Réponse à Renart L'Éveillé

vendredi 4 février 2011 ·

Le bloggeur Renart L'Éveillé a récemment découvert mon billet sur l'équilibre dans les négociations de travail et a produit une réponse au point que je tentais de passer. Dans ce billet, j'affirmais que:
Premièrement, il ne faut pas oublier que le code du travail contient des dispositions qui permettent à des travailleurs en conflit de travailler ailleurs (...)Uniquement sur ce point, on peut constater que la partie patronale entame la négociation avec un désavantage important. Ce désavantage est encore plus important si on considère que les « salaires » versés à même les fonds de grève sont déductibles d’impôts (ce qui peut leur assurer un revenu assez stable advenant un conflit).
Ce à quoi Renart répond en disant qu'il "faudrait que la peur du travailleur de ne plus pouvoir subvenir à ses besoins primaires, de perdre sa maison, etc. soit égale à la peur du patron de voir fermer son entreprise, dans le pire des cas". Ce n'est pas du tout ce que j'affirme, je ne pense pas que la solution soit de mettre fin à la permission au travailleur en conflits de travail d'aller travailler ailleurs et de se faire déduire ses versements du fonds de grève. En fait, j'aimerai bien conserver ces dispositions en vigueur. En contrepartie, j'aimerai permettre aux employeurs d'embaucher temporairement des travailleurs de remplacement pour ne pas qu'ils se retrouvent avec le petit bout du bâton.

Ensuite, Renart affirme que "à la base, une personne morale a les reins plus solides qu’une personne vivante (entre autres parce qu’elle n’en a pas réellement, contrairement à un être vivant…)". Les coûts qu'une entreprise peut contrôler advenant des mauvais jours (crise économique, changements de préférences des consommateurs) sont surtout ceux liés à la main d'œuvre. En refusant d'assurer un équilibre entre les parties, on rend plus difficile la tâche à un employeur de faire survivre son entreprise. Après tout, les demandes d'un syndicat peuvent être démesurées et celui-ci pourrait bien se foutre de la survie de l'entreprise à long terme et tenter de s'accaparer une part des profits déraisonnable.

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Scientifiquement justes, politiquement incorrects
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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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