Hydro-Québec et les régions

samedi 7 février 2009 ·

Je reviens encore sur la question d'Hydro-Québec, mais cette fois c'est l'emploi dans les régions. Les alumineries bénéficient de ces subventions implicites par l'électricité à rabais. Le gouvernement présente cette approche comme une manière d'aider les régions défavorisées.

Je suis désolé, mais c'est probablement l'approche la plus poche pour sauver le Saguenay et le Lac Saint-Jean(oh come on, tout le monde sait qu'on parle de ces régions là!).

  1. On manipule les prix: les ressources ne sont pas allouées en fonction du marché. On se retrouve donc avec un coût d'opportunité considérable de 2.57 milliards (le montant qu'on aurait eu si on aurait pu exporter - et on exclut l'effet dynamique dans lequel des prix plus élevés auraient incités des modifications dans le comportement des consommateurs)
  2. On redirige l'emploi et on nuit à la compétition: une subvention à XX selon moi est une taxe pour une XY qui est un compétiteur(pour avoir des employés et autres ressources) de XX. Garcia l'explique clairement dans son étude lorsqu'il dit " les alumineries offrent des salaires qui excèdent de plus de 45 % le salaire manufacturier moyen au Québec. Elles représentent un concurrent redoutable pour tout entrepreneur qui souhaiterait établir son entreprise dans le voisinage d’une aluminerie. S’il ne paie pas les mêmes salaires, il s’expose à perdre de temps à autre de bons employés qu’il aura formés. S’il accepte de payer des salaires qui se rapprochent de ceux de l’aluminerie, son entreprise ne sera probablement pas rentable; contrairement à l’industrie de l’aluminium, il ne bénéficie pas de subventions sur le coût de son intrant le plus important."

Je me permet d'ajouter quelque chose de politically incorrect maintenant. Ces "subventions" bénéficient à des travailleurs particuliers, souvent membres d'une centrale syndicale et d'un âge plus vénérable. Les syndicats sont bien contents de défendre de telles politiques puisqu'elles avantagent leurs membres, peu importe les effets sur le segment du marché du travail composé par les jeunes qui ont moins d'expérience. Aprés ça les syndicats se plaignent que les jeunes d'Alma viennent à Montréal.

Non, les alumineries subventionnées ne crée aucun emploi

1 commentaires:

AntiPollution a dit…
7 février 2009 à 06:39  

Alumineries au Québec
Entreprises et
usines Localisation Nombre
d'emplois Capacité de
production 2005
(tonnes métriques/an)
Rio Tinto Alcan inc.
• Arvida Jonquière 1 160 161 000
• Laterrière Chicoutimi 557 219 000
• Grande-Baie La Baie 664 196 000
• Alma Alma 900 400 000
• Shawinigan Shawinigan 487 91 000
• Beauharnois Melocheville 233 50 000
Alcoa
• Baie-Comeau Baie-Comeau 1 900 437 000
• Deschambault Deschambault 540 245 000
• Bécancour Bécancour 1 030 400 000
Aluminerie Alouette inc. Sept-Iles 900 550 000
TOTAL : 10 8 371 2 749 000

Source : Ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, 2006.
http://www.investquebec.com/fr/index.aspx?page=476


Saguenay Lac-St-Jean=3281 employés sur un total de 8371 employés. 4 usines sur les 10 du québec.

Latest projections

Latest projections
Click for detailed projections

Au sujet du blogue

Scientifiquement justes, politiquement incorrects
Une erreur est survenue dans ce gadget

Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

GB pour Geloso-Breguet's Fan Box

TopBlogues Add to Technorati Favorites