Prix de l'eau et consommation

samedi 18 avril 2009 ·

Le Suburbain Lucide en parle avec une grande sagesse. Les taxes que les villes appliquent sur l'eau sont des taxes qui ne sont pas liées à la quantité consommée comme c'est le cas avec n'importe quoi qu'on achète. L'idée qu'on paie cette taxe pour avoir accès à l'eau est vrai, mais ca n'implique que c'est une bonne manière d'assurer la conservation de la ressource. C'est peut-être une bonne manière de financer les municipalités mais là n'est pas la question.

En fait, la tendance dans les pays de l'OCDE semble être une élimination de l'accès gratuit à l'eau et une adoption de la tarification volumétrique. On paie pour ce qu'on consomme, quitte à cibler les ménages les plus pauvres avec des aides au revenu comme c'est le cas dans plusieurs pays de l'OCDE. En fait, les prix sont pas mal la manière la plus importante d'avoir une consommation plus efficace de l'eau chez les consommateurs.

Toutefois, le Québec aime se démarquer puisqu'ici on aime tellement l'idée de financer la consommation de services publics (si on part de l'hypothèse que la distribution de l'eau devrait être faite par le public) par des manières néfastes (taxes sur le capital, masse salariale, revenu, bénéfice des sociétés financières, assurance etc.) Mais bon, au Québec on aime que quelqu'un aille pas à payer pour arroser son asphalte...

5 commentaires:

Étienne a dit…
18 avril 2009 à 08:29  

Quelques municipalités ont testé la tarification et ont arrêté.
Pourquoi? Hausse de la consommation de l'eau.

Je paye donc je peux en prendre comme je veux. Même si c'est pour arroser mon asphalte.

Vincent Geloso a dit…
18 avril 2009 à 08:43  

Wow...j'aime ça quand les gens me sortent des sources. Est-ce que je peux prendre ton commentaire sans référence dans un blogue pour le citer dans ma thèse de maîtrise? Parce que c'est fou l'évidence que tu produis...

LBII a dit…
18 avril 2009 à 09:37  

@Étienne!

Voyons donc! C'est complètement faux! Tous les pays occidentaux avec une tarification de l'eau potable ont une consommation moyenne par personne plus basse que le Canada et le Québec! Bien que je n'ai pas la source, il suffirait d'un courriel à un de mes amis qui réalise son projet terminal de baccalauréat là-dessus pour avoir les chiffres exacts!

Guillaume a dit…
18 avril 2009 à 16:30  

Le problème, c'est que d'une part le Québec est une des entités administratives qui taxe le plus ses citoyens et que, d'autre part, elle est également une de celle ayant les plus grandes réserves d'eau douce de la planète.

Surtaxés comme nous le sommes, il est naturel que les services publics soient presque gratuits.

Si nous voulons tarifier nos services publics, il faudra mettre en place les baisses d'impôts et de taxes qui viennent avec. Ainsi que la réduction de la taille de l'État qui sera essentielle dans un tel contexte.

Si ces deux principes(mise en place du principe de l'utilisateur-payeur et réduction du fardeau fiscal (et de la taille de l'État qui vient avec)) sont appliqués, je ne vois pas de problèmes. Mais si seul le principe de la tarification est appliqué, ça ne fera que saigner les contribuables encore davantage...

Jacques-A Fournier a dit…
19 avril 2009 à 13:49  

Il y a certains villages au Québec qui ont une tarification volumétrique après le bloc d'eau annuel qui a un tarif de base et ça fonctionne très bien et les gens y pensent après avoir reçu le premier résultat du compteur et la facture venant avec.

En passant, il y a un texte de l'OCDE sur les réseau d'aqueduc ans les pays en voie de développement et le résultat est surprenant. Certains pays comme l'Uruguay ou la côte d'ivoire. on donné des concession a des entreprises privés avec obligation de s'occuper du réseau et de fournir l'eau a des familles a faibles revenus sans demander de redevances de raccordement. d'autres pays comme le paraguay ont en plus donné accès aux entreprises privés de d'utiliser la voie publique pour y installer leur conduite d'aqueduc pour fournir les clients. Résultat, 500 compétiteurs dans le pays et une perte d'eau du réseau négligeable avec des branchements records.

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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