Électricité et alumineries

vendredi 6 février 2009 ·

J'ai déjà parlé en faveur de la privatisation d'Hydro-Québec, j'ai même déposé un projet de loi lors du Parlement Étudiant du Québec sur la question. En fait, je proposais de privatiser Hydro-Québec à la hauteur de 25% pour commencer et analyser ensuite comment poursuivre le processus (je ne veux pas substituer un monopole par un autre monopole). Claude Garcia lui a aussi défendu l'idée dans sa note récente à l'Institut Économique de Montréal. Toutefois, je ne souhaite pas m'attarder sur son étude avant de l'avoir lu exhaustivement, mais la partie sur l'électricité offerte aux alumineries doit être abordée.

Il faut percevoir les tarifs préferentiels aux alumineries comme des subventions déguisés à l'industrie. Évitant ainsi de passer par le processus budgétaire, le gouvernement accorde à Hydro-Québec la tâche d'assurer la distribution d'une subvention. Garcia évoque que ''Comme la production d’un kilogramme d’aluminium nécessite environ 15 kWh d’électricité, chaque kilogramme d’aluminium a coûté environ 45 ¢ en électricité cette année-là, soit moins du quart du prix de vente obtenu'' et que "la subvention s’élève donc à environ 45 % du prix de vente et excède de 54 ¢ le coût de l’électricité qui sert à fabriquer un kilogramme d’aluminium".

Le grand gagnant? Les Américains. Ils obtiennent les bénéfices de nos "subventions". À 2.6 millions de tonnes métriques d'aluminium, le tarif préferentiel a coûté $2.57G aux Québécois comme coût d'opportunité(au lieu de laisser le prix du marché et exporter).

C'est un processus profondément hypocrite qui, selon moi, ne génère pas nécessairement des gains de productivité et des emplois qui dérangent les marchés locaux du travail(j'y reviens dans le poste de demain). Il serait terriblement moins hypocrite de subventionner directement les alumineries et ca serait moins distortionnaire puisque cette manipulation des prix prendrait fin.

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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