Conseils aux souverainistes

vendredi 13 mars 2009 ·

Depuis que je suis en Colombie-Britannique, je remarque deux choses:

1. Les gens ici s'en foutent vraiment du Québec et ne se préoccupent pas des demandes de cette province. Ils ne savent même pas ce qu'est le Clarity Act par exemple.

2. La principale (et presque unique) raison pour lesquels les gens sont opposés à la souveraineté du Québec est: cela diviserait le Canada en deux, donc on ne pourrait plus voyager tranquillement entre l'Ontario et les Maritimes sans traverser 2 frontières.

Quand je leur dis qu'en cas de souveraineté du Québec, il y aurait fort probablement une libre circulation totale des biens et des personnes, sans frontières (comme c'est le cas dans l'UE), les gens deviennent soudainement beaucoup moins opposés au fait que le Québec s'en aille et arrête de pomper le cash du fédéral.

Donc voici mon conseil aux souverainistes: dites clairement qu'il n'y aura pas de frontières. Cela fera en sortes que vous n'aurez vraiment pas à vous soucier du Rest of Canada pendant une campagne référendaire (bon à part le PLC et quelques ontariens bien sûrs). En fait, je pense sincèrement qu'en cas de nouveau référendum, le Canada anglais s'en foutrait pas mal que le Québec se sépare ou non, ne serait-ce qu'en raison des nombreux immigrants pour qui les conflits existenciels du Québec leur passent par dessus la tête.

2 commentaires:

Tym_Machine a dit…
15 mars 2009 à 20:51  

Est-ce que le BC est comme l'Alberta et envisage sérieusement une séparation de l'Ouest du Canada (Manitoba-Saskatchewan-Alberta-BC)?

Quant à l'argument concernant la liaison entre l'Ontario et les Maritimes, yeah right, as if they really cared.

Les gens du BC m'ont été rapportés comme des gens très imbus d'eux mêmes, pourquoi se soucieraient-ils du bien être de leur confrères canadiens des maritimes et de l'Ontario qui aux dires de plusieurs Westerners rencontrés en personne lors de mon séjour de 6 mois en Alberta les fait encore plus chier que le Québec

V a dit…
15 mars 2009 à 23:11  

Avec respect, Monsieur Breguet, je milite au PQ depuis bientôt 10 ans et, à ce que je sache, cet élément (la libre circulation des biens, des capitaux et des personnes) a toujours fait partie de notre programme, de même que de tous les documents de promotion de la souveraineté. À tous le moins, depuis le milieu des années 80, alors que notre parti a été l'un des premiers à l'échelle canadienne à se positionner pour le libre-échange. S'il est arrivé que la chose fut oublier dans nos communications, c'est bien plus parce qu'elle nous apparaît évidente que parce qu'elle nous embarrasse.
En outre, j'ai bien dû entendre 100 discours de Bernard Landry dans ma vie et je pense pouvoir affirmer sans hésiter qu'il a fait mention de cet aspect dans au moins 75% des cas, le 25% restant était probablement lorsqu'il prononçait une oraison funèbre ou souhaiter des voeux de mariage!
Je pense que le problème en est un d'information. Celle que les gens cherchent à avoir, celle que les médias diffusent et... celle sur laquelle on insiste nous-mêmes!
Mais quoi qu'il en soit, il n'y absolument aucune ambiguïté ni aucune discrétion du PQ là-dessus.

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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