La culture de la mendicité

mercredi 5 novembre 2008 ·

Bryan a parlé (et continuera de parler) de la péréquation au Québec. Alors qu'il se livre à une analyse, je me livre à un commentaire simple. Tout le monde se plaint qu'on perd des transferts fédéraux. Mais depuis quand on se plaint d'être moins pauvre? Parce que selon le calcul de la péréquation, si on reçoit moins X$ c'est qu'on est plus riche comparativement à la moyenne Canadienne.

J'ai de la difficulté à voir des politiciens se féliciter de ramener des milliards d'Ottawa pour financer des programmes sociaux (et plus souvent que jamais, des subventions à des industries mourrantes) qu'on peut pas se permettre. C'est-à-dire qu'on vit de la poche des autres au lieu de s'enrichir nous-même par le commerce avec les autres.

Est-ce que vous avez déjà un mendiant vous dire qu'il était fier d'être dans la rue ou qu'il était fier d'avoir un de vos dollars pour un café qu'il n'aurait pas pu se permettre autrement?

Case closed...

1 commentaires:

T@sk a dit…
6 novembre 2008 à 17:34  

Au Québec, on devrait peut-être se donner l'objectif d'arriver au ZÉRO PÉRÉQUATION plutôt que de rechercher, comme on le fait actuellement, à en être le plus grand prestataire...

Il est pathétique de constater que des gens s'offusquent que le Québec ait reçu moins de fonds de péréquation cette année... Il est davantage pathétique d'entendre des politicailleux justifier la nécessité de la péréquation en parlant de justice et d'équité...

Est-ce qu'on peut être fiers de notre statut de mendiant dans l'ensemble canadien ? Non. Jamais...

Quand aurons-nous, Québécois, la fierté et le courage de dire qu'on ne veut plus dépendre des autres provinces pour boucler nos finances ? Qu'est-ce qu'on attend ?

t@sk

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Au sujet du blogue

Scientifiquement justes, politiquement incorrects
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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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