Le DGEQ n'a pas la même inflation que le reste du monde

mercredi 29 octobre 2008 ·

[update sur les liens internet: lorsque je fais un lien vers un site externe afin de montrer mes sources, le lien n'apparaît pas sousligné, vous devez passer le curseur de votre souris sur le mot. Nous tenterons de corriger ce problème]

C'est la conclusion à laquelle j'arrive lorsque j'observe que l'élection provinciale de 2008 coûtera 83 mio de dollars, soit 12% de plus que celles de 2007 qui avaient coûtés73mio$. Cette dernière avait d'ailleurs coûté 20 mio de plus que celle de 2003 qui avait engendré des coûts de 58 mio$.

Ainsi, entre 2003 et 2008, les coûts ont augmenté de 43%!! Tout cela sur une période de 5 ans. Pour rappel, lors de la même période, l'inflation au Canada n'a jamais dépassé les 3.5%. Ainsi, sur cette période de 5 ans, l'inflation n'a été que de 13%!

Alors bien sûr une partie de l'augmentation des coûts est due à des facteurs externes, par exemple la hausse du montant accordé comme remboursement des dépenses ou par votes obtenus. Néanmoins, la grande majorité de la hausse provient des salaires. Alors j'aimerais comprendre pourquoi les employés du DGEQ ont droit à de telles hausses de salaires. Après tout, le gouvernement Charest avait accordé de très faibles hausses pour les employés du secteur public. Juste entre 06 et 08, la hausse de salaire est de 6.5%, je doute que beaucoup d'employés du secteur public ont eu droit à de telles augmentations sur 1 an et demi.

De façon plus générale, même si pour moi le coût d'une élection ne saurait être une raison valable de ne pas en organiser, je trouve que l'on devrait définitivement débattre de la manière d'organiser des élections au Québec. Est-ce que l'on a vraiment besoin de 3-5 scrutateurs par table? Des scrutateurs qui ne font absolument rien. Ne pourrions-nous pas réduire les coûts en introduisant du vote électronique? (svpl ne me citez pas les déboires des expériences aux élections municipales, le fait que l'on confie ce mandat à des firmes incompétentes ne signifie pas qu'aucune firme ne pourrait organiser cela. Comme je le dis souvent: donnons le mandat à Interac, cette société gère des mio de transactions ultra sécurisées tous les jours). Il est juste incroyable que cela nécessite près de 100'000 personnes à travers le Québec pour organiser des élections! En 2007, environ 4 mio d'électeurs ont exercé leur droit de vote. Cela signifie que ça prend 1 employé pour permettre à 40 personnes de voter. Je ne trouve pas ce ratio particulièrement performant.

Pour conclure, en ces temps de fameuses crise économique, si vous voulez avoir une forte augmentation de salaire, vous savez ce qu'il vous reste à faire: militez pour un parti, faite le "téteu" et soyez recommandé pour être employé par le DGEQ lors de la prochaine élection. Cela devrait vous permettre d'acheter de beaux cadeaux de noël.

1 commentaires:

Vincent Geloso a dit…
29 octobre 2008 à 14:34  

Interac comme mode de paiement est incroyablement sécurisé considérant que l’Association Interac gère un réseau d’opérations financières qui rassemble plusieurs institutions financières, banques, coopératives de crédit et sociétés de fiducie. Des millions de transactions sont gérées sous ce système chaque jour et le taux d’échec est infime. Si on compare ce taux d’échec à l’erreur humaine, il est clair à que Interac serait supérieur pour compiler les votes des électeurs.

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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