Carbon tax ou Beer tax?

lundi 4 mai 2009 ·

Laquelle préférez-vous? Car c'est en effet l'un des choix offerts aux britano-colombien lors de cette élection. Les BC Libs ont introduit l'été passé une carbon tax sur l'essence de 2.3 cent le litre. Cette taxe est encore très critiquée ici (et explique en partie les déboires de Stéphane Dion en CB l'automne passé), tel que le démontre ce sondage dans lequel, entre autre, 30% des répondants affirment que la taxe les a affecté d'une manière ou d'une autre.

Le BC NDP promet donc d'abolir cette taxe. Mais ce parti propose également de hausser le salaire minimum de 8$ à 10$. Selon l'industrie de la vente des vins et alcools, cela fera augmenter le coût du six-packs de bière de 3$!

Donc si vous avez le choix, vous préférez une carbon tax ou une beer tax?

12 commentaires:

Guillaume a dit…
4 mai 2009 à 08:11  

Une "beer tax" devrait être plus bénéfique, puisqu'elle diminuera les frais liés à la consommation d'alcool engagées dans le réseau de la santé...

Gilles Laplante a dit…
4 mai 2009 à 08:15  

Je ne pense pas que la taxe sur la bière aurait un effet néfaste sur l'économie contrairement à une taxe sur l'essence. J'opterais pour la taxe sur la bière.

louisp a dit…
4 mai 2009 à 09:07  

Il y a un argument pour le carbon tax. Pas pour le taxe sur l'alcool (ok peut-être sur les décès liés à l'alcool au volant, ou peut-être effet de l'alcoolisme sur les familles).

La consommation de l'alccol et son effet négatif sur la santé est essentiellement une chose "privée". Elle a un effet sur la société seulement par l'instauration d'un système de santé public. Mais à la base ce système n'a pas été mis en place pour s'assurer de la bonne santé de ses membres mais pour s'addresser au problème de l'inégalité de l'accès aux soins.

Si on suit ta logique et bien...on va interdire ou taxer le snowboard, le skateboard...peut-être même le jogging(si meilleure santé lié au jogging < coût de l'usage intense des genoux). En plus, il devrait y avoir une taxe sur le fromage, foi gras, malbouffe etc...
On va finir par tous sortir dehors entouré de styrofoam pour ne pas avoir de "coûts" pour le système public. Déjà que la guerre anti-tabac est borderline fasciste...
Faut pas virer fou avec l'argument du coup sur le système de santé.

Vincent Geloso a dit…
4 mai 2009 à 09:17  

Putain Guillaume, ton argument suce vraiment! Crois moi, la consommation d'alcool est vraiment inélastique! Les gens vont boire quand ils veulent boire, la preuve c'est que les gens achétent des bières dans des concerts où la bière Molson est à 6$ le verre de 400 ml!

Et là, si tu veux vraiment réduire la consommation d'alcool pour réduire les effets néfastes, tu devrais aussi réglementer le fromage puisque le tueur numéro un en Amérique du Nord c'est le choléstérol, donc si on suit ta logique sur la santé, taxer le fromage cheddar parce qu'il charge les artères de choléstérol est quelque chose de bon sur le système de santé alors il faut un cheese tax...

Come on, grow up!

louisp a dit…
4 mai 2009 à 09:19  

lol Vincent, je pense que t'as vu Thank You For Smoking un peu trop souvent.

Vincent Geloso a dit…
4 mai 2009 à 09:25  

How did you know :P

Mais come on, avoue que c'est sa meilleure réplique :P

Philippe David a dit…
4 mai 2009 à 11:48  

Quoi? On veut taxer la bière pour éliminer les émanation toxiques provenant des buveurs de bière?

Bryan Breguet a dit…
4 mai 2009 à 14:23  

Vincent, me semblait que dans ta revue de littérature pour ton travail de session, le prix avait justement une influence... Alors comment peux-tu dire que la demande est inélastique?

louisp a dit…
4 mai 2009 à 14:32  

il a un biais pour l'industrie de l'alcool... ;-p

Guillaume a dit…
4 mai 2009 à 19:46  

On se calme le pompon les enfants et, surtout, on reste poli!

