Mario Dumont doit partir

samedi 6 décembre 2008 ·

Pendant longtemps, Mario Dumont était plus populaire que son parti. Maintenant c'est l'inverse. L'ADQ traîne maintenant un chef encore plus impopulaire qu'elle. Ce n'est pas l'avenir de l'Action démocratique du Québec qu'il faut remettre en question, c'est l'avenir politique de Mario Dumont.

Certains diront que l'ADQ sans Mario Dumont n'est rien, mais le Québec sans l'ADQ, c'est encore plus atroce. Un Québec sans l'ADQ implique un retour du bipartisme où le PQ et le PLQ s'échangeaient le pouvoir comme deux enfants se passant des jouets. Aucune compétition des idées n'existait véritablement.
Et il ne faut pas retirer à l'ADQ ses bons coups. Aprés tout, c'est le seul parti qui a osé brisé le taboo du privé en santé, du dégel des frais de scolarité (avant de reculer) et le requestionnement du ''modèle Québécois''. Il s'agit là d'idées très bonnes qui doivent continuer de vivre en étant encouragés par un véhicule politique viable.
Le probléme est que ce message soit associé à Mario Dumont uniquement qu'avec sa défaite, les idées qu'il véhicule meurent aussi. Il faut donc que l'ADQ prenne le risque de changer de chef, il existe des gens de droite qui pourraient rallier et ranimer le parti pour continuer de faire passer le message ''pro-marché''.

1 commentaires:

Jean-Paul a dit…
6 décembre 2008 à 20:30  

Mario a des qualités immenses, mais a aussi des défauts impardonnables.

Comme one-liner, il est imbattable. Pour trouver la phrase percutante au bon moment, il est génial. Il a du charisme. Il a d'excellentes qualités pour un chef.

Mais...

Il n'a pas d'idéologie, de fil conducteur, de ligne de pensée qui inspire confiance. On ne sait jamais à l'avance quelle sera sa position. Il tire dans toutes les directions s'il croit que ça peut lui rapporter.

Dans l'opposition, pour un parti embryonnaire, il est l'homme de la situation. Mais comme il n'inspire pas confiance, la population ne lui accordera jamais le pouvoir.

Et il faut cesser de croire que l'ADQ a déjà eu 35% d'appui. Ce qu'il faut dire, c'est que l'ADQ a déjà eu 20% d'appui et que 15% des électeurs voulaient suffisamment se débarasser du PLQ (et du PQ) pour voter ADQ suite au premier mandat de Charest. Maintenant que Charest est moins impopulaire, ces électeurs rentrent au bercail libéral.

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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