Au sujet d'Investissements Québec

mercredi 29 avril 2009 ·

Pour son année 2007-2008, Investissements Québec disent qu'ils ont effectué 1 580 interventions financières pour appuyer 1 190 entreprises québécoises et étrangères avec un financement autorisé de 642,3 millions de dollars pour soutenir des projets d’une valeur
de 2,9 milliards de dollars qui contribueront à la création de 9 723 emplois et à la sauvegarde
de 8 395 emplois.

Comme toute bonne entité gouvernementale, il faut démontrer la pertinence de son existence. C'est peut-être ce que IQ essaie de faire. Pour vraiment savoir si IQ en vaut la peine, posons nous la question suivante : quelle partie de ces investissements se seraient produits sans l'aide de ce bureau gouvernemental?

IQ essaie d'offrir du capital de risque à des entrepreneurs qui veulent partir leurs entreprises. Mais premièrement, offrent t-ils ce capital de risque avec notre argent à des aventures risquées qui auraient pu être financées par le privé mais à des taux d'intérêts plus élevés pour refléter le risque? En regardant particulièrement leur chiffre de 8395 emplois sauvegardés, j'aurai tendance à dire que que oui. Les emplois qui disparaissent sont dans des secteurs désuets de l'économie qui doivent se plier au mécanisme de destruction créatrice. Donc IQ subventionne en partie des secteur mourrants de l'économie qui devraient prendre des risques importants pour se restructurer en leur donnant des ressources à un plus faible coût.

Pour le reste, j'ai de la difficulté à croire que les nouveaux secteurs de l'économie ont vraiment besoin de financement de l'État considérant les profits potentiels. C'est un peu comme quand John McCain proposait 300 millions pour l'inventeur d'une nouvelle technologie verte qui réduirait les émissions de CO2 massivement. Si quelqu'un l'inventait vraiment, le 300 millions serait probablement des peanuts à côté. Finalement, je sais de source sûre que Investissements Québec cherche des gens à qui donner des argents publics.

Donc probablement qu'une partie des réalisations d'Investissements Québec se serait faite sans l'intervention d'Investissements Québec et quant au reste, je pense que c'est tout simplement aller à des secteurs qui devraient être assujetti au processus de destruction créatrice.

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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