Bryan a écrit : "Donc si vous avez le choix, vous préférez une carbon tax ou une beer tax?" Si je dois choisir entre ces deux taxes, je prend celle sur la bière, même si je préfèrerai qu'aucune des deux ne soit mise en place. Mais on attend toujours vos arguments pour savoir pourquoi vous préférez une taxe sur le carbone, comme Stéphane Dion...

À mon avis, la consommation d'alcool est fortement élastique. (Mais je n'ai pas plus de sources fiables que toi pour l'affirmer, Vincent...) En partant, il existe une panoplie de substituts à l'alcool (et encore plus à la bière). Ensuite, certes les gens vont boire quand même, peu importe le prix. Mais ils vont boire moins à mesure que celui-ci augmente. (Sauf en ce qui a trait aux alcooliques, mais quand ceux-ci n'auront plus d'argent et de revenus, ils ne consommeront plus du tout, tout simplement...)

Quant à vos autres arguments, ils ne tiennent pas la route. Comme je l'ai dit plus haut, je choisissais entre deux alternatives. Quoi qu'il en soit, peu importe qu'on soit pour ou contre un système de santé publique, d'une part ce système a pour but d'assurer la bonne santé de ses membres tout autant que d'en assurer l'accessibilité. D'autre part, il est public actuellement, donc il faut faire avec, et diminuer la consommation d'alcool ne peut être que bénéfique à la santé des bénéficiaires.

Quant au "Come on, grow up!", je l'appliquerai quand l'auteur de cette ligne s'exprimera poliement et convenablement...

En passant, louisp, on sentait que tu avais envie d'assimiler le fascisme à la gauche... Seul ceux qui ont mal étudié la question peuvent prétendre qu'un régime véritablement fasciste est de gauche. Si on étudie l'Italie fasciste entre 1925 et 1935, on constate facilement qu'elle n'est pas de gauche. Bien sûr, si on étudie l'Allemagne nazie pendant la Seconde guerre mondiale, on en viendra à la conclusion qu'elle était "socialiste"... Mais elle était en guerre totale et sous un régime d'économie de guerre ; les démocraties capitalistes occidentales seraient tout autant "socialistes" dans la même situation.

Bryan Breguet a dit…
4 mai 2009 à 19:57  

Salut Guillaume,

Une carbon tax est totalement justifiée car il y a un cout social et économique à polluer. Quand tu emets du CO2 p ex dans l'atmosphère, tu polues et engendre le réchauffement climatique (grossièrement simplifié là). Sans carbon tax, il n'y a pas de coût à polluer autant que l'on veut, c'est ce que l'on appelle une externalité: ta décision de polluer affecte la qualité de vie des autres. Il faut donc "inetrnaliser" le coût de la pollution. L'un des moyens possibles est de taxer le carbon justement afin de t'inciter à moins polluer.

Cela ne signifie pas que la carbon tax est le seul ou même le meilleur moyen d'y arriver. Mais on peut au moins donner une justification. Tandis que pour la beer tax (que le npd ne propose pas, soyons clair), quand tu consommes de l'alcool, tu n'affectes personne (ben à moins de conduire et tuer quelqu'un, mais cela est deja illegal). C'est l'argument de Louis. Il y a certes un cout à ruiner sa santé vu que le systeme est financé publiquement, mais cela est un autre débat.

louisp a dit…
4 mai 2009 à 20:49  

La guerre anti-tabac n'est pas de gauche et ni de droite(du moins économique). C'est du paternalisme pur et simple(bon à part le truc sur la fumée secondaire). C'est pour ça que je mentionnais le fait qu'elle est borderline fasciste.

Anyways, c'est pas très grave. Reste que je ne pense pas que le but de l'instauration du système de santé public au Canada était de contrôler les choix des individus, mais de leur donner un accès équitable.

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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