Débat suréaliste

dimanche 16 mai 2010 ·

Le PLQ et le PQ se livrent un débat suréaliste tant il est antidémocratique. Le sujet? La réforme de la carte électorale. Pour la petite histoire, le DGEQ avait proposé une réforme qui tenait naturellement compte des mouvements migratoires. Le résultat était la disparitions de quelques comtés en régions et la créations de quelques autres proches de Montréal. Cela fait parfaitement sens. Il est incroyablement difficile de justifier qu'un électeur en région vaut parfois jusqu'à deux fois plus qu'un électeur en ville.

Sauf que voilà que nos chers politiciens ne pouvaient naturellement s'empêcher d'intervenir dans un processus qui devrait être non-partisan. Le DGEQ devrait être seul responsable de cela, mais enfin. Là où cela devient fou, c'est la nature du débat. Le PLQ a proposé une réforme où l'on augmente le nombre de députés, comme cela les régions dépeuplées conservent tous leurs précieux sièges. Cette réforme est débile, nous avons déjà bien assez de députés au Québec. Mais le PQ n'est même pas d'accord!

Rappelons que le PQ n'a pas l'intention d'appuyer le projet de loi 92. À son avis, ce projet de loi ferait perdre du poids politique aux régions en décroissance démographique.

Donc le PQ ne veut même pas appuyer une réforme qui garanti une juste représentation montréalaise, tout en continuant de sur-représenter les régions. Non, pour le PQ, il faut que les régions gardent leurs sièges ET leur poids. Incroyable.

Le seul point positif? Le Québec a le même débat à l'interne que le Canada concernant la réforme à Ottawa. Cela prouve que la souveraineté ne règlerait pas grand chose. Les clivages ça existe partout. Et sur bien des points, un Montréalais est sûrement plus proche d'un Torontois que d'un individus de la Côte-Nord.

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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