Les bonis à la SAQ

vendredi 4 février 2011 ·

L'Institut de Recherche et d'Information Sociales (IRIS) a récemment publié une étude sur les "bonis à la performance" dans le secteur public. Leur verdict est tout de même assez négatif et j'aurai tendance à être d'accord dans l'ensemble. Cependant, il y a une lacune importante. Prenons l'exemple de la Société des Alcools du Québec.

Comme on le voit dans l'étude de l'IRIS, les bonus à la "performance" augmentent. Cependant, comment peut-t'on évaluer la performance d'un monopole. Après tout, il n'est assujetti à aucune concurrence et tient les consommateurs captifs.

Selon Claude Garcia qui s'attarde aux rapports annuels de la SAQ, les frais d'exploitation sont de 20 cents par dollar de ventes, ce qui est plus élevé qu'en Ontario. Devrions-nous mesurer la performance relativement à la LCBO en Ontario? Non, puisque comparer des monopoles reviendrait à comparer deux sociétés qui tiennent les consommateurs captifs. À preuve, si nous comparons les marges bénéficiaires de la SAQ avec celles d'une entreprise du secteur privé comme Wal-Mart (qui offre de l'alcool aux États-Unis), on remarquera que la marge bénéficiaire de Wal-Mart est d'environ 4% alors que celle de la SAQ est de 34%. Comment comparer une entreprise qui tente systématiquement de réduire ses coûts sous la pression de ses concurrents pour transférer les épargnes en prix plus bas aux consommateurs à une entreprise qui ne posséde visiblement pas les mêmes incitations.

Je suis aussi un peu surpris de la croissance des "bonis de performance" à la SAQ, mais pas pour les mêmes raisons que les gens de l'IRIS.

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Scientifiquement justes, politiquement incorrects
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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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