En réponse

lundi 3 novembre 2008 ·

Un lecteur fidéle m'a fait parvenir cette critique du commentaire que moi et Bryan avons publié dans La Presse la semaine passée au sujet du déficit zéro. La critique est réflechie et je me dois, par simple intégrité intellectuelle d'émettre une réponse (sûrement que Bryan ajoutera son deux sous) :

Le bloggeur en question affirme qu'une hausse des taux d'intérêts affecte la dette. Ce n'est pas le cas. Une hausse des taux d'intérêts affecte le service de la dette dans les allocations budgétaires du gouvernement, elle ne change pas la dette en soit. Je peux emprunter 10,000$ pour mon auto avec des prêts variables selon la conjoncture économique, les taux d'intérêts à payer varieront, mais la dette en soit reste de 10,000$. Je dois juste affecter une plus grande partie des mes revenus au remboursement de la dette. Pour atteindre un équilibre, je dois donc couper ailleurs. C'est pour cela qu'un déficit zéro factice (au lieu d'engranger des surplus comme je juge souhaitable) peut être inquiétant parce qu'il nous rend plus vulnérable aux aléas normaux du marché.

Par ailleurs, le Vérificateur Général l'a clairement dévoilé que le budget n'est pas équilibré à cause de l'exclusion de certaines entités gouvernementales du périmétre comptable. Mais cela a été partiellement réglé en 2007. En sus, plusieurs immobilisations sont amnmorties linéairement. Le gouvernement construit une route non-planifiée dans le budget entre les villes A et B, il doit emprunter immédiatement. Il s'agit d'une immobilisation. Mais si il emprunte 10 millions, il emprunte 10 millions point. Toutefois, le gouvernement réparti ces millions sur une période de temps (disons 10 ans à raison de 1 million par année) ce qui explique l'expansion de la dette.

3 commentaires:

ÉternelRetour a dit…
3 novembre 2008 à 13:32  

Êtes-vous certain que les fluctuations à la hausse du service de la dette ne sont pas comptabilisées comme un déficit d'opération?

Autrement, il m'apparait carrément négationiste de la part de M. Fleury de prétendre que la dette n'augmente pas sous le prétexte d'une complexité imaginaire.

Vincent Geloso a dit…
3 novembre 2008 à 13:40  

Éternel Retour : En toute sincérité, je ne suis pas comptable. Pour comprendre comment le gouvernement fait pour truquer les chiffres, je dois vraiment consulter un comptable... (notamment merci à M.Bellefleur de Toronto)

Tu sais, je suis assez modeste pour dire que mon imagination ne rivalise pas l'imagination de milliers de fonctionnaires rassemblés ensemble pour gosser avec des chiffres.

Bryan Breguet a dit…
3 novembre 2008 à 13:49  

Moi aussi, aucune idée quant à comment sont comptabilisées les hausses imprévues du service de la dette. Mais cela est une question comptable, moi en tant qu'économiste, je vois un gouvernement qui dépense plus qu'il ne gagne.

En plus M. Fleury, en mélangeant payement d'intérêt et remboursement de la dette, nous rend confus. En effet, le gouvernement ne rembourse pas sa dette, il ne fait que payer les intérêts (techniquement il rembourse certains passifs mais se ré-endette automatiquement).

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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