Non, on coupe pas des arbres pour le plaisir

samedi 25 avril 2009 ·


J'ai toujours défendu l'idée que la pauvreté est un plus grand ennemi de l'environnement que l'affluence (cette dernière nous permet justement de protéger celle-ci puisque nous avons les ressources de le faire). En plusieurs instances, le développement économique peut aider l'environnement. Un exemple de cela, ce sont les forêts.

Des chercheurs de l'Université d'Helsinki ont publié une étude dans lequel ils étudient le couvert forestier de plusieurs pays à travers le monde. Ce qu'ils remarquent est fascinant. Toutes choses étant égales par ailleurs, la croissance économique permet de faire croître le couvert forestier. Après un certain point, les effets de la croissance économique surpassent les effets négatifs des autres variables incluses et contribuent à permettre une augmentation du couvert forestier qui avait diminué pendant un moment. Ils appelent cela ''forest transition''.

Après un PIB per capita de 4600$, le couvert forestier commence à augmenter. Le professeur qui dirigeait l'étude a observé que les populations pauvres en milieu ruraux sont forcés de convertir des terres à l'agriculture et l'agriculture de subsistance. Pour eux, il y a un choix essentiel. Soit on vit une journée de plus en coupant des centaines d'arbres ou bien on meurt. Aucune population n'accepte de détruire volontairement ces forêts.
Non seulement cela, mais avec les gains de productivité sur les terres agricoles avec les méthodes plus capital-intensive, plusieurs terres commencent à être retournées à l'état naturel puisqu'on peut produire plus avec moins.

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Scientifiquement justes, politiquement incorrects
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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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