Économie en période de guerre

jeudi 21 mai 2009 ·

Puisque je suis présentement en France (au jour où je vous parle, je suis probablement à Vimy), je vous laisse des posts sur l'économie de guerre. Il y a ce vieux proverbe qui veut que la guerre est bonne pour l'économie.

Il s'agit toutefois d'une fallacie de la vitre cassée, la guerre est bonne pour l'activité économique et non pas la croissance économique. Il y a un univers de distinction. Si on tire une roche dans une vitre, la vitre se brise et le pauvre malheureux qui a maintenant besoin d'une vitre devra dépenser 1$ pour réquérir les services du vitrier. Le vitrier dépensera ce 1$ chez le coordonnier qui dépensera ce 1$ à son tour chez le restaurateur local. Et ainsi va le cycle.

Ce qu'on ne voit pas, c'est que le pauvre malheureux aurait dépensé ce 1$ autrement de manière plus productive et non pas pour réparer une vitre. Il aura pu donner davantage de valeur avec ce 1$. Ainsi, nous remarquons juste une réallocation des ressources.

Une des meilleurs illustrations de cela c'est le rationnement en période de guerre. Pour gagner la guerre, il faut allouer toute les ressources disponibles vers la victoire et donc les détourner de d'autres activités. Toutefois, cette demande accrue d'une multitude de biens fait en sorte que le gouvernement doit contrôler les prix pour réduire le coût de la guerre. Cela implique donc un rationnement des ressources et plusieurs individus attendront des heures en ligne avec un ticket de viande (une quantité souvent familique), des heures qu'ils ne pourront pas attribuer à d'autres activités. En sus, on voit souvent l'apparition de vastes marchés noirs pour ces biens puisque les gens veulent vraiment payer pour les avoir.

La prospérité en temps de guerre,ca ne marche pas comme le note l'économiste Robert Higgs dans The Freeman.

2 commentaires:

Guillaume a dit…
21 mai 2009 à 17:30  

Mais la croissance économique sera bonne après la guerre, non? Voir supérieure à la moyenne des années précédents la guerre?

Jacques-A Fournier a dit…
21 mai 2009 à 20:38  

il faut compter le rattrapage économique causé par la destruction des facteurs de production dans le calcul avant de parler de croissance de l'économie. Il faut donc reconstruire avant de produire et avoir de la croissance.

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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