Il y a 23 ans...

dimanche 26 avril 2009 ·

Non je ne suis pas né il y a 23 ans ... bel essai, mais c'est pas cela. Il y a 23 ans, c'était la catastrophe de Tchernobyl. Cette catastrophe est devenu le point de ralliement des militants environnementalistes qui veulent dépeindre l'énergie nucléaire comme un danger potentiel pour l'humanité. Pour faire paraître leur argumentaire comme quelque chose de sérieux, ils ajoutent le cas de Three Miles Island ou il y a eu un échec du réacteur. Toutefois, il n'existe pas de cas aussi clair que ces deux cas pour la déréglementation de l'énergie nucléaire!

Three Miles Island aux États-Unis était la pire catastrophe de l'histoire américaine en matière d'énergie nucléaire. Pourtant, les radiations émises étaient insignifcantes, contrôlées et aucun dommage durable n'a été noté sur l'environnement et sur les individus.

En contrepartie, comme le note le professeur Jack Hollander de l'Université de la Californie dans The Real Environmental Crisis, le réacteur de Chernobyl n'aurait jamais été mis en marché dans une économie capitaliste. Le réacteur RBMK-1000 était un réacteur de qualité si faible qu'aucune entreprise n'aurait accepté de le mettre en service avec des risques aussi forts. Il s'agissait d'un diktat politique pour satisfaire les desseins de planification économique du régime soviétique. Imaginez une firme qui prend des risques comme cela pour si peu et s'expose à des poursuites de la part de citoyens qui pourraient durer une éternité. Cette firme perdrait probablement tout ses actionnaires qui verraient la stupidité d'un tel geste. La preuve c'est qu'aucun risque aussi ridicule n'a été pris dans les économies capitalistes de l'Occident.

Au contraire, le principal problème en Occident, c'est la surréglementation de lieux de gestion des déchets comme Yucca Mountain au Nevada dont la viabilité environnementale a été maintes fois approuvées par le Environmental Protection Agency et qui est retardé par des plaintes politiques sans fondements scientifiques. Yucca Mountain est considéré comme un lieu très sûr et des mesures considérables ont été prises pour éviter les accidents en ce que concerne les déchets nucléaires. Une firme a naturellement avantage à bien gérer des déchets de cette nature - quitte à avoire une certaine supervision - ne serait que pour protéger sa rentabilité et éviter des poursuites.

Dans les pays capitalistes, le seul problème avec l'énergie nucléaire a été le marché politique et non pas la viabilité et la sureté des projets. Autant déréglementer les aspects inutiles qui bloquent le développement d'une telle source d'énergie.

2 commentaires:

Gilles Laplante a dit…
26 avril 2009 à 09:12  

Il ne faudrait pas oublier aussi que la France produit la majeure partie de son électricité à partir du nucléaire sans problèmes majeurs.

Anonyme a dit…
27 avril 2009 à 09:34  

Les mouvements anti-capitalistes et pour la décroissance en France réduisent leurs protestations contre le nucléaire pour se consacrer d'abord à s'opposer à l'installation de lignes électriques à haute tension (moitié moins puissantes qu'au Québec), les routeurs wi-fi et les antennes pour la télé, la radio ou les téléphones portables.

Un jour, nous pourrons revivre comme nos aïeux sans électricité, sans technologies vicieuses, dans la belle misère noire.

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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