Abolir le Réseau des Universités du Québec?

dimanche 26 octobre 2008 ·

Le bloggeur adéquiste David Chrétien parle de la proposition de l'ADQ d'abolir le réseau des Universités du Québec. Le but serait d'offrir plus de possibilités pour les gestionnaires des différentes «succursales» de manière à se compétionner. En toute sincerité, l'idée ne me cause aucune irritation. Néanmoins, je doute que l'abolition permettrait plus de concurrence.

Le dégel et la déréglementation des frais de scolarité -plus que la gouvernance à mon avis - auraient des effets beaucoup plus évidents et bénéfiques sur la concurrence entre universités. En fait, les universités pourraient régler leur probléme de sous-financement et pourraient aussi se trouver des champs de spécialité. Par exemple, l'Université de Montréal posséde un des meilleurs départements d'économie en Amérique du Nord, avec une déréglementation il serait possible pour l'université de mettre en valeur ce département. Entretemps, l'Université de Sherbrooke pourrait se spécialiser en études fiscales.

Ainsi les universités pourront se trouver des créneaux et différencier les frais de scolarité en fonction de leurs décisions administratives et administrer des programmes plus généraux d'aide financière aux études. Aprés tout, l'éducation est un choix d'investissement. Autant avoir le plus de choix possibles.

En soit, l'idée de l'ADQ n'est pas mauvaise. Toutefois, elle est marriée à l'idée que le dégel des frais de scolarité n'est pas désirable alors que c'est cette mesure qui générerait le plus de compétition.

6 commentaires:

Jonathan le Goéland a dit…
26 octobre 2008 à 22:41  

J'irai droit au but: je nous trouve trop impatients avec l'ADQ.

Je vais faire une analogie avec un ancien travail qui consistait notamment à faire des analyses de besoins au niveau de la gestion des archives administratives de diverses entreprises.

Bien souvent, j'avais en masse de matière à faire un mandat qui nécessiterait une personne à temps plein pendant 3 ans de temps. Mon patron me disait souvent de commencer par plusieurs petits mandats histoire de mettre le client en confiance avec nos méthodes et ensuite on lui fait la grande proposition.

C'est un peu l'analogie que j'aimerais faire avec ton billet.
Le Québec moderne n'a pas connu de gouvernement de centre-droit et l'image dépeinte de l'ADQ par les médias de masse est assez négative pour faire peur à n'importe quel citoyen ordinaire qui écoute les nouvelles à TVA!

Je pense que l'ADQ veut faire ses preuves avec des proposition plus légères avant d'aller de l'avant avec le dégel.

C'est un peu comme mettre un plaster sur une plaie qui tournera inévitablement à la gangraine: le plaster donnera un peu de réconfort en attendant l'amputation.

Vincent Geloso a dit…
26 octobre 2008 à 22:44  

Ouais, ton approche peut être vraie. Je ne l'exclus pas. Néanmoins, voici la mienne. Les Fédérations Étudiantes, les Syndicats et les Organisations de Gauche sortiront massivement contre l'ADQ anyways, autant être sincérement à droite.

Margaret Thatcher, Mike Harris, Ralph Klein et Ronald Reagan se sont pas fait élire par la délicatesse de la proposition.

Si des idées de droite économique sont exprimées avec éloquence, profondeur et intelligence, elles deviennent aussi respectables que celles de gauche.

Vincent Geloso a dit…
26 octobre 2008 à 22:45  

dans les médias je veux dire.

Bryan Breguet a dit…
27 octobre 2008 à 01:40  

J'ajouterai surtout que notre irritation envers le penchant gauchiste de l'ADQ n'est pas que de l'impatience. La grande majorité des propositions de l'ADQ au cours de la dernière année n'étaient pas des propositions de droites adoucies, mais bel et bien des propositions de gauche! Et cela va de pire en pire avec le New Deal pour faire face a la crise...

Je suis tout a fait ouvert à l'idée d'avancer lentement dans les réformes, mais je ne peux être en accord lorsqu'un parti place un ex marxiste à la tête de son comité politique ou propose un Bureau de la prospérité du québec...

Jonathan le Goéland a dit…
27 octobre 2008 à 11:32  

«Si des idées de droite économique sont exprimées avec éloquence, profondeur et intelligence, elles deviennent aussi respectables que celles de gauche.»

C'est justement ça le problème. L'ADQ n'est pas capable de faire cela parce qu'elle s'est positionné au centre-droit. Ça devient inévitablement cacophonique dans le programme quand tu veux plaire à la gauche dans tes propositions de droite.

Bryan Breguet a dit…
27 octobre 2008 à 16:06  

être au centre-droit ne signifie pas être à gauche et à droite... Personnelement, je considère le centre-droit comme étant le qualificatif pour les partis fiscalement conservateurs et socialement progressistes. Plusieurs partis en europe sont ainsi au centre-droit (le FDP en Allemagne, le parti Radical-Libéral en Suisse) et n'ont pas pour autant des programmes aussi incohérents que celui de l'ADQ.

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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