Politisation de la réglementation

jeudi 16 avril 2009 ·

On apprend qu'après les réglementations sur les pit-bulls en Ontario, il est possible que le gouvernement revienne en arrière en les autorisant si une tentative en cour suprême réussit à faire tomber le réglement. Ce qui est intéressant à noter c'est que les réglementations sur les chiens dangereux en Europe se sont toujours faites par vague d'attention médiatique à la question malgré qu'on peut questionner les coûts et les bénéfices de telles réglementations.

En sus, les premières vagues de réglementations ont soit l'air forcée sur le politicien qui les met en place et elles finiront par être assouplies quand les crises perdent en importance. Soit elles seront des fenêtres d'opportunité pour appliquer des solutions qui n'attendaient qu'un probléme et qui seront aussi finalement assouplies. C'est généralement ce qui s'est produit notamment en France, en Allemagne et aux Pays-Bas ou plusieurs chiens ont été retirés des listes de castration obligatoire ou la castration a été substituée par l'enregistrement ou même tout simplement abolie sans remplacement. En sus, elles n'ont généralement pas été très efficaces pour réduire les attaques mortelles sans parler des attaques non-mortelles.

C'est intéressant de remarquer à quel point des réglementations de si petite importance peuvent être le sujet à une telle politisation. Peut-être une preuve que la politique devrait se faire sans la romance du politicien angélique...

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Scientifiquement justes, politiquement incorrects
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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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