Question au PQ [MAJ de Vincent]

vendredi 7 novembre 2008 ·

Je ne comprends pas la stratégie péquiste. Cyberpresse nous apprend que le parti Québécois a procédé à un examen interne dont les résultats sont que Pauline Marois est perçue, entre autre, comme snobe et hautaine. En résumé: Pauline Marois est pas vendeuse.

Pourtant en même temps, nous voyons que le PQ a décidé de faire campagne sur Pauline, avec les affiches ou le slogan (QuébecGagnant avec Pauline). Alors ma question: est-ce une stratégie volontaire du PQ afin de replacer l'image de Marois, ou est-ce une erreur de stratégie de ce parti?Après tout, peut-être que ce ne sont pas les mêmes personnes qui font les enquêtes internes et prennent les décisions de campagne.

MAJ DE VINCENT : Tantôt à RDI, j'ai mentionné que le traitement réservé à Pauline Marois était tout à fait injuste. Je maintiens ce point sans gêne et je crois qu'il est temps de briser un tabou : la richesse, c'est ok! Ne nous mentons pas, les gens traitent Pauline Marois de «snob» parce qu'elle a son manoir à l'Île Bizzard et qu'elle est riche comme Crésus.

Je suis convaincu que si Pauline Marois vivait dans mon appartement avec son revenu de députée seulement tout en ayant le même «look», elle serait nettement plus populaire.En jeu est cette vieille relation de mépris de la richesse et de la réussite. Rien de honteux dans l'accumulation de richesse, dans l'enrichissement personnel et la réussite. Est-ce-que la popularité de Jean Charest serait la même si il était un multimilionnaire? Est-ce-que Mario Dumont serait encore moins populaire que maintenant si il était millardaire? Les gens trouvent Pauline Marois snob tout simplement parce qu'elle est riche.

Personellement, j'admire toujours l'homme d'affaires privé qui réussit dans le secteur privé. Toutefois, Pauline Marois s'est enrichie dans le secteur public - moi c'est ce qui me dérange. Pas qu'elle se soit enrichie, mais c'est qu'elle l'aille fait dans le secteur public (parce que je valorise plus la réussite dans le secteur privé de toute évidence). La question devrait être celle-là!

2 commentaires:

Anonyme a dit…
7 novembre 2008 à 19:33  

D'après moi, ils ont fait le constat que Pauline n'avait pas une très bonne image auprès du public et travaillent maintenant à faire changer cette perception.

Jean-Paul a dit…
8 novembre 2008 à 11:48  

Le véritable "problème", c'est que cette image leur fera perdre des votes.

Dans la population, il y a des gens, comme toi et moi, qui ne voient aucun problème à la richesse. Une faible proportion d'entre eux voteront PQ et Pauline n'y changera rien.

Il y a d'autres personnes qui croient que lorsqu'on est riche, c'est parce qu'on s'est enrichi sur le dos de quelqu'un d'autre et donc qu'on est croche. Le PQ récolte un certain appui de cette partie de la population, mais perd des appuis avec Pauline comme chef.

Quant aux autres qui ne penchent ni d'un bord ni de l'autre, l'effet risque d'être faible.

Donc globalement, Pauline n'attire que peu de nouveaux votes en comparaison avec ce qu'elle fait perdre.

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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