Drôle d'hypothèse...

vendredi 24 avril 2009 ·

...que celle qu'il faut que l'État le fasse à notre place? Avec la crise actuelle, plusieurs chroniqueurs pensent que l'État doit intervenir avec force pour régler la crise, pour améliorer les choses et pour sauver la situation. Leur idée est qu'il y aurait présentement des ''market failures'' qui justifient l'intervention. Mais je me demande la question, ont-t-ils déjà pensé qu'il existe des ''governments failures''?

Sans considérer les faits, uniquement la logique de l'argumentation ici, il y a une étape qui a été sautée. Si on tente de prouver que le marché n'est pas bien et donc que l'État doit intervenir, on a oublié de définir en quoi l'État est supérieur.

Je m'immerge considérablement dans la lecture de l'école des choix publics inspirée par les travaux de Gordon Tullock et de James Buchanan. C'est justement cela qui m'incite à me demander pourquoi (en admettant l'idée admise que le marché est ''mauvais'') le gouvernement devient l'acteur de facto qui peut se substituer plus efficacement au marché. Le fonctionnaire, le politicien et le bureaucrate ne sont pas des acteurs angéliques qui sont dépourvus d'intérêts propres. Pourquoi devraient-t-ils être supérieurs au marché? Je vous pose la question...

3 commentaires:

Alain B. a dit…
24 avril 2009 à 10:58  
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Alain B. a dit…
24 avril 2009 à 11:00  

Bonne question.

Ma réponse est ici: http://emerillon.niala.net/2009/04/le-role-de-letat/

Vincent Geloso a dit…
25 avril 2009 à 12:01  

Allo Alain,

Comme d'habitude, je te répond exhaustivement dans un post a part.

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Scientifiquement justes, politiquement incorrects
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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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