

Les dépenses en soins de santé:
première catégorie 1474$
deuxième catégorie 2450$
troisième catégorie 2830$
quatrième catégorie 3270$
cinquième catégorie 4245$

plus on est riche, plus on dépense en soin de santé.

David a dit…
17 août 2009 à 00:05  

À propos du sondage sur la satisfaction des canadiens a l'égard de leur système de santé dont Brian a parlé la semaine dernière:

The incoming president of the Canadian Medical Association says this country’s health-care system is sick and doctors need to develop a plan to cure it.

Dr. Anne Doig says patients are getting less than optimal care and she adds that physicians from across the country – who will gather in Saskatoon on Sunday for their annual meeting – recognize that changes must be made.

“We all agree that the system is imploding, we all agree that things are more precarious than perhaps Canadians realize,” Doing said in an interview with The Canadian Press.

“We know that there must be change,” she said. “We’re all running flat out, we’re all just trying to stay ahead of the immediate day-to-day demands.”

Bryan Breguet a dit…
17 août 2009 à 01:38  

@ Etienne: stpl, ne change pas de débat. Ce dernier portait sur la proportion du revenu dépensé en santé. Bien sûr que plus tu es riche, plus tu dépenses en santé. La santé n'est pas un bien inférieur. Le débat ici porte quant à savoir si la santé est un bien normal ou de luxe. Les gens dans le 5e quintile gagnent près de 16x ce que gagnent les gens du 1er quintile, mais ne dépensent "que" 3x plus en soins de santé.

@David: Ton argument concernant les assurances payées par les employeurs se tient, je l'admets totalement. C'est en fait ton premier bon argument en une semaine je pense. Remarque, si tu consultes le pdf, les riches dépensent deja davantage en assurance. Alors il faudrait que les employeurs paient vraiment bcp pour passer de 3% au 14% du premier quintile.

Quant à ton deuxième argument (les dépenses discrétionnaires), stpl ne me fais pas rire. Premièrement, tu arrêtes pas, sur ce blogue et le tiens, de parler de "tous ces riches" qui préfèrent ne pas avoir d'assurance. Donc l'assurance est une dépense discrétionnaire, non? Deuxièmement, tu défendais sur ce bloque que la santé en générale était un bien de luxe. Ne change pas ton argument maintenant que tu dois admettre (oui meme toi semble avoir une limite à ton entêtement) que la santé en général n'est pas un bien de luxe. Remarque par ailleurs que dans le pdf, sous "medical services", cela augmente certes avec le revenu, mais pas en proportion. Donc mêmes les dépenses non payées par l'assurance n'augmentent pas en proportion. Mais bon, tu vas sûrement rechanger ton argument pour parler uniquement d'un service en particulier, ultra précis, non?

Encore une fois, les riches ne dépensent pas davantage en soins de santé en proportion de leur revenu. Ceci est un fait établi d'après les données, pas une théorie. AS-tu une seule source qui montre que les dépenses en santé augmentent EN PROPORTION du revenu? Car à date, tu n'as montré seulement que les dépenses en santé augmentent avec le revenu, mais pas en proportion.

David a dit…
17 août 2009 à 23:44  

Aux USA, 60% de la santé "consommé" est un bien de luxe car même ceux qui ne consomment pas ses soins ont la même qualité de vie.

Pour le reste, c'est assez simple à comprendre, entre un riche et un pauvre, lequel à plus de chance de payer pour un soins de santé non essentiel comme un MRI pour une foulure?

Bryan Breguet a dit…
18 août 2009 à 00:46  

Même "qualité de vie" ou même "espérance de vie". Il s'agît de deux concepts fort différents.

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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