On avait pas besoin d'une lettre

vendredi 23 janvier 2009 ·

...pour savoir que la coalition était légale. En fait, n'importe quel individu qui a pris un cours de politique (ne serait-ce qu'au CÉGEP) sait que c'est une caractéristique distinctive des systémes parlementaire britannique. En fait, c'est pas juste limité au systéme parlementaire britannique.

Ca se fait en Allemagne, en Suéde (les deux exemples à Bryan) et en Nouvelle-Zélande (mon exemple favori). En fait, je trouve que la possibilité des gouvernements de coalition est profondément conservatrice. Plus il y a de partis, plus le pouvoir est divisé entre plusieurs éléments politiques et donc plus il est difficile d'intervenir dans l'économie. Le cas de la Nouvelle-Zélande est intéressant puisque l'ACT (un parti avec 3.2% des votes) obtient des ministres qui frisent d'être libertariens. La même chose se produit en Allemagne. Le FDP allemand, un parti pro-business, est souvent présent dans des coalitions et obtient des réformes qu'il désire.

C'est un signe de maturité démocratique selon moi d'être capable de diviser aussi grandement le pouvoir!

2 commentaires:

Anonyme a dit…
24 janvier 2009 à 08:37  

Je suis en profond désaccord avec celà. Israel, qui a un système tout à fait proportionnel et qui consécutivement est toujours pris avec des gouvernements de coalition, se ramasse aussi avec des ministres extrémistes de gauche ou de droite selon la majorité.
Au Canada, si la coalition prenait le pouvoir, on aurait un cabinet dont le ministre médian serait à gauche par rapport au caucus libéral et très à gauche de l'électeur moyen.
Au piff, je dirais que 70% de l'électorat canadien trouverait le cabinet trop à gauche. ( Les 15% des NPD, les 10% du Bloc et 5% des électeurs libéraux seraient à l'aise avec ce gouvernement ... mais pas les autres électeurs.)

Mouton Marron a dit…
24 janvier 2009 à 12:18  

Diviser le pouvoir? Le pouvoir, dans une coalition sous un régime parlementaire, est encore divisé entre quelques ministres, quelques députés et quelques lobbyistes. Bref, c'est toujours une oligarchie.

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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