10 places les plus polluées

dimanche 26 avril 2009 ·

Ceux qui veulent comprendre davantage de manière simplifiée sur l'environnement devrait consulter le Blacksmith Institute que j'ai découvert il y a quelque semaines. C'est une excellente source de vulgarisation sur les problèmes environnementaux sans aucun biais politique. En fait, le BI est souvent en train de réaliser des contrats avec la Croix-Verte (un équivalent écolo de Croix-Rouge...) et la Banque Mondiale. Ce qui est intéressant, c'est que j'ai découvert une liste des 10 pires places pour l'environnement sur terre :
  1. Tchernobyl, Ukraine
  2. Dzerzhinsk, Russie
  3. Haina, République dominicaine
  4. Kabwe, Zambie
  5. La Oroya, Pérou
  6. Linfen, Chine
  7. Maiuu Suu, Kirghizstan
  8. Norilsk, Russie
  9. Ranipet, Inde
  10. Rudnaya Pristan/Dalnegorsk, Russie

Ce qui est intéressant de noter c'est que 5 des 10 pires endroits sont des anciens satelittes de l'Union Soviétique. Ce n'est pas idéologique comme commentaire, pas du tout. C'est très scientifique parce que les pires catastrophes environnementales du 20ème siècle ont eue lieus dans les pays communistes. Des villes comme Norilsk et les autres étaient tout simplement le fruit de la planification économique soviétique qui a échoué à bien utiliser les ressources, réduire le gaspillage et la pollution.

C'est peut-être un peu ma réponse à ma question d'hier ... est-ce-que l'État est vraiment meilleur que le marché pour résoudre les problèmes?

3 commentaires:

louisp a dit…
26 avril 2009 à 12:36  

woah minute!
L'état communiste n'est pas l'état démocratique typique de l'occident. Voyons, Vincent...
Le problème des pluies acides n'a pas été réglé par le marché et il n'aurait jamais été réglé par le marché. Il a fallu l'État pour créer un marché par son pouvoir de faire des lois.
En fait, la majorité des "échecs de marchés" sont le résultat que la prise de décision individuelle n'inclut pas le coût social de cette décision individuelle.
Donc, bien que les politiciens et les fonctionnaires ont des intérêts propres à eux, ça ne veut pas dire que l'État démocratique ne prend aucune décision qui va dans le sens d'un certain bien-être collectif. La concurrence démocratique aligne en quelque sorte les intérêts des politiciens et ceux de la population.
Le Clean Air Act américain de 1990 est une belle preuve que l'État peut très bien intervenir et faire mieux que le marché laissé à lui-même.
À lire ton texte, on dirait qu'aucune solution de marché implique nécessairement le communisme...voyons...

Pour être intéressant, ton argument devrait comparer des économies mixtes selon différent niveau d'intervention étatique.
Et rendu là, mon guess est qu'il ya probablement aucune relation significative entre taille de l'État démocratique et pollution.

Vincent Geloso a dit…
26 avril 2009 à 13:44  

Effectivement, il s'agit d'exemples extrêmes et tu sais très bien que je ne suis pas en train de dire que l'État n'a rien à faire.

Néanmoins, ce que je questionne depuis quelques jours c'est ceci : la propensité à penser que dés que quelque chose n'est pas adéquat, l'État doit se substituer au marché.

Ce que je questionne donc, c'est le manque d'une étape intellectuelle chez pluieurs (pas chez toi) qui voudrait définir si le coût de l'intervention est plus petit ou plus grand que le bénéfice et si cette intervention peut être efficace.

Si on passe de marché à État, il faut définir en quoi l'État peut être plus efficace. Ce que j'essaie de montrer, c'est qu'il faut un scepticisme à l'égard des pouvoirs de l'intervention, de son efficacié et de la nécessité d'une telle intervention.

Anonyme a dit…
27 avril 2009 à 21:48  

Les écosystèmes de la planète sont en train de crouler sous le poids de la surconsommation qui est à la base du système économique actuel. En réponse à la présente crise économique, les États et les multinationales qui les dirigent dans l'ombre souhaitent une reprise de la surconsommation le plus rapidement possible. Rien de bon pour l'environnement.

Le piteux état de la planète n'est pas dû qu'aux anciennes républiques soviétiques, loin de là. Et si la forêt prend du mieux dans certains pays riches (pas au Canada selon vos données) c'est que ces derniers ont trouvé à s'approvisionner à meilleur coût chez les pays pauvres. Donc, rien de bon dans leur bilan environnemental global et surtout rien pour avancer, comme vous le faites, que plus on est prospère et plus on est "vert".

Vous avez des raisonnements pires que ceux des faux analystes de Fox News!

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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