410'000$ par emploi [MAJ de Vincent]

samedi 8 novembre 2008 ·

Le PLQ se targue de créer 100'000 emplois grâce à ses investissements massifs dans les infrastructures. Il parle même de 100'000 emplois créés. Si on fait un simple petit calcul, 41 G$ divisé par 100'000, cela donne 410'000$ par job! Je trouve intéressant de relativiser cette annonce du PLQ en faisant ce calcul.

Dans les faits, ce que le PLQ essaie de vendre comme étant un plan d'avenir et créateur d'emplois, n'est au fond qu'un plan d'urgence pour nos infrastructures vieillissantes (c'est le cas de le dire) qui fera considérablement augmenter la dette du Québec. Encore une fois, on nous dira "oui mais on laisse des infrastructures à nos enfants", c'était probablement la même mentalité que les baby-boomers avaient. Sauf qu'on voit le résultat, nous nous retrouvons avec la dette ET des infrastructures à bâtir ou à rénover. Ce sera la même chose pour les prochaines générations si on laisse nos politiciens faire de même.

MAJ DE VINCENT : J'aimerai ajouter que le débat sur les infrastructures m'énerve aussi, mais pas de la même manière que Bryan. Je me demande pourquoi personne, et je dis bien personne, ne cherche à questionner pourquoi on n'essaie pas d'introduire des éléments du secteur privé dans la gestion du systéme routier. Je dis pas de tout privatiser, mais au moins d'étudier des possibilités d'avoir des voies qui sont propriété du secteur privé, d'avoir des partenariats plus souvents avec le privé ou d'avoir un systéme de péage au plus simple. Je ne peux pas croire qu'on ne puisse pas trouver une manière d'introduire du financement privé avec tous les exemples de privatisation, semi-privatisation et gestion déléguée des autoroutes et ponts qu'on voit à travers le monde.

Mais pour ajouter à Bryan, Jean Charest dit vouloir créer des emplois. Mais je vous dis que moi, Vincent Geloso, je peux créer des emplois plus efficacement que lui. Oui, je peux créer des emplois pour tous les Québécois. Oui, oui allons construire nos routes avec seulement des pelles, tous les Québécois iront construire des routes. Avec ça, je viens de créer de l'emploi.

Cessons de rire, créer des emplois à $410,000, je suis pas sûr que c'est super productif et qu'on gagne beaucoup en productivité. Mais ... ca crée des emplois!

4 commentaires:

Anonyme a dit…
9 novembre 2008 à 08:45  

Ca me fait penser à la Gaspésia (beau cadeau du PQ). 1 milliard de dollars disparu en fumée. Il me semble qu'il aurait été beaucoup plus efficace de découper ce milliard en 40,000 tranches de 25,000$ et de s'en servir comme subvention de démarrage pour des petites entreprises. Même si seulement 10% des entreprise ainsi lancées auraient survécu plus de deux ans, les chances sont bonnes que le milliard aurait été repayé par le nombre de nouveaux payers de taxes ainsi crée.

Anonyme a dit…
9 novembre 2008 à 10:52  

Votre analyse étroite, encore une fois, oublie que l'investissement de 41G$ ne va pas uniquement aux salaires des constructeurs mais que la plus grande partie va à l'actif que sont les nouvelles infrastructures ou celles rénovées.

Des infrastructures indispensables au développement économique et qui sont plus rentables à faire en mode gouvernemental qu'en mode privé car l'argent emprunté par l'État est à un taux d'intérêt moindre que celui d'un promoteur privé.

De plus, comme on évacue toute notion de profit sur la gestion effectuée par les ingénieurs de l'État, il en coûte également moins que si tout les projets routiers étaient sous-contracté dans leur entièreté.

Bryan Breguet a dit…
9 novembre 2008 à 14:39  

mon "analyse" ne se veut qu'une relativisation de la grande annonce du PLQ. C'est ce parti qui se vante avec une campagne de pub de créer 100000 emplois. Je ne fais que remettre ce chiffre en perspectives.

Quant à la rentabilité publique, si cela est vrai, pourquoi ne pas tout financer par l'état? Tous les immeubles au centre-ville devraient être propriété de l'état québécois, cela serait bcp plus avantageux pour nous tous non?

De plus je n'ai pas dit que ces 41G n'étaient pas nécessaires, mais il ne s'agit juste pas d'un plan visionnaire, la vérité est qu'en raison d'un sous-investissement dans nos infrastructures, nous nous sommes retrouvé au bord du gouffre et que nous devons maintenant tout rebatir ou rénover.

Jean-Paul a dit…
9 novembre 2008 à 16:09  

Un très mauvais remède car le problème est mal diagnostiqué.

Dans les 20 prochaines années, le gouvernement n'a pas à créer d'emploi: il y a actuellement moins de jeunes qui arrivent sur le marché du travail qu'il n'y a de vieux qui prennent leur retraite.

En effet, selon la RRQ, en 2009, il y aura 97 000 nouveaux retraités et ce nombre augmentera à chaque année pour atteindre 120 000 en 2020. Mais chez les 0-20 ans, il n'y a en moyenne que 90 000 personnes par âge.

La croissance économique a permis de créer en moyenne environ 50 000 nouveaux emplois par année au cours des 5 dernières années.

Alors que doit faire le gouvernement? Libérer un peu de main d'oeuvre pour les entreprises!

Mais promettre de la création d'emploi, ça donne des votes. Vous rappelez-vous de la dernières élections provinciale où aucun parti n'en a promis?

Réf:
http://jplcm.8m.net/Capture.png
http://www.rrq.gouv.qc.ca/NR/rdonlyres/BE2AD5BE-902B-4B9E-B0F6-27F01406CF62/0/analyse_actuarielle_fr.pdf

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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