Dion PM???

jeudi 27 novembre 2008 ·

Aussi incroyable que cela paraisse, il y a des chances d'avoir un renversement de gouvernement lundi prochain! Tout cela en raison de l'absence de mesures économiques du gouvernement conservateur et surtout, de la volonté de couper le financement public des partis.

Alors rien à redire, Harper sait définir ses priorités. Après avoir manqué une majorité en raison de coupes de 40mio dans la culture, il va maintenant peut-être perdre le pouvoir en raison d'économies de 30 mio par an...

5 commentaires:

Gilles Laplante a dit…
27 novembre 2008 à 21:42  

Aucun parti ne voudra renverser le gouvernement, ils n'ont pas les moyens de faire une autre campagne. De plus, je trouve que c'est une excellente initiative. Pourquoi est-ce que je contribuerais par mes impôts à supporter un parti qui ne m'intéresse pas.

Bryan Breguet a dit…
27 novembre 2008 à 22:53  

Parce que le financement public ne coûte pas tant que ça (30 mio là...) et permet d'éviter ou de lutter contre la corruption (cela évite aux députés ou aux partis d'être tributaires de lobbies qui pourraient donner d'importantes sommes). De plus il permet à de plus petites formations politiques d'exister. Si on laissait le financement des partis aux seuls mains des dons, le parti au pouvoir aurait un avantage encore plus grand. Finalement, le 1.75$ par vote encourage les électeurs à voter pour un petit parti même si ce dernier n'a aucune chance d'être élu, le "gaspillage" du vote ne s'appliquant plus vraiment car notre vote donne de l'argent au moins.

De toutes manières, si le gouvernement voulait modifier cela, il me semble qu'il devrait au moins consulter les autres partis avant. Il s'agît d'une réforme démocratique majeure lorsque l'on parle de couper 60% du budget de l'opposition officielle.

Nous verrons bien ce qui arrivera, si les partis renversent Harper, Dion peut devenir PM avec le NPD, pas besoin de nouvelles élections. Je doute que les partis acceptent cette mesure, penses-tu sincèrement que l'opposition va voter en faveur de se couper 60% de son budget?? Si Harper fait passer cela, alors il pourra faire passer ce qu'il veut. Même un gars comme Ignatieff, qui n'a aucun intérêt à de nouvelles élections ou à voir Dion PM devrait voter non. Après tout, à quoi bon devenir chef du PLC si ce dernier n'a plus de cash?

@xe a dit…
27 novembre 2008 à 23:14  

Je crois que les politiciens vont avoir peur de la réaction des gens d'aller encore en élections (3e fois en 2 mois au Québec). En plus ce serait durant le temps des fêtes. Le parti libéral a déjà été fort dans le financement privé avant le scandale des commandites, avec un chef digne de ce nom, je crois que le parti pourrait se remettre en marche dans 2 ans.

Alors je sais pas, je crois qu'il va manquer des gens au vote.

Gilles Laplante a dit…
28 novembre 2008 à 06:38  

Ce que vous laissez entendre c'est que pour lutter contre la criminalité, il faut donner de l'argent aux criminels. C'est un des argument des tenants de l'augmentation du BS ça. Pourquoi un fédéraliste devrait-il participer au financement d'un parti séparatiste. Que ceux qui y croient le fasse. Actuellement le parti qui perd le plus d'argent dans cette mesure est le parti conservateur, il ne faut pas l'oublier. Si ce parti obtient plus d'argent du publique c'est probablement parce que son programme est plus près des attentes des électeurs. Aux autres à s'ajuster...

David a dit…
28 novembre 2008 à 19:04  

Ce n'est pas le financement public qui permet de lutter contre la corruption, c'est la limite des contributions personnelles et l'interdiction pour les compagnies/lobby de faire des donations.

Pour le reste, si le 1,75$ est si important pour la survie des petits partis, que les électeur sorte leur chéquiers pour faire un chèque mirobolant de... 1,75$

Latest projections

Latest projections
Click for detailed projections

Au sujet du blogue

Scientifiquement justes, politiquement incorrects
Une erreur est survenue dans ce gadget

Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

GB pour Geloso-Breguet's Fan Box

TopBlogues Add to Technorati Favorites