Charest n'a aucun courage!

mardi 25 novembre 2008 ·

Je ne suis plus capable de Jean Charest et je n'en reviens toujours pas que les Québécois peuvent oublier si rapidement et s'apprêtent à voter massivement pour lui le 8 décembre. Non seulement Charest a passé son débat à attaquer lâchement Marois sur des décisions d'il y a plus de 10 ans, non seulement a-t-il déclenché des élections par pur opportunisme, mais il n'a même pas le courage de dire qu'il faudra prendre des mesures difficiles.

Car il va falloir en prendre à moins que soudainement n'apparaisse un déséquilibre fiscal inverse! En effet, alors que le fédéral est probablement déjà en déficit (oui oui le méchant fédéral qui avait soi-disant tant de cash), alors que l'Ontario est déjà en déficit, alors que la CB a annoncé des baisses de revenus de 800mio$ par rapport aux prévisions de septembre (septembre là, ce n'est pas si loin), Charest voudrait nous faire croire que le Québec pourra survivre avec sa petite réserve budgétaire montée grâce au surplus de cette année?

Alors oui en campagne électorale le cynisme et l'électoralisme sont de rigueur, néanmoins, je pense que le PQ et l'ADQ ont raison de demander les chiffres complets, que ce soit sur le budget ou sur la caisse de dépot. Et je suis prêt à prendre les paris: après l'élection majoritaire de Charest, dès le premier budget, nous aurons de beaux et gros déficits, que même la comptabilité créatrice des Libéraux ne pourront cacher.

6 commentaires:

@xe a dit…
25 novembre 2008 à 21:50  

Je sais que je ne suis pas dans le sujet mais dis-moi pas que t'es le seul qui a aimé cette formule de débat?

Tu avais aimé la formule fédérale d'êtres assis à une table à japper en même temps contre le pm mais là je crois que c'était encore pire même s'ils étaient moins nombreux. Moi quand j'ai vu ça je trouvais que ça faisait plus écoeurer les électeurs. Tant qu'à voir des fous parler en même temps, je vais écouter 110%.

J'aimerais avoir ton avis sur la formule, moi je crois qu'on doit revenir au classique des podiums et un certain ordre.

Bryan Breguet a dit…
25 novembre 2008 à 21:54  

non je déteste la formule classique, j'aime la formule de la dernière élection fédérale. La formule de ce soir était correcte, j'aime les interactions directes, je déteste voir un "débat" pendant lequel les chefs ne font que répéter des talking points debout.

Le problème de la formule de ce soir est qu'en voulant limiter les échanger à des face-a-face, cela entraine une cacophonie. Tandis qu'au federal, on pouvait parler à 3, ce qui fait plus de sens vu que toutes les attaques sont croisées.

Donc oui c'était cacophonique par moment, néanmoins j'ai trouvé cela intéressant, contrairement aux précédents débats.

Jonathan le Goéland a dit…
25 novembre 2008 à 23:04  

Personnellement, je salue la présence Pauline Marois à ce débat. Contrairement à bien du monde, j'ai plutôt trouvé que la cacophonie était dynamisante et divertissante.

Je voyais Charest et Marois se crêper le chignon en s'accusant l'un l'autre d'avoir mis le Québec dans le trouble (ce qu'ils font d'ailleurs avec brio depuis plus de 35 ans!)

J'ai remarqué que Pauline Marois avait beaucoup de notes tandis que Mario Dumont n'en avait aucune!

Christian Doyon a dit…
26 novembre 2008 à 06:11  

Avec le débat d'hier je ne suis plus convaincu d'un gouvernement majoritaire de Charest..

Patrick Lemieux a dit…
26 novembre 2008 à 07:05  

Bryan, as-tu vu cette étude d'Éric Bélanger et de Richard Nadeau que nous avons publiée hier?

http://www.irpp.org/fr/choices/archive/vol14no17.pdf

Les journaux en ont un peu parlé ce matin en cadrant le volet éphémère et conjoncturel de la montée de l'ADQ en 2007 (voir notamment l'article du Devoir: http://www.ledevoir.com/2008/11/26/218770.html

Bryan Breguet a dit…
26 novembre 2008 à 08:22  

Je regarde cela ce soir Patrick, merci!

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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