La France libérale du 19ème siècle?

vendredi 18 septembre 2009 ·

On dit souvent que c'était le Royaume-Uni qui a été le pionnier international du libre-échange et le pourfendeur du mercantilisme. Détrompez-vous, c'était la France au 19ème siècle qui représentait avec des économistes, comme Michel Chevalier, le summum du libre-échange.

Selon l'économiste John C.Nye, c'est l'empire Britannique qui avait les tarifs les plus lourds pendant la grande partie du 19ème siècle. La "France était plus proche de l'idéal du libre-échange que la Grande-Bretagne pour la bonne partie du 19ème siècle et performait si bien qu'elle a été témoin d'une hausse de la qualité de vie pour le travailleur français à partir des années 1850". (Traduction libre)

Alors pourquoi se rappelle-t-on principalement de la Grande-Bretagne comme exemple de libre-marché au 19ème siècle. J'aurai tendance à dire deux choses: premièrement le commerce à l'intérieur de la France était considérablement réglementé comme le soulignait Bastiat dans ses oeuvres mais aussi l'historien Jacques Marseille dans sa Nouvelle Histoire de France. La seconde cause (et ici je m'aventure dans le plus controversé) est la différence entre les systèmes de code civil français et la loi commune britannique. Le système de common law assure une protection plus grande des contrats et des droits de propriété selon cet article. Néanmoins, cette cause est plus discutée parmi les experts juridiques et économiques. Peu importe ce qu'on pense du deuxième point, je cherche à répondre à la question du pourquoi on associe plus souvent l'Angleterre que la France au libre-échange. La réponse selon moi se trouve vraiment dans le commerce à l'intérieur de la France et surtout la gestion des droits de propriété (qu'on considère comme une liberté économique).

C'est seulement vers la fin du 19ème et au début du 20ème siècle que la France a été surclassé par le Royaume-Uni en matière de libre-échange promptant une amélioration accelerée de la qualité qui a poussé l'économiste John Maynard Keynes a déclaré que "les habitants de Londres pouvaient commander par téléphone, tout en savourant son thé matinal au lit, divers produits de la Terre entière en quantité qu'il jugeait suffisante et s'attendre à une livraison hâtive à sa porte".

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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