Une approche pro-marché aux émissions de GES

mardi 25 mai 2010 ·

Bryan et moi avons souvent argumentés en faveur d'une taxe sur le carbone compensé par une baisse des impôts sur le bénéfice des sociétés et des particuliers. Cependant, il y a aussi des mesures encore plus pro-marché que celle-ci. Par exemple, j'ai déjà défendu que de déréglementer l'énergie nucléaire serait hautement positif ou même de permettre le "tree-farming" qui agirait comme une industrie profitable qui maximise le bois utilisable tout en agissant comme séquestrateur de CO2.

Mais une des mesures probablement les plus efficaces ca serait tout simplement d'éliminer les crédits d'impôts et subventions aux entreprises productrices d'énergie notamment de pétrole (quoique je suis favorable à éliminer les subventions au complet). En ce moment, l'exploration, le développement et plusieurs dépenses en capital sont déductibles à des degrés variant de 5 pourcent à complétement déductible. Les sables bitumineux sont coûteux à exploiter et ces dépenses fiscales contribuent à favoriser leurs exploitations. Comprenez-moi bien, je suis tout à fait favorable à l'exploitation des sables bitumineux, mais je veux pas que les retours sur investissement des entreprises soient artificiellement stimulés par le gouvernement.

C'est intéressant ici parce que les gauchistes les plus extrêmes pourraient être d'accord avec moi. Eh oui, éliminons ces subventions et crédits, laissons le marché décider si l'exploitation des sables bitumineux est si rentable. Est-ce qu'un gauchiste extrême serait prêt à s'opposer à une telle proposition politique? Est-ce-qu'un gauchiste extrême serait donc prêt à reconnaître que le gouvernement Harper a raison de proposer d'éliminer ces crédits d'impôts?

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Au sujet du blogue

Scientifiquement justes, politiquement incorrects
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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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