Pourquoi pas abolir la SGF?

jeudi 16 septembre 2010 ·

Il y a un an, moi et Bryan défendions dans La Presse, l'idée d'abolir la Caisse de Dépôt et Placements, de diviser ses avoirs et les envoyer à certains fonds mutuels de gestion pour maximiser les rendements selon une gestion de marché. J'irai un pas plus loin en proposant d'éliminer la Société Générale de Financement que le gouvernement vient de fusionner avec Investissements Québec hier.

Depuis plusieurs années, la SGF performe lamentablement. Il faut noter que le gouvernement emprunte des capitaux sur les marchés financiers pour les injecter dans la SGF qui ira ensuite les investir dans des aventures plus risquées à la quête de retours plus important. Cependant, il semble que selon l'actuaire Claude Garcia, la SGF aille "a obtenu un rendement négatif de -1,0 % sur le capital que lui a confié le gouvernement depuis 1962".

Le jugement de Garcia est lapidaire:

La décision de créer la SGF a fait encourir à la société québécoise un coût d’opportunité de 7,4 G$, soit la différence entre la somme de 9,2 G$ que l’on aurait obtenue en investissant à la bourse le capital de la SGF depuis sa création et le 1,8 G$ toujours là au 31 décembre 2009

Pourquoi ne pas tout simplement abolir la SGF et sauver les millions de dollars qu'elle coûte en frais d'opération sans nous offrir quoique ce soit en retour?

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Au sujet du blogue

Scientifiquement justes, politiquement incorrects
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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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